Le seul hebdomadaire de la région publié une fois par mois
Vol. XXXVI, n° 5
(Dernièr révision :15 février 2026)
Janvier 2026
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
1
Indépendance
de
Haïti
1804
2
Chute
de
Grenade
1492
3
Charles IV
roi de France
1322
4
Laval
à
Rome
1935
5
Inauguration
de l'Opéra 1875
6
Sherlock Holmes !
1887
7
Godounov
Tsar de Russie
1598
8
Mort
de
Mitterrand
1996
9
Mort
de
Stavisky
1934
10
Mort de
Baudouin III
1162
11
César passe
le Rubicon
49 a.J.C.
12
Funérailles de
Victor
Noir
1870
13
J'accuse
d'
Émile
Zola
1898
14
Découverte
du
Laocoon
1506
15
Ouverture
du
British Museum
1759
16
Publication de
Don Quichotte
1605
17
Félix Faure est
élu président
1895
18
Mort de
Paul Barras
1829
19
Naissance :
Robert
E.
Lee
1807
20
Conférence
de Wannsee
1942
21
Exécution de
Louis XVI
1793
22
Les Zoulous à
Isandhlwana
1879
23
Covid
19 !
(OMS)
2020
24
Mort
de
Churchill
1965
25
Charles VIII
en Italie...
1494
26
Naissance de
la télévision
1926
27
Auschwitz
libéré !
1945
28
Réunion
de
Mulhouse
1798
29
Mort
de
Paul Barras
1829
30
Mariage de
Napoléon III
1853
31
Capitulation
de Stalingrad
1943
Note : Les informations qui précèdent
sont en provenance du site http://herodote.net
Ce numéro :
Contenu :
Alphonse Allais, Debussy, Bernard
Pivot, Mick Harkaway, Les frères Lumière, Archimède, Robert Reich,
Jean-Philippe Depotte, John Ruskin, Ryan Holiday, Courteline,
Marc-Aurèle, James Maxwell, Sainte-Beuve, Helene Hanff, IXE-13,
Roberto Alagna, Marcel Amont, Piort Beczala, André
D'Arkor,
Racine, Damien, André Dassary, Judith Dubeau, Jules Renard,
Anne-Marie Faniel,
Lamartine, l'I.A. et Trump, Shakespeare, Jorge Luis Borges,
Robert Jeantal, Victor Hugo, Jacques Lanthier, Jules César, Alfonse
Van Besten,
Les
soeurs Brassard, André Malabrera, John le (ou Le) Carré.
Mireille Mathieu, Molière, Richard Strauss, Février et Montemezzi,
Nana Mouskouri, Jules Massenet, Pline le Jeune, Paolo Noël,
Marie-Denise Pelletier, Tino Rossi, Paul Trépanier, Alain Vanzo,
Villon, Ferdinand Langlé, Marathe Rioton, Paul Féval, Mary Garden,
Saint-Simon, Jules Verne, Van Gogh, François Bazin, et Anthony
Troloppe.
Je crois que nous nous en
faisons beaucoup trop quant à notre succession.
Mon notaire insiste pour que je lui dise, entre autres, à qui je
veux léguer "mes" biens. Quels biens ? Tout ce que je possède, il
me semble que je l'ai emprunté. Y compris ma stupide collection de
cartes postales - surtout celles des pays que je n'ai jamais
visités.
Et puis, quoi lui répondre ? Ma question est : comment m'assurer
que mes dernières volontés (c'est ainsi qu'on les appelle) seront
suivies si je ne serai pas là pour le vérifier ?
C'est qu'en plus, il me demande comment devront se dérouler mes
funérailles...
Je lui ai répondu : "Qu'on me fasse une surprise !"
Du haut des cieux ou des infernaux paluz (Villon), je crois que j'aurai
d'autres préocupations que celle de savoir si on m'a brûlé,
enterré ou déposé sous les pierres d'une petite, mais très petite
chapelle. Sans compter qu'il se pourrait qu'on ne retrouve pas mes
débris dans ceux laissés par un ouragan, une éruption volcanique
ou un séisme de grandeur apocalyptique.
