Le blogue (*) de Simon Popp
Le lundi 21 novembre 2005Ma nièce qui - disons, qu'elle est dans la trentaine - me mentionnait l'autre jour qu'elle n'allait plus danser parce qu'il y avait trop de «filles» à moitié nues sur les pistes de danse dans les boites qu'elle avait fréquentées jusqu'à tout récemment.
Seigneur Dieu ! Pas de besoin d'aller en boite pour voir des filles en presque «costumes d'adultère» (comme dit mon ami Hermy) : y'a que se promener sur la rue ; près des endroits où il y en a : lycées, CEGEP, universités, cafés branchés. À se demander comment les prostitués peuvent bien s'habiller aujourd'hui.
Probablement de façon très sobre, m'a fait remarquer un autre ami ; pour ne pas se faire repérer par la police.
Autre temps, autre moeurs.
Je regrette de ne pas être en mesure de vivre assez vieux pour voir ces «jeunes filles» aux tatouages dans le bas du dos quand elles auront quarante, cinquante ou soixante ans. Peut-être comprendront-elles, à ce moment-là, l'utilité des vêtements qui, contrairement à la sagesse populaire sont là pour : a) nous protéger du froid ou de la chaleur [*] et b) protéger une certaine pudeur mais tout simplement pour cacher la laideur d'un corps nu, lorsqu'il a atteint un certain âge car on aura beau dire ce qu'on voudra, la gravité nous affecte tous et beaucoup plutôt que l'on ne pense. - Bien sûr, il y a plusieurs remèdes à cela (je pense aux haltérophiles) et j'ai cru comprendre qu'il y avait des amateurs sauf que... je ne sais pas : passer des heures et des heures à combattre l'inévitable...
Quand même : pour la laideur, il me semble qu'on devrait enseigner dès le primaire ce que c'est. Particulièrement au niveau physique. Peut-être, ainsi, réussirons-nous à nous débarrasser des pantalons à taille basse (qui «font» à, quoi, 10% de la population ?), des jupes fendues jusqu'aux épaules ou cet autre horreur qui régulièrement refait surface : le lycra.
Jadis, pour aller à la plage, les dames devaient porter des costumes qui cachaient jusqu'à leurs chevilles et les hommes devaient porter des maillots en faisant attention qu'ils n'aient pas de trous aux coudes ou aux genoux. - C'était à une époque lointaine et quand je regarde des photos de ce temps-là, je ne vois sur les plages qu'un grand calme et de nombreux sourires. - Aujourd'hui, où que je regarde, sur ces mêmes plages, je n'y vois que des kilomètres d'hommes, de femmes, à moitié nus, promenant leur graisse d'un endroit huileux à un autre. - Et fait encore plus cocasse : c'est aux plus gros, aux plus mal bâtis que revient presque systématiquement l'honneur de porter les vêtements les plus brefs. - Ce qui me fait dire souvent qu'il devrait être interdit à certaines personnes de se déshabiller... chez elles... dans le noir. - Ce qui me fait dire aussi que, quels que soient les artifices utilisés, on sera toujours soi-même.
Exiger que l'on porte à nouveau des uniformes ? - Pourquoi pas ? - Ainsi, ma nièce s'ennuierait moins.
Et puis, dans le fond, plus il y en aura de ces énergumènes aux oreilles, aux joues et aux nombrils percés, moins ça fera de concurrence pour les autres.
[*] Il faut, à ce propos, admirer les peuples des déserts qui ont appris, eux, que la meilleure défense contre la chaleur et les rayons du soleil, c'était d'épais vêtements. - Tout comme les cowboys d'ailleurs qu'on ne peut imaginer en t-shirt ou en chemises à manches courtes.
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