é Festival du Cinma de Napierville - dition 2004

Université de.
Napierville
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Festival du Cinéma de Napierville


Également connu sous les noms de : Vatfair-Fair Institute for the Advancement of Cinematic Arts Festival of Napierville, Festival du Cinéma de l'Université de Napierville, Festival International du Cinéma de l'Université de Napierville.

Édition 2004


Plein feu sur le cinéma bulgare


Avant-propos

 

Si, comme le dit si bien, Assen Hristo Zahariev dans sa magistrale étude sur le cinéma balkan, Pod staroro nebe, (Pleven, 1988), il aura fallu attendre la loi de la nationalisation de la cinématographie de 1948 pour que le cinéma bulgare, tel que nous le connaissons aujourd'hui, prenne vraiment son envol, il ne faudrait pas oublier les pionniers du septième art qui, en Bulgarie, au cours des annes dix, vingt et trente, ont voulu faire de leur pays un centre indépendant des productions allemandes, américaines et françaises si largement répandues dans toute les Europes de ces époques.

 

C'est ces pionniers que le Festival du Cinéma de Napierville a d'abord songé en organisant em l'an 2004, en sa 48e (51e) édition dédiée plus particulièrement au cinéma d'avant-garde bulgare. Aussi, parmi les chefs-d'oeuvre prsents cette année-là dans le cadre de ses manifestations, des films qui n'ont pas été vus depuis des années dans la région immédiate de Napierville :

  • Tryokhsotletiye tsarstoivaniya doma Romanovikh de Nikola Larin (1913), film qui célèbre le tricentenaire de l'accession de la famille Romanov au trône de toutes les Russies.
     

  • Sled pozhara nad Rusiya de Boris Grezov (1929) aussi connu sous le nom de Après l'incendie
     

  • Te pobediha de Boris Borozanov et de Iosip Novak (1940) même si le premier a longtemps été considéré comme tant d'origine exclusivement croate et qu'on pourrait objecter que le second fut partial à sa Macédoine. - Rappelons, comme le disait le critique de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin, en mars 1958, que par son thème, ses deux principaux acteurs, Bogomil Andreev et Asparuh Temelkov, ses puissants travelling et son découpage nerveux, [ce film] n'est pas sans rappeler par anticipation le célèbre Begierdeplatz de Milo Husk Dubcek présenté l'année précédente.

De la période post-1948, le Festival du Cinéma de Napierville, a voulu brosser un tableau complet en présentant, souvent en grande exclusivité et surtout, dans certains cas, en grande première américaine, divers films qui méritent sinon le qualificatif de "chefs-d'oeuvre" du moins un certain détour.

 

Drames politiques, films historiques, films dits d'action, mélodrames, documentaires et même un film policier (espionnage), tous les genres ont été prvus au programme :

Des annes cinquante au début des années soixante-dix :

  • Kalin orelat (mieux connu  des cinéphiles sous le nom de L'Aigle) de Binka Zhelyazkova (1950)
     

  • Pod igoto de Dako Dakovski (1952), un film qui évoque avec une grande puissance l'insurrection bulgare de 1876 contre l'ottoman Osmalis, un haut fait de l'histoire de la Bulgarie connu certes de tous mais raconté ici avec une nervosité peu commune.
     

  • Pesen za choveka de Borislav Saraliev (on écrit aussi Sharaliev) (1953) qui demeure, après plus de 50 ans, la meilleure des biographies filmées du poète antifaciste Nikolai Ionkov Vaptsarov décédé en 1945.
     

  • Na malkiya ostrov de Rangel Vulchanov (1958) - sur un scénario de Valeri Petrov - un film d'une grande profondeur autour d'une tentative d'évasion de quarante-deux prisonniers (quarante-trois, avec le docteur).
     

  • A byahme mladi (1961) et Privarzaniyat balon (1967) de Binka Zhelyazkov, deux films prims au Festival du Cinma bulgare d'Issy-les-Moulineaux (en 1965 et 1970)
     

  • Verigata (1964) du malheureusement décédé dans la fleur de l'âge Lyubomir Sharlandzhiev
     

  • Nay-dalgata nosht de Vulo Radev (1967) avec le roumain Victor Rebengiuc dans le rôle du soldat anglais évadé mais surtout Georgi Kaloyanchev (le jongleur) dont on a pu récemment admirer le jeu délirant dans Rapsodiya v byalo de Tedi (Stephan) Moskov (Grand Prix de la Critique du Festival de Montreux en 1996)
     

  • Njama nishto po-hubavo ot loshoto vreme de Metodi Andonov (1971), un des rares films d'espionnage bulgare.
     

  • Nakovalnya ili chuk de Christo (Hristo) Hristov (1972) o l'on notera l'tonnant Wilyam Poloni dans le rôle d'Hermann Goering.