Et puis, dans les quelques heures qui suivront mon trépassement,
mes amis, parents et même mes ennemis se seront remis à penser à
eux, à poursuivre leur propres chemins. Pas plus tard que le
surlendemain, ils recommenceront à discuter avec d'autres de la
température, des problèmes de la circulation, des événements de la
journée, de l'inflation et de leur éventuelle succession.
Une semaine plus tard, ils seront peut-être surpris de noter
qu'ils n'ont pas pensé à moi pendant presque toute une journée.
Dans un mois, maximum deux, ma femme, mes enfants, auront retrouvé
leur sourire.
Six mois plus tard, on parlera de moi comme si j'étais disparu des
années auparavant.
Et dans un an, ils m'auront oublié, comme j'ai, hélas, oublié bien
des gens qui m'étaient très chers et qui, dans la nuit éternelle, ont
été emportés sans retour (Lamartine).
En attendant, je fais comme
tout le monde.
Ce matin, je me disais que le café était rendu
hors prix et je me demandais à quelle heure Canadian*** allait
me livrer les feutres que j'ai commandés avant hier.
H. Pérec
Simon Popp
En vrac
(*)
- J'ai commencé à être productif
lorsque j'ai cessé de vouloir être parfait... conformément à une
décision prise à la suite d'une longue et difficile période.
- Ce qui différencie l'homme de la bête, ce sont les ennuis
d'argent. Je crois que c'est de Jules Renard.
- Pour toutes sortes de raisons, nous nous imaginons être plus
intelligents que nos ancêtres... - Et pourtant ! - Quand l'on
considère que ceux qui croyaient que la terre était plate étaient
stupides, l'étaient-ils vraiment par rapport à nous qui SAVONS que
le temps, tel que le concevons, n'existe pas, une vérité
scientifiquement démontrable tout en feignant de l'ignorer.
- À l'âge où je suis rendu, il m'est étonnant de constater,
qu'après avoir vécu en paix toute ma vie, n'ayant jamais été
dépressif, ni vraiment malade, n'ayant non plus réellement jamais souffert du
froid ni de la chaleur, ni fait de service militaire, je me
demande ce à quoi peut bien ressembler le paradis.
- Faire l'amour ? - M'a pris bien des années pour comprendre qu'il
était beaucoup plus facile de faire l'amour à
quelqu'un plutôt qu'avec.
- J'aime bien cette boutade : «Passer pour un idiot aux yeux
d'un imbécile est un délice de fin gourmet.» - Elle est de
Courteline.
- Je me suis toujours demandé pourquoi j'ai reçu tant de conseils
dans ma vie. De barmaids, de préposés à divers guichets, de
chauffeurs de taxis, de curés, de mendiants et d'infirmières. -
Ai-je toujours paru être si désorganisé ? - Hier encore, on me
disait d'être prudent car les trottoirs étaient glissants. - Ils
l'étaient hier et avant-hier. - L'an dernier aussi.
- Montréal a ses ennuis de circulation, des nids de poule et de
sens-uniques qui n'ont aucun sens. - À se demander pourquoi tant
de gens insistent pour y demeurer en permanence.
- La pornographie ? C'est une femme de soixante ans portant une
mini-jupe, un homme de cinquante ans levant des haltères dans un
gym, une jeune fille saoule, des baigneurs passés l'âge et les
Speedo.
- Faut choisir entre l'intelligence artificielle et Trump. - Pas
si facile qu'on le croit.
- Comment voulez-vous que je m'intéresse aux autres quand je
devrai sous peu remplir ma déclaration de revenus, changer les
pneus de ma voiture, aller chez le coiffeur et que mon
lave-vaisselle est en panne ?
- D'où peut venir à l'idée de quelqu'un de faire carrière à la
télé en tant que commentateur sportif ?
- Pour apprendre quelque chose, il suffit de l'enseigner.
- Après deux verres, le prochain sera le dernier. Après quatre, il
faut rentrer. Après cinq, rentrer également, mais accompagné. Et
après six, autant appeler une ambulance.
- Trois expressions
bizarres : 1) la echnologie mur à mur, 2) le patriotisme
impérial et 3) tomber comme des mouches. - Vous avez
déjà vu des mouches... tomber ?
- J'en ai une autre : «Aussi mal fichu que la Grande Ourse»...
