Henry Marshall

(dit Henry "le chat")

(1589-1680)

La vie rocambolesque [1] de cet ancêtre du Professeur Marshall (et donc ancêtre de son fils, Copernique) a fait l'objet de trop de romans, de pièces de théâtre et de films pour être décrite encore une fois ici.

Rappelons qu'il est né la même année que l'assassinat du dernier des Valois (Henri III) et de la pré-publication de les Tragiques d'Aggripa d'Aubigné, un an avant la première pièce de Shakespeare (Henri VI), deux ans avant la prise de Tombouctou par les Marocains, trois ans avant la découverte des Îles Falkland par l'Anglais J. Davis, cinq ans avant que les Siamois vassalisent le Cambodge, six ans avant Les Amours des dieux, cette fresque du palais Farnèse à Rome, et sept ans avant que Sigismond III Vasa transfèra la capitale de l'État polonais de Cracovie à Varsovie.

Sa vie, racontée dans ses Mémoires tient à la fois du roman, de la fable et de la comédie burlesque (dont il nous a laissé, d'ailleurs, quelques pièces malheureusement aujourd'hui oubliées). - On connaît ses évasions célèbres, ses nombreuses conquêtes amoureuses et sa recette de pain doré a su inspirer de nombreuses créations culinaires.

On l'appelle souvent le Matamore du XVIe (voir note 1) ou  le Casanova du XVIIe et puis aussi le long, le bon, la bête ou le truand mais c'est sous son nom de plume qu'il est le mieux connu : le chat.

Pourquoi le chat ? - Parce que, selon le chroniqueur Godefroy de Lisard, il aurait eu sept vies.

Il n'en a eu - malheureusement pour les auteurs de scénarios de cinéma - qu'une. Fort longue, quand même : 91 ans mais en 1720 et même 1730, quarante et cinquante ans après sa disparition, des rumeurs persistantes ont toujours existé à l'effet qu'il était encore vivant et c'est sur ce point que nous avons poursuivit nos recherches au cours des dernières années pour découvrir - et nous l'annonçons en grande primeur, ici, aujourd'hui, à nos fidèles lecteurs - que cette longévité est redevable essentiellement à l'existence d'un frère jumeau, également nommé Henry (avec un «y» lui aussi), qui, lui, aurait vécu jusqu'à 111 ans (et donc jusqu'en 1700), succédant en quelque sorte à son frère, mais ayant lui-même été succédé par un fils, également prénommé Henry, dont la vie se serait éteinte aux environs de 1760, peu avant la mort de I. Ba'al Chem Tov dont nous avons déjà parlé en rapport avec Copernique.

En ajoutant bouts à bouts ces trois vies, on peut finir par comprendre et accepter que cet Henry a pu, bien avant Marshall le Grand et l'actuel Professeur, avoir autant d'influence sur son entourage et la vie littéraire du XVIIe et du XVIIIe sciècle.

Soulignons qu'il était le petit-fils d'Henri (1523-1572), dit Henris et qu'il fut non seulement le père de Louis (1610-1643) et, conséquemment le grand-père de Ti-Louis Marshall (1633-1715) mais également le père d'Henri Rétif Marshall et de Valentin Marshall, à l'origine de ce qui est convenu d'appeler aujourd'hui la  première branche cadette et la deuxième branche cadette (des Marshall).

Outre les Mémoires ci-dessus mentionnés, on lui doit divers traités sur l'histoire de la serrurerie, quelques cantates (dont Mon coeur est une prison [pour mon Dieu][2]), des traductions (voir ci-dessous),  un livre de poésies didactiques (Je suis lasse, Théramène) et quelques graffitis qu'on pouvait encore voir en la cathédrale de Reims avant la Première Grande Guerre.

La légende veut qu'il aurait joué assez bien du téorbe et du pipeau.

Ses traductions en vers du poète Mocharrafoddin Sadi ou Saadi (à partir de 1671) ont  fait école.


[1] Les professeurs Léomé de l'Université de Surgères (Charente-Maritime) et Chollette (Marie) - ceux-là mêmes sur lesquels Olaf de Huygens-Tremblay s'est appuyé pour étayer ses commentaires sur la Manic de Georges Dor -  font remarquer, dans leurs Ajouts à Littré (Vatfair-Fair Publishing et Presses de l'UdeNap - 1997 - Voir à Émile Littré), que, historiquement parlant, ce serait une faute que d'apposer l'adjectif «rocambolesques» à des aventures datant d'avant 1859. - Dans les onze chapitres qu'ils consacrent à ce mot et celui de «matamore» [3] (avec une majuscule si l'on se réfère au personnage introduit par Corneille dans l'Illusion comique (1636)), ils font en effet remarquer qu'avant la publication des romans-feuilletons de Ponson du Terrail, le mot «Rocambole» n'existait pas et qu'en conséquence, etc. - Le lecteur nous pardonnera ce lapsus que nous n'avons pas eu le temps de corriger avant d'aller sous presse. - Le tout sera remis en ordre pour la version de ce site destinée au marché américain.

[2] Souvent confondu avec «Mon coeur est en prison» d'Alain Jodoin et B. Marcello. - Voir à la note 2 sur notre page consacrée à écRituRes du poète Paul-Marie Lapointe.

[3] À noter qu'en 1637, un an après l'Illusion comique de Corneille, le romancier et dramaturge Antoine Mareschal (aucune parenté avec les Marshall que nous connaissons) a écrit une pièce aujourd'hui oubliée, intitulée le Véritable Capitan Matamore

Elizabeth Regina - Sosthène du Cresson - Herméningilde Pérec - 09-05


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