Le blogue (*) de Simon Popp
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Semaine du 4 juillet 2005
Mais bon Dieu de bon Dieu, qu'écrira-t-on dans cent ans, dans les livres d'histoire ? Les mêmes âneries qu'on nous écrit depuis cent ans sur les régimes Clémenceau, Waldeck-Rousseau, Taft ou Lloyd George ?
L'histoire, toujours l'histoire.... - J'en veux aux historiens ces temps-ci qui ne parlent que de démocratie, de socialisme, de gauche, de droite et qui confinent leurs études aux pseudo-politiques d'obscurs (même parmi les plus célèbres) ministres, chefs d'état ou pire encore : à celles de ceux qui ont voulu un temps «diriger» un peuple. - On ne «dirige» pas un peuple, ni non plus, comme j'ai entendu souvent, «est-on à son service». - Le peuple fait ce que bon lui semble et personne n'est à son service. Il est comme ces piétons qui n'empruntent pas les trottoirs qu'on a mis à leur disposition mais qui prennent le chemin, par dessus les pelouses, qui leur paraît le plus naturel. - On peut lui botter le cul mais un temps, l'entraîner dans une aventure plus ou moins sensée (i.e. : Hitler, Khomeiny et cet autre fou qui pense changer le monde en faisant sauter des bombes un peu partout), mais ces choses-là ne durent qu'un temps, même si ce temps peut durer cent ans ou plus. Tôt ou tard, on leur tranche la tête à ces illuminés.
Une phrase prise au hasard :
«Avec Clémenceau et, anticipons un peu, avec ses successeurs, la République entre dans une période confuse, qui n'a plus l'homogénéité que les années Waldeck-Rousseau et de Combes tiraient de leur netteté de combat et de la clarté d'inspiration de leur majorité.» (Maurice Agulhon - La République - Hachette [*])
Clémenceau, vous aurez reconnu (du moins de nom) et peut-être aussi Waldeck-Rousseau (qui avec, Sadi Carnot, doit bien avoir eu le nom le plus curieux des présidents de la France [**]) mais Combes ? - À moins que vous soyez vous-même historien, vous vous souvenez de ce Combes (Émile de son prénom) ? - Les historiens disent qu'il est - tenez-vous bien - à l'origine de la séparation de l'Église et de l'État.- Voilà bien un comble, jeu de mot compris : comme si un homme a pu, un jour décider que ceci, dorénavant allait se passer comme cela. - Je veux bien qu'on appelle ces énergumènes qui cultivent leurs images plus qu'ils ne «courtisent» (selon la formule consacrée) l'électorat... des catalyseurs - et encore - mais les traiter d'initiateurs, d'organisateurs et de directeurs de mouvements, non.
Je n'étais pas là il y a cent ans (évidemment) et j'ose penser (sinon où allons-nous ?) que les choses se passaient comme aujourd'hui : qu'entre deux maux, on élisait le moins pire ou que la belle gueule de l'un était plus importante que la mauvaise tête de l'autre, pour se ramasser, de temps à autres, avec des Pétain et des Laval.
Et puis, après un certain temps, à moins d'en faire partie, on s'aperçoit très vite que la politique n'a rien à voir avec l'histoire mais ça remplit des livres et ça fait vivre des historiens.
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De quelle démence sont victimes ceux qui sont convaincus qu'en plaçant des bombes ici et là, ils vont changer la face du monde ?
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[*] «La France est née de l'histoire, et définit un peuple» (Introduction) - Excusez-moi, Monsieur Agulhon mais ce ne serait pas le contraire : un peuple s'auto-définit, se crée un pays et puis après on écrit son histoire, non ?
[**] Je passe par dessus Mendès et l'autre, Charles de... (quoique y'a de quoi se marrer avec, ces temps-ci, Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin, qui ne s'est pas gêné, un jour, pour dire qu'il gérait le cerveau du Président...[sic]).
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Et puis tout compte fait, entre Richard Gere et Simone de Beauvoir, je préfère rester chez moi.
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