- La grande découverte du siècle dernier (ou de l'autre avant) ?
La cane : un parapluie sans sa toile et ses branches, rabattu vers
le sol. (Alphonse Allais)
- Une curiosité des années soixante : de jeunes filles dansant en
4/4 sur Take Five (5/4) de Dave Brubeck...
- Je me suis toujours demandé comment les Romains arrivaient à
multiplier CVIII par XVII.
- Comment se fait-il que, dans les endroits ou l'on sert des
boissons fermentées (et même distillées), ceux qui ne savent rien
réussissent-il à dire n'importe quoi ?
- Qui est ce Mathieu Lacombe qui m'a laissé un mot disant qu'il
faisait partie d'un corps d'ambulancier... paraplégique ? (Et que
j'ai retrouvé, un matin, dans une chambre d'hôtel près de
Lapocatière.)
- Le vrai amour existe, Enfin, c'est ce que j'ai cru lire dans
plusieurs romans. Malheureux, il va sans dire.
- J'ai eu plusieurs amis. Sans m'en rendre compte. - M'admiraient.
- Voilà ce qui m'a déconcerté.
- On m'a trop montré des mottes de terre qui, semble-t-il,
auraient été vues par Jules César.
- Un ami me dit, un soir, que j'avais raison. Faut dire qu'il
avait bu un peu.
- Être beau, intelligent et parler l'anglais. De quoi séduire une
jeune fille en manque. Mais pour ça, il faut également avoir
d'autres qualités.
- J'ai connu une femme qui fut renversée par ma gentilesse et mon
non-intérêt à la séduire. - Abusée sexuellement, autrefois battue
par son ex (en prison), mère et intelligente. - Je crois qu'elle
n'a pas comprise que je la trouvais tout simplement belle et, à la
fois intelligente. Rares qualités chez des femmes qui, pour la
plupart, ne se dévoilent qu'à moitié.
- Comment, puisque j'en suis là, je persiste à revoir une femme
dont j'ai aimée un moment et qui persiste, elle, à me remettre des des
recettes de cuisine?
- On m'a parlé d'un endroit au Guatémala (ou serait-ce à Cuba ou
en Égypte ?), enfin, un de ces endroits qu'il fallait absolument
que je vois avant de mourir.
- On parle souvent contre la religion. Quand même... avec la peur
qu'elle propage, elle sert à éduquer les enfants, non ?
- Je me souviens du temps ou les prêtres, les soeurs, le moines,
les frères de diverses communautés (dont on pouvait reconnaitre à
laquelle ils appartenaient par le collet de leurs soutanes)
étaient omniprésents.
- Qu'est-il vraiment arrivé aux revendeurs de bonbons à la cenne
et aux endroits où l'on vendait des biscuits dans des bocaux ?
- Retrouvée dans une vieille paire de jeans un carte sur laquelle
j'ai écrit : «Écrivez votre nom» avec, en dessous,
visiblement par quelqu'un d'autre, «Samantha
Hansen».
- Dans un volume contenant la correspondance de Pline le June,
j'ai retrouvé : «Ne lervissime quidemem teneor» , «Favent
panno» et «me autem nihil aeque». (Pas sûr de
l'orthographe.)
- Rencontré un peintre se disant impossible d'accéder à celui d'un
véritable artiste car ses impôts exigeaint de ses revenus plus de
100,000 dollars par année...
- Trouvée une note récement me disant qu'il fallait que je
recherche éventuellement les différentes façons de prononcer "ough"
en anglais... i.e., : «tough», «thought», «through»,
«cough», etc. - Et chercher ce que pouvait signifier le
mot «akimbo».
- Quel rapport y-a-t-il eu dans une inscription dans un de mes
ex-agendas entre Hydro-Québec, Vidéotron et le chiffre «107» ?"
- Et finalement cette note :
«Just because you've skied all your life doesnt mean you have to retire near
ski slops.»
On n'a jamais réussi à me
poser des planches en-dessous des pieds avec l'intention de me
pousser en bas d'une montagne.
....
Le tout précédé par le numéro 778.
- Quoique... ce midi, j'ai inscrit les dates
suivantes : "17 février" et "9 mars". - Allez savoir pourquoi !
