Introduction :
Dans son admirable traité sur la
«Ponctuation à l'usage des autochtones» (Paris-Bailleul-Chinon, 1778), le Révérend Père de la Petite Vérole, s.j., donne un bref aperçu de l'histoire
de la ponctuation citant Aristophane de Byzance (IIe siècle av. J.-C.) comme
étant le premier à utiliser trois signes de ponctuation ; le point parfait,
le point moyen et le sous-point, équivalant, aujourd'hui, à notre point, notre
point-virgule et notre deux points. Il en décrit l'usage dans les deuxième et
troisième volumes de son oeuvre, citant de nombreux exemples dont celui, peu connu, de la
transcription par les moines trapézistes de Cliny (aujourd'hui Le Muy, Var) de l'«Éthique
à Nicomaque» d'Aristote. - Il précise, en outre, que, si connue qu'elle fut des anciens, la ponctuation
n'a commencé à être utilisée couramment qu'à partir du IXe siècle - et
encore : que de façon épisodique jusqu'au XVIe - ; que ce n'est qu'avec
l'invention de l'imprimerie qu'elle a connu un certain essor, essor qui s'est concrétisée au
XVIIe par l'introduction du tiret, des points de suspensions et puis, plus
tard, des crochets et de la barre oblique.
La barre oblique est souvent
oubliée dans l'énumération des signes de la ponctuation moderne, de même que
le blanc ou «l'espace» qui, pourtant, est la base de toute typographie depuis
plus de trois cents ans et l'on se retrouve ainsi avec douze signes dont
l'usage est aujourd'hui presque mondialement acceptée : l'alinéa, le point,
le point d'interrogation, le point d'exclamation, la virgule, le
point-virgule, le deux points, les points de suspension, les parenthèses, les
crochets, les guillemets et le trait. Certains ajoutent à cette énumération
les accolades ({ et }) mais ce ne sont là, disait récemment le grammairien
Robert de la Salle, que des «crochets mal dessinés».
Douze, treize ou quinze signes,
qu'importe : ce nombre est bien petit pour décrire notre réalité moderne où
la langue parlée s'éloigne de plus en plus de la langue écrite (cf. : les
écrits de Raymond Quenaud et en particulier ses remarques sur le
Chinook) et où, même avec des contractions audacieuses, des signes de
ponctuation répétées à outrance (nous avons vu récemment une page entière de
points d'exclamation) et l'utilisation de plus en plus fréquente de «smileys»
(ces petits dessins qu'on retrouve de plus en plus au bas de courriels), l'écriture n'arrive
plus à être en adéquation avec ce qui s'exprime vocalement.
D'aucuns - antirabelaisiens de
premier ordre - ont avancé l'idée que l'écriture se devait non pas de
refléter la parole mais de la transcrire en termes intelligibles, d'autres
ont souligné l'importance de plus en plus significative de l'enregistrement à
la fois du son et de l'image, certains ont même avancé l'idée que l'écriture,
somme toute récente, allait faire place à une conception plus élargie de la
communication (images, sons, documentaires, symboles, pictogrammes, etc.) -
Bien intentionnés, sans aucun doute, ces théoriciens du futur oublient
souvent que c'est encore par leurs écrits qu'ils communiquent leurs savantes
prédictions et c'est un peu à leur usage que l'Institut de
Pointe-aux-Trembles, affiliée depuis longtemps à l'Université de Napierville,
au Québec, propose, en cette page, une nouvelle série de signes
de ponctuation, dont on trouvera un aperçu ci-dessous, signes qui pourraient combler,
nous l'espérons, cet écart entre la langue parlée et la langue écrite mais
qui, surtout, contribueront, nous l'espérons, une certaine économie de temps et
d'espace dans la rédaction de futurs manuscrits.
Note :
Les signes sont précédés de leurs codes numériques «9 bits» [marque déposée de la Vatfair-Fair Computer and Bird Calling Equipment Company]
car l'IPAT[1] est consciente de l'utilisation de plus en plus importante de
l'informatique dans notre société.
[1] Institut
de Pointe-aux-Trembles.
Code :
257 - Double-espace
Sigle :
« »
À
utiliser au lieu et à la place d'un paragraphe[1] lorsque les phrases
précédentes sont dans une continuité qu'un paragraphe (ou un alinéa)
pourrait interrompre.
Le
double-espace, comme son nom l'indique, est composé de deux espaces
qui ne peuvent cependant être typographiquement séparées.
Note :
Dans son «Anthologie de la poésie des trouvères roumains du XVe siècle»
Tomassin de Clèves souligne l'utilisation presque
systématique de triple et même de quadruple espace chez la plupart
des poètes du temps mais, depuis les travaux de Robert D. Flesché
(Université de Timisoara - 1948 et 1956), tous les spécialistes en
sont venus à la conclusion qu'il
s'agissait là de «blancs de copistes».