De la période contemporaine :

  • Vojaci slobody de Yuri Ozerov (1977), drame de guerre russe mais d'inspiration bulgare mettant en vedette Stefan Getsov, Bohus Pastorek, Horst Preusker, Lubomir Kabakchiyev et Yakov Tripolsky dans le rôle de Staline.
     

  • Po diryata na bezsledno izcheznalite de Margarit Nikolov (1979) - essentiellement tourné pour la télévision ce film met en vedette, entre autres, Lyubomir Mladenov dans le rôle du tzar Boris Treti.
     

  • Mechtatel de Valeri Petrov (1982) - ne pas confondre avec le film du même nom de Lilyana Batuleva (1975).
     

  • Posledni zhelaniya du mme (1983), une désopilante comédie avec comme fond de toile la guerre de 1939-1945.
     

  • Ako te ima d'Ilya Velchev (1983) dont il est inutile de rappeler les détails à nos cinéphiles.
     

  • Nyakoy pred vratata de Milen Nikolov (1987), un drame potique moderne avec Iren Krivoshieva dans le rôle de Mariela.
     

  • Brachni shegi d'Ivan Andonov et de Docho Bodzhakov (1989), une comédie typiquement bulgare - À remarquer au passage la jeune Lilyana Varbanova, de profil, surtout, partir de la vingt-septième minute.
     

  • Zhrebiyat de Ivanka Grybcheva (1993) avec l'inénarrable Kosta Tsonev.

 et pour clore cette rétrospective (deuxime soire de gala) :

  • Bulgaria - tova sam az ! (H, Bulgarie, c'est moi ! - titre provisoire français) (2000) de Svetoslav Ovtcharov avec en vedette : Ivan Vladimirov, dans le rôle du père et Dimitar Ovtcharov et Todor Ovtcharov, dans le rôle de ses deux fils ; Ivan Vladimimirov dont nous attendons avec impatience la prsentation en salle amricaine de son interprétation de Petko dans le Balada za dvama priyateli i gayda de Georgi Djulgerov (2000).

Et en grande exclusivit :

  • Un chien bulgare, film d'avant-garde de Stara Rhodope tourné en entier dans les rues d'Albena à l'été de 2003 et mettant en vedette les éboueurs locaux dans leurs tournées des grands hôtels et des plages de la région. - D'aprs un scnario posthume de Victor-Emmanuel Débris.


 

Deux grandes rtrospectives :

Du ralisateur Georgi Djulgerov cité au paragraphe précédent :

  • Bondar (1970)

  • Izpit (1971)

  • I doyde denyat (1973)

  • Garderobat (1974)

  • Trampa (1978)

  • Za Neshka Robeva i neynite momicheta (1985)

  • Za momichetata i tyahnata Neshka Robeva (1986)

  • Lagerat (1990)

  • Progonvane na chumata (1994)

  • Chudo (1996)

  • Plateno Milosardie (1996)

  • Angliyski duet alla turca (2000)

(De ce même réalisateur, on pourra assister également - troisime soire gala - à une projection sur grand cran des six premiers épisodes de sa série télévisée de 1996, Neveroyatni razkazi za edin savremenen bulgarin, connu (exportation) sous le nom de  Neveroyatni razkazi za edin savremenen bulgari, basé sur un scénario de Georgi Djulgerov et de Svetoslav Ovtcharov (eux-mêmes s'étant inspirés du Bai Ganio d'Aleko Konstantinov) et qui mettait en vedette Meglena Karalambova (Urednichka) qu'on aura vue dans le Meko kazano (1983) de Vasil Apostolov, Alexander Doynov dans le rle de Bay Ganyo, Margita Gosheva dans celui de Mladata Urednichka, avec : Valeri Yordanov, Georgi Georgiev, Diana Lyubenova, Elena Atanasova. Lyuba Stoilova, Marian Bachev, Ruslan Maynov et le toujours trs tonnant Simeon Tachev que la France aura pu admirer dans l'Hirondelle noire (Chernata lyastovitza) de Djulgerov en 1997.

Du ralisateur Docho Bodzhakov, né à Brima en 1956 et qui a appris son mtier auprès du lgendaire Vulo Radev (cité ci-dessus) :

  • Mechtanie sam az (1985)

  • Pamet (1985)

  • Brachni shegi (1989)

  • Ti, koyto si na nebeto (1990) (*)

  • Kladenetzat (1991)

  • Kragovrat (1993)

  • Duhat na bashta mi (1998)

  • Sledvay me (2003)

(*) ce film qui raconte l'amiti qui se lie peu peu entre un luthier et son lve dans la vieille ville de Sofia au cours des annes 40 met en vedette le comdien tchcoslovaque Jozef Kroner ne pourra malheureusement tre prsent qu'en version russe.