Simon
(*) Vous savez d'où vient l'expression "en vrac" ? De
Hollande. C'est ainsi ("vraek") qu'on appelle la dernière pêche
d'anguilles que l'on effectue en mer. Elle est non salée, comme les
précédentes et est vendue "telle quelle" (en vrac) lorsqu'on la décharge
en arrivant au port. Débarrassée de sa chair, on la trempe dans des
oignons et hop !
Copernique
Marshall
Lire
Voici quelques règles que je me
suis données au fil des ans et dans lesquelles je me suis permis
d'insérer quelques conseils :
1 - Où que je sois, où que j'ai été au cours des années, j'ai toujours
eu en ma possession un livre ou de quoi lire. - Très utile dans les
salles d'attente, les gares, les aéroports et même dans les restaurants.
2 - Avec la venue des lecteurs électroniques, j'ai découvert le
paradis sur terre, ce paradis que Borgès dit être une immense
bibliothèque dans laquelle il souhaitait se retrouver après sa mort. -
Voir la dédicace du mois. - Le mien contient présentement une bonne centaine, sinon deux cents
volumes dont tous l'oeuvre de Shakespeare, tout Racine, Molière,
Hugo... et À la recherche du Temps perdu.
3 - Qualité d'abord, quantité ensuite. - Je me suis toujours éloigné
des best-sellers (gros vendeurs) dont 99% ne signifient plus rien au
bout de quelques années, souvent quelques mois.
4 - «Les livres ne sont pas des bijoux» dit Ryan Holiday,
auteur d'une douzaine de livres sur les... livres. - Il suggère de les
annoter, de souligner les passages qui nous frappent, au crayon, au
stylo-bille, au marqueur. De les détruire
en quelque sorte. - Faut dire que Ryan est également libraire... -
Je n'ai jamais pu. - Jeune, les livres étaient rares dans ma
famille. Pour les conserver, j'ai toujours inscrit mes soulignements
et remarques dans des carnets, calepins ou bloc-notes qui, à eux
seuls, occupent aujourd'hui trois ou quatre mètres d'étagères. - Le
plus curieux, c'est que je ne les consulte jamais. - Faut dire que les
gestes de lire et de noter dans un calepin ce que l'on veut retenir activent des nerones
différentes dans notre cerveau que celui de souligner. Ces gestes contribuent à mémoriser ce qu'on aurait tendance à
oublier.
5 - Depuis très longtemps, j'ai appris à lire non pas ce qu'un auteur
avait écrit, mais ce qui m'a toujours semblé être ce qu'il voulait
écrire. Et c'est ainsi que j'ai découvert que l'écriture n'était
qu'une façon de m'entretenir avec des auteurs qui me sont devenus de
précieux amis.
6 - Il y a longtemps que j'ai cessé d'écouter les nouvelles à la
radio, de les lire dans les journaux ou de les regarder à la télé. -
Tout ce qu'on m'y faisait craindre finissait à n'être que notes en
bas-de-page de volumes d'histoire. - À quoi peut bien me servir
d'apprendre qu'un petit avion s'est écrasé à 100 kilomètres de chez
moi, un douze passager à 1,000 kilomètres, un DC-8 à 10,000 ou un
Boeing 747 à 100,000 ? - Un client m'a déjà dit qu'un avion
aterrissant faisait la une de son patelin...
7 - J'ai découvert qu'une relecture m'en apprenait plus qu'une
première lecture ; avec Proust, notamment, et ses longues phrases et ses remarques
qui semblaient n'avoir aucun rapport avec ce qui me semblait un récit.
8 - Je ne suis pas aussi snob - pardon : hautain - qu'on le croit.
J'ai lu ma part d'IXE-13, de Paul Féval, d'Anthony Troloppe, de
Biggles et de livres dits «populaires». - Je me disais, et me dit encore -
qu'il est bon de savoir ce que les «autres» lisent. - Je me suis senti
comme un général avant une bataille, un général qui s'est permis
d'espionner le camp ennemi.
9 - Je suis de ceux que certains livres ont complètement changé leur
vie. - J'en ai même racheté quelques uns de peur d'accidentellement en
perdre ma copie.
