Alphonse Marshall

Né aux Trois-Rivières en 1837, Alphonse Bernard-Éloi Marshall, fut comme son frère, Palmyr, éduqué par les Frères de la Conception mais tandis que l'autre montra peu d'intérêt pour les études, son physique et son remarquable talent pour les détails furent très tôt notés par ses professeurs.

Jugé digne d'être membre de l'Ordre de la Conception, il fut admis en son noviciat dès l'âge de treize ans mais à vingt ans, après de longues études en théologie et en sciences héraldiques (au monastère de l'Ordre, en Savoie), il demanda, au moment de prononcer ses derniers voeux, à en être exempté pour des motifs personnels. - Ces motifs, on le sut assez vite, étaient relativement peu compliqués : il était, tout simplement tombé amoureux ; amoureux d'une déjà dame de deux ans son aînée en la personne de la jeune veuve du marquis de Casa-Fouéré du Piemontes, assassiné l'année précédente dans des circonstances sur lesquelles il est inutile d'insister.

Les fréquentations furent de courte durée : Alphonse Bernard-Éloi Marshall, connu pour ses prodigieuses connaissances des familles françaoses et allemandes et ses opinions royalistes, épousa Éloïse de Trempe, duchesse de Savouè d'Avai, cousine des comtesde Genève et marquise de Casa-Fouéeé du Piemontes en novembre 1848.

A partir de 1850, il devint historien et, à sa mort, à Paris, le 18 février 1909, Le Retour du Roy publia, de lui, un ultime article sur Bonaparte à Austerlitz, point final d'une oeuvre aux récits rapides, sobres, spirituels, parfois avec une pointe de préciosité mais toujours appuyés sur une documentation exceptionnelle.

Signature d'Alphonse Marshall

Dans ses écrits, A lphonse Marshall a rarement abordé les grands sujets.

Ses articles, volumes et opuscules n'étaient pas destinés à la foule.

La plupart traite de familles nobles (il fut longtemps consultant pour l'Almanach de Gotha), d'us et d'usages à la cour, d'ascendances et de descendances. - En cela, il fut intimement lié au Comte Robert de Montesquiou et aux Clermont-Tonnerre. - Son unique roman, Un royaliste sous la révolution, (Presse de Saint-Louis, 1868) est considéré comme étant un portrait définitif de l'époque, en son genre

Profondément religieux, il légua toute sa fortune à des sociétés charitables.

La Marquise Casa-Fouéré de Piémontes

 

Tancrède Lacharité, q.t. - 09-04


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