À noter que :

 

Tous ces films, sauf le dernier, ont été projetés dans leur langue originelle (bulgare) mais que la plupart d'entre eux ont étédoubls ou sous-titrés par la Vatfair-Fair Sub-Title and Anagram Company, soit dans la même langue, soit en français, soit en anglais.


Également au programme cette anne :

Jean Coutu, une carrière cinématographique sans faille

Conférence sur son rôle de Ti-mé dans la série télévisée Les Plouffe de Guy Beaulne et Jean-Paul Fugre (1953), rôle qu'il a repris dans Le petit monde de Gédéon de Claude Desorcy (1960).

Exposition de photos et prsentation des deux films qu'il a ralisés en 1974 (Aprs cinq ans) et en 1975 (Richesse sauver).

De ce brillant comédien né en 1925 et décédé en 1999, le Festival du Film de Napierville présenta les films les plus marquants de sa carrière :

  • Le rossignol et les cloches de Ren Delacroix (1952) - voir et revoir pour entendre le jeune Gérard Barbeau surnommé La voix d'or du Québec dont ce fut, hélas, la seule et unique apparition lé'cran. - Rappelons qu' l'été de 2004, la revue Les Argoulets, la revue officielle de la Socité d'Histoire et de Généalogie de Verdun (Québec), consacrait quelques unes de ses pages ce jeune chanteur décédé en 1955, âgé seulement de 23 ans.
     

  • Le voleur de rêves de Roger Blais (1954) pour voir et entendre un des piliers du thtre qubcois des annes cinquante et soixante, Guy Hoffman, et, ce qui ne gâte rien, couter la voix de Guy Major (mais jeune)
     

  • L'avocat de la défense du même (1955) pour revoir l'éblouissant Jacques Auger (1901-1977), le célèbre Docteur Turcot dans la série 14, rue de Galais, l'inoubliable Roger Garceau décédé en 2001, la grande comédienne Huguette Oligny (L'Hélène Clment des Lumières de ma ville de Jean Yves Bigras (1950) et Guy Taupin).
     

  • Nikki, Wild Dog of the North ou Les nomades du nord de Jack Couffer et John Aldane - une production Disney (1961) - avec, en co-vedette, Émile Genest dans le rôle de Jacques Lebeau, Émile Genest qui, comme on le sait, a été le rcipiendaire du Trophe Marshall pour son interprétation de l'aubergiste dans Kamouraska  de Claude Jutras, en 1972.
     

  • Louis-Hippolyte Lafontaine de Pierre Patry (1962), l'innovateur réalisateur de Ca¸in d'après le roman de Réal Gigure, Les marcheurs de la nuit.
     

  • 7 fois... par jour de Claude et Denis Hroux (1971) avec Rosanna Schiaffino dont la dernière apparition l'cran semble avoir t dans La Venus Negra d'Osvaldo Civirani, en 1977.
     

  • Pile ou face de Roger Fournier (1971) - 18 ans et plus cause que... il y a des scènes de nus (sous-titré en français)
     

  • Quelques arpents de neige de Denis Héroux (1972), un film moins spectaculaire que les précédents mais dans lequel on pourra voir et entendre Daniel Pilon (*), Mylène Demongeot (*), Roland Chenail, Gérard Poirier et Yvan Ducharme (*).

        (*) récipiendaires d'un trophe Marshall à titre de meilleurs interprète.
     

  • L'apparition de Roger Cardinal (1972) - aux côtés de René Anglil ( à l'époque des Baronets), Johnny Farago et Céline Lomez.


Plus :

De nombreux films en compétition, hors-compétition, sous observation, des documentaires, des vidos, des conférnces et des invités de marque.

Pour obtenir une copie du programme complet du Festival, les heures de représentation, les endroits, etc., se présenter en personne au Centre d'Accueil de l'UdeNap ou au garage Esso, esplanade du Grand Marshall (demandez Georges).


Voir galement :

Comdiens qui ont interprt le rle de Ponce-Pilate l'cran

John Derek

Ben Hur

Ben Hur 1925


Pour les dernires nouvelles concernant l'UdeNap,

Voir : Le Castor de Napierville (dition courante)

(c) - Sauf : citations, extraits sonores, (certaines) photos et autres fichiers - Université de Napierville, 101 esplanade du Grand Marshall, Napierville, Qubec, Canada J0J 1L0


Voir galement nos autres sites :

http://www.desnos.udenap.org/

http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/
 


Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associs - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dub - Hermningilde Prec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son minence) - Inferna Mieli (Ms) et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de mme que la Bijouterie Petiot-Landru