10 - J'ai toujours eu, comme le capitaine Nemo dans 20,000 lieues sous
les mers de Jules Verne, l'idée de limiter ma bibliothèque à un
certain nombre de livres ; ce qui impliquait une sortie pour
faire face à une nouvelle entrée. - Je n'ai jamais réussi. - Depuis des
années, je circule entre des colonnes de livre qui s'élèvent du sol ou
qui occupe l'espace inutilisé des escaliers de ma demeure.
11 - Une remarque : les bons ou grands livres sont faciles à lire, une
fois qu'on s'est habitué à la façon dont ils ont été écrits et surtout
pourquoi ils ont ainsi été écrits.
12 - Une autre : on ne lit pas pour passer un examen, on lit pour
apprendre.
13 - Faut pas juger d'un livre d'après sa couverture, les
compte-rendus qu'on en fait ou les recommandations de ses amis. - Si
vous croyez que vos amis vous connaissent, demandez leur, une fois, de
vous acheter quelques livres qui pourraient vous intéresser...
14 - Il faut lire des auteurs, par nécessairement ce qu'ils ont
écrits. (Voir la règle ou le conseil numéro 5.)
15 - Une table de chevet est inutile si on n'y retrouve pas six ou
sept volumes. - Je me suis débarrassé de la mienne car les livres qui
y étaient posés la dépassait en hauteur. - Je ne comprends pas
d'ailleurs, pourquoi les gens persistent à lire qu'un seul livre à la
fois.
16 - Toujours lire les pré ou post-faces. Surtout celles rédigées par
l'auteur. - L'édition Ramsay des Mémoires de Saint-Simon est
importante, justement, à cause des préfaces de ses 18 volumes, toutes
écrites par des gens qui ont compris ce qu'elles étaient ou qui se
disaient les avoir comprises.
17 - Les interviews télévisés des grands auteurs sont habituellement
décevantes, sinon ridicules. Sauf celles où ils parlent d'autres
choses que de leurs écrits.
18 - Lecture rapide ? Oui, pour les choses sans importance. Sinon,
s'abstenir.
19 - Si vous savez lire et écrire et que vous ne lisez ni n'écrivez
jamais, dites-vous que vous avez perdu votre temps à la petite école.
20 - Une règle d'or :
De cent ans, soustrayez votre âge. Le nombre restant sera le nombre de
pages que vous lirez - et jamais au-delà - avant de déclarer un livre illisible ou qui n'en
vaut pas la peine.
Avec mes remerciements à : mon père, Bernard Pivot, Jean-Philippe
Depotte, John Ruskin, Ryan Holiday, Marc-Aurèle, Sainte-Beuve, Helene
Hanff, mon professeur de littérature lors de la sixième année de mon
baccalauréat et...
Castex et Surer.
Copernique
P.-S. : À ceux
qui ont certaines réticences à accepter ce qui précède, je leur
suggère de lire la première partie d'une
causerie sur la lecture que Paul (pardon : paul) a animée
en décembre 2021 sur les Best-Sellers et les récipiendaires de Prix
littéraires où il donne des détails sur le rapport existant entre
l'écriture et la pensée. - «Je m'intéresse présentement, me
disait-il l'autre jour, à la transformation qui se produit au
niveau de nos neurones lorsque nous lisons... - Une forte
documentation existe là-dessus. Sur l'Internet.» - À suivre.
Fawzi Malhasti
Morceau choisi (Mme.
Fawzi Malhasti)
Cette romance est tirée de l'opéra-comique
Le trompeur
trompé (1838), composée par François Bazin (musique) sur des
paroles d'Adolphe de Leuven et Ferdinand Langlé.
La romance de Maître
Pathelin
Je pense
à vous quand je m'éveille
Et de loin, je vous suis des yeux
Je vous revois quand je sommeille
Dans un songe mystérieux
Le seul bonheur auquel mon coeur aspire
C'est d'obtenir un aveu des plus doux
Voilà, voilà ce que je veux vous dire
Mais, hélas, j'ai trop peur de vous.
Quand je guette votre passage
Lorsque j'espère enfin vous voir
(1)
Je me dis par un doux langage
"Aujourd'hui, je veux l'émouvoir"
Je veux, je veux, dans mon brûlant délire
Dire "Je t'aime" en tombant à genoux
Voilà, voilà ce que je veux vous dire
Mais, hélas, j'ai trop peur de vous.