[1] À noter
que le
paragraphe, signe typographique (
§ ),
n'est pas un signe de ponctuation tandis que l'espace en est un.
Code :
259 -
Point
d'indignation
Sigle :
«
|!!|
»
Peut être
double ou même triple. Au-delà, le silence (numéro 303)
ou le pas-de-trait-du-tout dit «demi-silence»
(numéro
295) est à conseiller.
À ce
propos, nous déconseillons l'utilisation du triple point
d'exclamation (!!!) dont on a trop abusé au cours des dernières
années et qui peut signifier à peu près n'importe quoi.
Le point
d'indignation s'écrit «|!!|»
(i.e. : «Holla|!!|»,
«Holla|!!|!!|»
ou «Holla|!!|!!|!!|»).
- On notera qu'on ne répète pas la barre verticale entre chacun des
points.
Code :
261 -
Demi-guillemets (ouverture)
Code :
262 -
Demi-guillemets (fermeture)
Sigle(s) :
« '
» et
« '
»
Ces deux
signes de ponctuation sont utilisés à l'intérieur d'un passage entre
guillemets ou encore un passage où les crochets «[» et «]» et les traits «-» sont déjà utilisés.
Ils n'ont
aucune [autre] fonction propre mais leur utilisation hors contexte est signe
de mauvaise éducation et peut, à l'occasion, servir pour indiquer que
le rédacteur n'attache aucune importance à son lecteur (ce qui est
une autre forme de ponctuation).
Code :
265 -
Note du
copiste (ndc)
Code :
266 -
Note de l'éditeur (nde)
Sigles :
« ndc
»
et « nde
»
On
indique « ndc » ou « nde »
avant et après la note, entre deux double-espaces ou encore entre deux traits.
Ce signe
sert
à séparer, à l'intérieur d'une citation, une note ajoutée par celui
qui cite. - Il sert également à éviter les notes en bas de page.
Exemple :
...tel
que le citait le regretté saint Jean : «On m'a rapporté lors de
mon passage en Grèce - ndc
à remarquer qu'il nous pas ni quand ni où ndc -
que la ville de...»
(À noter
les changements de fontes et l'utilisation des italiques.)
Code :
269 -
Demi-soulignement
Sigle :
« -.-
»
Soulignement du copiste ou de l'éditeur (voir signe précédent)
indiquant que c'est lui qui souligne et non celui cité.
Le demi-soulignement consiste, en alternance, en
un soulignement court (équivalent à un trait-d'union) et un point.
Dans le cas des passages déjà soulignés, on utilise le signe suivant.
Code :
270 -
Soulignement
et demi
Sigle :
«
_._ »
Voir le signe précédent. - En dessous des
passages déjà soulignés, on inscrit en
alternance un long trait suivi d'un point.
(À
noter que le double-soulignement, le triple-soulignement, etc., ne
sont plus guère utilisés sauf dans la correspondance amicale.)
Code :
272 -
Accolade
amicale (ouvert)
Code :
273 -
Accolade
amicale (fermée)
Sigles :
«
|}}|
» et
«
|{{|
»
Ces deux signes
complémentaires remplacent, dans la plupart des cas, les accolades
officielles ou les accolades utilisées pour réunir des groupes de
mots à l'intérieur d'une phrase.
Ne s'utilisent
guère plus qu'à la fin d'une lettre.
Exemple :
|{{| Je
vous sers la main et caresses distraites aux enfants.
|}}|
(Alphonse Allais)
Code :
274 -
Triple
astérisques
Sigle :
« ***
»
En bref, il
s'agit d'une série de trois astérisques réunis en un signe
typographique et dans une fonte de grosseur inférieure (d'au moins
quatre points) pour indiquer un établissement ou une personne dont on
ne veut ou ne peut pas citer le nom.
Dans le cas où deux triples astérisques doivent se suivre («Monsieur***
et Madame***»,
par exemple), le «et», la virgule et tous les mots entre les
deux doivent revenir à la fonte initiale.
(On peut, comme nos l'avons fait dans notre exemple, utiliser le gras
mais à noter que ce signe ne s'écrit pas en italiques.)
Code :
275 -
Le signe plus
(+) négatif
Code :
276 -
Le signe moins
(-) positif
Sigles :
« ±+
»
et
« ±-
»
Ces deux
signes, non complémentaires, ont pour objet de signaler que le nombre
qui suit (généralement en chiffres de formes arabes, i.e. : «1»,
«23», «134», etc.) doit être considéré comme plus ou moins
exact (±)
mais plus près du nombre indiqué (plus négatif) que moins près (moins
positif).
À défaut, on
peu utiliser des fractions mais même lorsqu'il s'agit de mesures
microscopiques, ces deux signes ont encore leur place.
