Deuxième fils d'Henry
Marshall, Henri Rétif Marshall est né en 1611.
Canonnier à bord du vaisseau La Paix
de 1633
à 1640, il mourut lors du naufrage de ce trois-mats au large des côtes
bretonnes laissant derrière lui un fils, Louis, né en 1633 et deux filles,
Agnès et Marie, nées respectivement en 1635, 1636 ou 1637.
La mère de ce Louis, Clara Desportes (qu'on dit
d'origine normande), aurait épousé en secondes noces (vers 1642) un
commerçant de Saint-Étienne en Caux, un certain Baptiste Cullierier,
négociant en grain au Raincy, qui se serait chargé de l'éducation
des trois jeunes enfants de son épouse mais les écrits de Louis nous
apprennent peu sur son beau-père (ni sur sa mère).
On peut supposer que ce beau-père était à l'aise
puisque Louis, après avoir reçu une éducation sommaire chez les Jésuites, a
poursuivi ses études à Paris, Anvers et Bruxelles. Quant à Agnès, elle
aurait épousé en 1653 Jean-Baptiste De la Turturane, vicomte de Beauséjour
dont l'arrière-arrière petit-fils fut un des associés des Portelance de
Sorel-en-Caux, les célèbres architectes navals.
Pour de plus amples renseignements sur la vie et la carrière de ce
Louis Marshall qui fut un des grands dramaturges de la période dite «classique» (Molière, Racine...), voir à
Louis Marshall dit "Le bègue"
(1633-1702).
De Fabien (1658-1724), fils de ce Louis, l'histoire nous apprend que
c'était un être velléitaire, plus intéressé à sa collection de tortues en
terre cuite qu'à poursuivre la carrière d'officier à laquelle son père
l'avait destiné. - En 1692, à l'âge de 34 ans, il épousa Jeanne Talon de la
famille de l'intendant Jean Talon de Châlons-sur-Marne (1625-1694) de
laquelle il eut un fils, Charles-Bernard, dont il ne s'occupa guère.
- On lui doit, à partir de 1701, une série de volumes sur les reptiles à
carapace dont les premiers ne consistaient qu'à une énumération des objets
de sa collection et dont les derniers ne virent jamais le jour.
Charles-Bernard (1693-1765) dit
Boniface l'Itinérant. On lui doit des souvenirs de voyage (Pays de Galle et
Saint-Lô-sur-Mer) mais on sait qu'il aurait été le premier Marshall à fouler
le sol de la Nouvelle-France. - C'est de lui que proviendrait l'épellation
Marchal qu'il aurait adoptée à partir de 1753 en se fixant à
Amsterdam. - Trois mariages : un premier en 1716 avec une certaine Annette
Bégin (ou Béjing) de laquelle il aurait eu un fils, Marcel ou Markel, décédé au
cours de la guerre de sept ans ; un deuxième en 1722 avec une certaine
Pierrette (de Louvoix) dont on ignore à peu près tout ; et un troisième avec
Colette Malsherbes des Malsherbes de Montcauchin, Marcel Marc.
Marcel-Marc (1738-1786), né à Amsterdam au 6
Singel Canal, fut commerçant en denrées alimentaires. - Son journal, écrit
largement, comme celui de Pepys, en une langue codée qui n'a jamais été, jusqu'à
aujourd'hui, entièrement déchiffrée mais où il est fortement question de géométrie. - En 1768, il a donné naissance à son premier fils
(il en a eu neuf), le peintre Paul-Jehan Marchal.
Descendance directe de Marcel Marc Marshall :
Paul-Jehan
(1768-1806), son fils aîné.
Victor-Marie
(1803-1886), fils du précédent.
Georges-Marie-André
(1843-1895), premier fils de Victor-Marie Marshall.
Henri Marchal-de-Toutbois (1875-1970), unique fils de Georges-Marie
Marshall
Autres descendants :
- Les célèbres musiciens Boldérède et Boeildieu Marshall, père et fils, respectivement sixième
fils et petit-fils de Marcel-Marc Marshall : 1775-1834 pour le premier et
1800-1857 pour le second.
- La poétesse Marceline
Desbordes-Marshall, unique fille de Marcel-Marc Marshall, née en
1786, morte en 1859.
- Le général puis maréchal Frédéric
Marcel Marshall dit «Marcel Marshall le Maréchal», neveu de la
précédente, fils du cinquième fils de Marcel-Marc Marshall (1802-1870).
- L'explorateur Paul Marshall (1865-1933)
à qui on doit des «Observations sur les habitants des Îles
Aléoutiennes» et divers volumes sur la faune et la flore de l'île
d'Anticosti.
- Jean-Charles Marshall
(1854-1911) qui fut longtemps associé aux Hydropathes, ami et confident de
Rodolphe Salis, d'Alphonse
Allais, de Charles Cros... et qui encouragea Libert à ses débuts.
- Le concepteur de mobilier Médéric Marshall (1898-1945)
- Robert Marshall dit «Bob, le
flambeur» qui fut pendant plusieurs années bouncer puis doorman au Café de
l'Est dans les années 1940-1950.
- etc., etc.
(Les lecteurs comprendront
qu'avec une famille de cette envergure et importance, il est difficile
d'énumérer tous ceux qui ont laissé leur marque dans l'histoire.)