(1) Variante : «Quant enfin
je crois vous voir».
Note :
Ont, entre autres, interprété cette romance :
Alagna, Roberto ; Amont, Marcel ; Beczala, Piotr ;
D'Arkor,
André ; Damien ; Dassary, André ; Dubeau, Judith ; Faniel,
Anne-Marie ; Jeantal, Robert ; Lanthier, Jacques ;
Les
soeurs Brassard ; Malabrera, André ; Mathieu, Mireille
; Mouskouri, Nana ; Noël, Paolo ; Pelletier, Marie-Denise ;
Rossi, Tino ; Trépanier, Paul et AlainVanzo.
Voici la version de Paolo
Noël :
La romance de
Maître Pathelin
Fawzi
Paul Dubé
Mary Garden
Biographie :
Le
texte qui suit provient de différentes sources dont les sites
de Wikipédia et de l'Encylopédie Britannica de même que
l'autobiographie de Madame Garden : Mary Garden's Story (1951).
Note :
L'édition du Castor du 7 mars 2005 lui a été dédiée tandis que
l'enregistrement qui suit y a déjà été diffusée en septembre 2007.
Née le 20 février 1874 à Aberdeen, en Écosse, Mary Garden émigra
aux États-Unis avec ses parents à l'âge de sept ans et commença
très tôt l'étude du violon et du piano, ainsi que des cours de
chant. En 1897, elle se rendit à Paris pour poursuivre sa
formation vocale. Soprano, elle y fit plus ou moins ses débuts
publics en avril 1900 dans Louise de Gustave Charpentier à
l'Opéra-Comique, où elle remplaça, en tant que doublure, la
soprano titulaire, Marathe Rioton (1878-1966) alors souffrante.
Son succès fut immédiat et elle chanta par la suite dans
La
Traviata et divers autres opéras. En avril 1902, Claude Debussy la
choisit pour interpréter le rôle principal féminin lors de la
création de Pelléas et Mélisande à l'Opéra-Comique, et son
interprétation de ce rôle devint la plus célèbre de sa carrière.
Parmi les autres rôles majeurs de Mary Garden, on peut citer Le
Jongleur de Notre-Dame et Thaïs (de Jules Massenet) - rôle dans
lequel elle fit ses débuts américains au Manhattan Opera House
de New York en 1907 -, Salomé de Richard Strauss, Monna Vanna de
Février et L'Amore dei Tre Re de Montemezzi.
Elle fut acclamée non seulement pour son chant brillant et très
personnel, mais aussi pour son remarquable talent dramatique.
Elle rejoignit le Chicago Civic Opera en 1910 et y fut une
vedette jusqu'en 1931, occupant également le poste de directrice
générale de la Chicago Opera Association en 1921-1922.
Elle se retira de la scène lyrique en 1931, mais resta active
pendant vingt ans en effectuant de
nombreuses conférences et donnant des récitals un peu partout
dans le Royaume Uni.
Mary Garden s'éteignit à Aberdeen, en Écosse, le 3 janvier 1967.
Extrait :
Enregistré en 1926 (RCA Victor 6623 A, 78t 30cm, voici
Depuis le
jour de l'opéra Louise de
Jules Massenet.
(Ou ce que toute le monde devrait
savoir sur les titres négotiables)
Saint Louis, Missouri
J'ai une cousine qui habite la
ville de East-St-Louis, aux U.S.A., dans l'état de l'Illinois, sur
la rive gauche du Mississippi, en face de la ville de Saint-Louis
qui, elle, se trouve sur la rive droite, dans l'état du Missouri.
Chaque jour, pour se rendre à son travail (elle est bibliothécaire
dans une des succursales de la ville de Saint-Louis), elle doit,
comme 43,000 autres usagers, emprunter le pont
Martin Luther King Jr. que l'on peut voir sur la photo ci-dessus (le
deuxième à partir du bas).
Ce pont construit en 1951 a subi plusieurs transformations au fil
des ans, mais, en mars dernier, il a été jugé instable
("unsafe") par une firme d'ingénierie en structure. Sa surface a été
trouvée trop craquelée, ses fondations dégradées tandis que diverses
poutres devaient être renforcées ou même remplacées. - Coût des travaux : $78 millions.
