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Musée du Grand Marshall
Du 4 novembre au 5 décembre
2004
et du 15 au 24 mars 2005
Rétrospective 2003-2004
en direct du Kotzbrocken Museum de Fresden
avec la collaboration du Op
Feestdagen Gesloten Institut de Leidseplein (Pays-Bas)
(Voir notre
interview)
Op feestdagen
À l'instar des photographes de sa
génération, Stedelyk explore ici les bases d'une esthétique axée non
pas sur la réalité mais bien sur l'idée de la réalité, non pas sur
l'art mais sur l'idée de l'art. Son approche quasi-analytique porte en
conséquence sur les questions d'ordre perceptuel et cognitif, soit les
rapports entre la perception et la pensée ; ainsi, pour peu qu'on
porte attention, la signification de cette photo naît au-delà de cette
fleur (mais s'agit-il d'une fleur ?), au-delà, même, de la perception
des relations entre ses constituantes et sa position dans l'espace,
espace représenté en arrière-plan par une terre dont le sens même nous
échappe. - On hésite mais il faut donner à cette photo le nom de
chef-d'oeuvre.
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Janvier 2003

Op feestdagen |
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Avril 2003

Genoeg |
Genoeg
Lorsqu'il amorce sa série florale
d'avril 2003, Stedlyk remet en question les principales
caractéristiques de ses photos des mois précédents en effectuant un
synchronisme de plusieurs tendances (Ahlbritch, Koënigswatter,
Tweefrits, etc.) tout en se retournant vers un certain réalisme (à
preuve, ici : des tulipes en fleur) sans abandonner son principe de
«all over» qu'il scande à l'horizontale et à la verticale en
fusionnant le fond et la forme au sein d'un balayage qui transgresse
l'uniformité.
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Krantenwinkel
Ici, la photo dépasse la photo. Sa grande originalité est liée à
l'extrême rigueur avec laquelle l'artiste allie un libre traitement de
la forme tout en s'occupant de cette absence de structure, absence qui se situe
dans la ligne des automatistes. Il en découle une série de courbes
formelles qui confèrent à l'ensemble un caractère à la fois généreux
et exigeant : déplacements des axes, transition à la fois horizontale
et verticale de la périphérie apparente, effets de texture à plusieurs
dimensions, etc.
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Juin 2003

Krantenwinkel
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Septembre 2003

Erwtensoep
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Erwtensoep
Erwtensoep, dont le titre fait référence à une sorte de potage
typiquement hollandais (je dirais même Amstellodamiens), s'apparente à
cette série de photos que Stedelyk a prises à l'été de 2003 où, dans
un esprit empreint de violence autant par leur forme que par leur
fond, il a fait appel à une multiplicité d'éclairages, passant de la
lampe à halogène sans filtre au globe à mercure avec les nuances d'un
néon qu'on soupçonne être voilé. On y retrouve cette polymorphie
presque organique mais aussi cette imagerie naïve et enfantine qui a
fait son succès dans les deux dernières semaines de juillet de 2003.
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Zeventeen
Abandonnant les aplats caractéristiques de sa
production du début de l'année (et qui par leurs formes biomorphiques
dénotaient une certaine influence sur son travail du néo-surréalisme hollandais des
années quatre-vingt-dix) pour orienter sa démarche
vers un nouveau type d'affirmation du dégradé, Jan nous offre ici une
pulvérisation modulée de gris dont les effets latéraux sont à peine
perceptibles mais où s'opposent de façon dialectique des bandes qui
amènent le regard à la fois la surface et ses limites.
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Octobre 2003

Zeventeen
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Hiver 2003-2004

Hoofdgerecht
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Hoofdgerecht
Dans ce Hoofdgerecht, Stedelyk remet en question la notion
traditionnelle de l'intention photographique afin de modifier
l'expérience de la perception. Conçue à l'origine pour faire partie
d'un environnement global intitulé Formes indéfinies (en néerlandais),
une composition sur un thème inconnu dont cette photo ne donne qu'un aperçu
mais même dans ses détails on peut percevoir sans peine la réflexion visuelle de
l'espace où l'image en premier plan devient prépondérante tout en
restant liée à cette matière impalpable qu'est la lumière.
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Schaaldieren
Des considérations pragmatiques ont
empêché la diffusion de cette photo dans son format original :
dix-huit mètres par trente-cinq mais
dans la miniature (deux mètres par trois virgule deux) que le Musée du
Grand Marshall a mis à la disposition de ses visiteurs, le souffle
épique - et même magique - de ce Schaaldieren, avec ses petites
lumières, sa façon dérisoire d'accentuer les contrastes et ses grands
gestes, donne plus qu'un aperçu du côté documentaliste de Stedelyk en
déconstruisant la prétention réaliste évidente d'un certain mysticisme
qui permet de faire reculer les frontières de la fiction et du réel.
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Février 2004

Schaaldieren
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Juillet 2004

Kamer mit bat
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Kamer mit bat
Sous-titrée
«Kamer mit torching papier», cette
photo a été plus ou moins mal accueillie par la critique des Pays-Bas.
Or, nul n'est prophète en son pays et ce n'est que lors de son bref
passage dans une galerie de Cologne qu'elle a su attirer sur elle les
éloges des grands amateurs autrichiens. - C'est une oeuvre difficile
qui marque quelque peu le retour de Stedelyk à un certain formalisme
où se rencontre le quotidien et l'oeil du photographe, termes qui à
eux seuls disent bien l'ampleur et le caractère essentiel à la
démarche en cause. Évidemment le sujet est banal, son interprétation
est faible et la distribution des clairs et des opaques demeure tout
ce qu'il y a de conventionnel mais l'ensemble est parfait.
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(Textes et reproductions de
Francis Lemarque.)
Retour, si vous êtes venu par là, à
:
Billy Anderson
Voir également à :
Saint-Hugues
Ou encore à :
Alexandre
le Grand
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