Né aux Trois-Rivières en 1837, Alphonse
Bernard-Éloi Marshall, fut comme son frère,
Palmyr,
éduqué par les
Frères de la Conception mais tandis que l'autre montra peu d'intérêt pour les
études, son physique et son remarquable talent pour les détails furent très
tôt notés par ses professeurs. Jugé digne d'être membre de l'Ordre de la
Conception, il fut admis en son noviciat dès l'âge de treize ans mais à vingt
ans, après de longues études en théologie et en histoire (au monastère de
l'Ordre, en Savoie), lorsqu'il fut temps de prononcer ses voeux, il demanda à
en être exempté pour des motifs personnels. - Il était, à ce moment-là, tombé
amoureux de la marquise de Casa-Fouéré de Piémonté, une cousine par alliance
des comtes de Genève.
Marié en 1848, il assista impuissant au rattachement
de la Savoie à la France, lui qui était devenu homme de tradition au
tempérament royaliste.
A partir de 1850, il devint historien et, à sa mort, à
Paris, le 18 février 1909, presque subitement, un quotidien publiait de lui un
ultime article sur Bonaparte à Austerlitz, point final d'une oeuvre aux
récits rapides, sobres, spirituels, parfois avec une pointe de préciosité mais
toujours appuyés sur une documentation précise.

Signature d'Alphonse Marshall
Alphonse Marshall a rarement abordé les grands sujets.
Ses écrits n'étaient pas destinés à la foule. La plupart traite de familles
nobles (il fut longtemps consultant l'Almanach de Gotha), d'us et d'usages à la
cour, d'ascendance et de descendance. - En cela, il fut intimement lié au
Comte
Robert de Montesquiou et aux Clermont-Tonnerre. - Son roman, Un
royaliste sous la révolution fut valut quelques démêlés avec la justice
lors de sa publication en 1868.
Profondément religieux, il légua toute sa fortune à
des sociétés charitables.

La Marquise Casa-Fouéré de Piémonté