Comme toutes les municipalités nord-américaines, les villes de
Saint-Louis et de East-Saint-Louis, copropriétaires dudit pont, ont
mis en circulation, pour l'exécution de ces travaux, des obligations
("Municipal Bonds") à - je n'ai pas eu le temps de vérifier - un
certain pourcentage et remboursables à des dates plus
ou moins longues.
Résultat : aucun preneur.
Son pourcentage de rendement a été haussé, les dates modifiées...
Même résultat.
Si la situation ne change pas, ce pont sera éventuellement fermé à
la circulation et ma cousine devra emprunter un autre pont beaucoup
plus en aval avec, pour résultat, que le temps pour se rendre à son
travail passera facilement de trois-quart d'heures à une heure et
demi et sans doute deux ; et cela, à plus ou moins long terme. Sauf si les
gouvernements des états d'Illinois et de Missouri ou encore celui
de Washington interviennent.
Or, ni ces deux états, ni Washington sont en mesure de le faire ni
en ce moment, ni dans un avenir rapproché. - On estime, toute
proportions gardées que les USA auront au cours des prochains dix
ans à investir $4.5 trillions ne serait-ce que pour maintenir en
état leurs infra-structures existantes...
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE
Question : pourquoi les obligations mentionnées ci-dessus ne se
sont-elles pas vendues ?
Deux réponses :
La première est que la majorité des acheteurs d'obligations
municipales ou gouvernementales (il en existe également des
"commerciales" pour la construction d'un gratte-ciel, par exemple)
ne sont pas des individus comme vous et moi, mais des gestionnaires
de fonds : des banques, des compagnies d'assurance, des institutions
financières qui, notamment, gèrent des fiducies diverses
(familiales, institutionnelles, fondations...), etc.
La deuxième est que ces gestionnaires exigent des obligations
facilement revendables, à rendements réguliers et à l'abri de
décisions gouvernementales plus ou moins prévisibles.
TROISIÈME (?) PARTIE
Il y a moins d'un mois, un certain Donald J. Trump, président du
pays où se trouvent les états mentionnés ci-dessus, ayant eu peu de
succès au Canada avec ses tarifs douaniers, s'en est pris, dans un
de ses discours - posés et calmes dont il a le secret - aux cinq
plus grandes banques canadiennes : la Banque Royale du Canada (RBC),
la Banque Toronto-Dominion (TD), la Banque Scotia, la Banque de
Montréal (BMO) et la Banque Canadienne Impériale de Commerce (CIBC).
Il les a accusé, entre autres, de blanchiment d'argent. - Sans
aucune preuve, naturellement.
Or, s'il y a des banques dans le monde qui sont reconnues comme
étant les plus sévères dans ce domaine...
Possibilités : saisie de leurs avoirs aux USA, arrêt de leur
opérations, toujours aux USA, etc., etc.
Sauf qu'il a oublié un léger détail :
C'est que ces banques ne sont pas seulement des banquiers au sens
habituel, mais également des gestionnaires... et des gestionnaires,
justement, de fonds et de fiducies diverses dont, pour n'en nommer
que trois : l'Ontario Teachers' Pension Plan, le Canada Pension Plan
Investment Board (Investissements PPC) et la Caisse de dépôt et de
placement du Québec... dont les avoir, à eux seuls, dépassent ceux
d'Apple, de Microsoft et de Google combinés, quelque chose qui
ressemble au PNB du Japon... et que parmi leurs placements, elle
détiendrait en ce moment des obligations municipales américaines
plus ou moins 1,3 trillions de dollars.
Et elles ne sont pas les seules.
Car, à l'échelle mondiale, les gourous de la finance commencent à
percevoir la possibilité de placements beaucoup plus stables que les
American City et même State Bonds : les infrastructures européennes,
les projets de développements asiatiques et même les projets
d'énergie renouvelable du... Canada !
QUATRIÈME ET DERNIÈRE PARTIE
Voici les noms de quatre villes américaines qui, plus ou moins
récemment, se sont retrouvées dans la situation de Saint-Louis et de
East-Saint-Louis : des municiplaités où les investissements ont
considérablement diminués : Détroit et Flint (état du Michigan),
Gary (état de l'Indiana) et Camdem (État du New Jersey)...
Promenez-vous sur les sites qui leur sont consacrés et tirez-en vos
propres conclusions.
ÉPILOGUE :
Ma cousine ?
Elle aurait récemment accepté, à ce que j'ai cru comprendre, un
poste à la National University of Singapore.
Jeff
(D'après Robert Reich,
professeur à l'université de Berkeley, membre de l'aile gauche du Parti
démocrate américain)
***
P.-S. :
J'ai trouvé la photo suivante
tout à fait par hasard, l'autre jour, et j'ai pensé qu'elle
pourrait intéresser la masse si fine, etc. - Ce serait la seule
photo connue de Vincent Van Gogh :
Photo du mois
Gand (Belgique) en 1912
(Cliquer pour agrandir)
Il s'agit d'une photo qui aurait
prise par le peintre Alphonse Van Besten (1865-1926) qui fut un des
premiers à s'intéresser à la photographie et particulièrement à la
photographie en couleurs.
À noter que
les premières expériences de
photographie en couleurs remontent au milieu du 19e siècle, avec la
première photo couleur reconnue prise par Thomas Sutton en 1861
selon la théorie de James Clerk Maxwell, mais c'est le procédé de
l'Autochrome des frères Lumière en 1907 qui a rendu la couleur
accessible au public.
(Dixit ChatGPT, 11 janvier 2026)
Copernique
Lectures
Note :
Les textes qui suivent - et les précédents - ne doivent pas être considérés comme de véritables
critiques au sens de «jugements basés sur les mérites, défauts, qualités et imperfections» des livres,
revues ou adaptations cinématographiques qui y sont mentionnés. Ils se veulent surtout être de
commentaires, souvent sans rapport direct avec les oeuvres au sujet desquelles les chroniqueurs qui
les signent désirent donner leurs opinions, opinions que n'endosse pas nécessairement la direction
du Castor™, ni celle de l'Université de Napierville.
La direction
***
Conseil :
Revenez-nous voir dans quelques
jours.
Paul est à nous préparer une
version plus détaillée de sa première impression de :
Karla's Choice, de Mick
Harkaway, un roman à la manière de son père,
John Le Carré où il nous parle, entre autres de Georges
Smiley, le plus important des personnages dans l'oeuvre de ce
dernier.
«Je laisse aux autres la fierté d'énumérer les livres
qu'ils on écrits. Personnellement, je préfère
m’enorgueillir du nombre de ceux que j'ai lus. En fait ,
j'ai toujours pensé que le paradis serait une sorte de
grande bibliothèque. Et encore aujourd'hui, j'ai de la
difficulté de m'endormir si je ne suis pas entouré de
livres.
Le
Castor™, entièrement subventionné par les Éditions Vatfair-Fair
de St-Romuald d'Etchemin, ne perçoit aucun paiement, ni faveurs,
ni considérations spéciales de la part des établissements ci-dessous
mentionnés.
Toujours
se renseigner
(heures d'ouverture, etc.)
avant de se rendre sur place
Burgundy Lion
2496 ouest, rue Notre-Dame
Montréal, Québec
(https://www.burgundylion.com/fr/bienvenu)
Le troisième vendredi du mois à 19h00 De septembre à juin (sauf décembre).
***
Et sur rendez-vous
seulement :
Vatfair, Planter, Hencourt
Avocats
Tour Marshalluk - Quartier
Universitaire - Napierville
Téléphone : 88-06 - Sonner deux
coups.
Maxel, Smart et Assistés
Internet,
réseaux de télécommunication
Tour Marshalluk - Quartier
Universitaire - Napierville
Téléphone :
aucun
Notes et autres avis :
Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.
De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.
Nous rappelons à notre aimable clientèle que :
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paraît habituellement au début de chaque mois.
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2 - Malgré l'attention portée à la rédaction de ce journal, ses auteurs ou son éditeur ne peuvent assumer une quelconque responsabilité du fait des informations qui y sont proposées.
3 -
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4 - La direction du Castor tient à préciser qu'aucun enfant n'est victime d'agressions sexuelles au cours de la préparation, pendant la rédaction et lors de la publication de son hebdomadaire.