Exemples
:
«Il faut
±+
20 minutes pour se rendre en ville.»
«Il me
faut ±-
20 minutes pour rentrer chez moi.»
Code :
277 -
Plus petit
que, inversé (plus ou moins plus petit que)
Code :
278 -
Plus ou moins
égal à
Code :
279 -
Plus grand
que, inversé (plus ou moins plus grand que)
Sigles :
«
<>
»,
«
<=>
» et
«
><
»
Voir aux signes
précédents. - Signes servant à qualifier des nombres.
Code :
281 -
Le demi-point
de suspension
Sigle :
«
... »
Idem au
point de suspension habituel mais plus bref. Sert à indiquer, la
plupart du temps, une demi hésitation ou la fin d'une énumération
dont il ne reste, tout au plus, que deux ou trois articles (ou
personnes) à citer.
Ce signe
s'écrit généralement :
«
...
» (À noter, toujours, le gras du premier point)
Exemple
:
«Ils
étaient
quatre : Pierre, Jean, Jacques...»
Code :
283 -
La barre semi-verticale
Sigle :
«
\
»
ou
« /
»
Ce signe
de ponctuation a plusieurs variantes selon l'inclinaison qu'on veut
lui donner, i.e. : plus ou moins à gauche, plus ou moins à droite. -
Il n'est utilisé que devant une citation dont celui qui cite veut
indiquer, à son avis, la tendance (gauchiste ou droitiste) de la
personne citée. - Suivi,
jusqu'à tout récemment d'une barre verticale (fin de la citation),
cet autre signe n'est plus guère utilisé
sauf si, à l'intérieur de la
citation il y en a une autre que la personne citée a ainsi annotée.
Exemples
:
«Comme
disait untel : / "Je suis libéral, de nature."»
«Ma
voisine, communiste, se dit \
"de droite"...»
Code :
284 -
Apostrophe non
véhémente
Sigle :
«
!..
»
Dans les
textes anciens, on trouve à sa place un point d'exclamation.
L'apostrophe non véhémente s'écrit :
«
!..
». - À noter le gras du
premier point qui indique qu'on ne doit pas
prendre le point d'exclamation précédent trop au sérieux.
Ce signe est
généralement suivi d'un demi-point de suspension.
Code :
286 -
Le point
d'interrogation rhétorique
Sigle :
« ?
»
Identique
au point d'interrogation classique mais en italique et séparé de la
phrase par un double-espace.
Exemple :
«Quousque,
tandem, Catilina ?»
Code :
287 -
Le point
d'exclamation rhétorique
Sigle :
«
!
»
Voir au précédent.
Code :
288 -
En aparté
Sigle :
«
ep
»
Signe peu
utilisé de nos jours. On lui préfère l'italique. Dans ce cas, il est
généralement admis que la ou les phrases en aparté doit (doivent)
être en retrait et comprise(s) entre parenthèses. - À l'origine, ce
signe avait un contre-signe (identique) indiquant la fin de l'aparté.
- Aujourd'hui, un simple point ou une barre verticale suffit lorsque
le contexte le permet.
Exemple :
«ep
Ceci est en aparté
ep»
ou
encore :
«ep
Ceci est en aparté.»
Code :
290 -
Le point
d'exclamation inversé
Sigle :
«
i
»
Signe
indiquant qu'on n'est pas surpris du tout.
Équivaut à
un «i» minuscule dans une fonte sans bas de case, généralement de
couleur différente et jamais en italique.
Exemple :
«Et, de
suprises, en suprises i.»
Certains
auteurs attribuent à ce signe une certaine ironie.
Code :
292- Le trait
Code :
293 - Le demi-trait
Code :
294 - Le
quart-de-trait
Code : 295 -
Le
pas-de-trait-du-tout (également dit «demi-silence»)
Sigles :
«
-
»,
«
·-·
»,
«
··-··
» et
«
· ·
»
Le trait,
le demi-trait et le quart-de-trait sont utilisés dans des situations
où il faut séparer des mots, des groupes de mots ou des phrases tout
en indiquant qu'ils sont reliés entre eux (trait), peu reliés (demi-trait),
presque pas reliés (quart-de-trait) ou pas reliés du tout (pas-de-trait-du-tout).
Le
huitième-de-trait, en vogue vers la fin du XIXe siècle, n'est plus utilisé de
nos jours.
Code :
296 -
Accent obtus
dit «inculte»
Sigle :
«
#
»
Moins un
signe de ponctuation qu'un signe de prononciation, ce signe sert à
indiquer les mots homographes (ou à peu près) d'origines étrangères
qui ont une autre signification dans la langue où ils sont utilisés,
i.e. ;
«Drastic»
en anglais et «drastique» en français. - Cet accent précède et
suit le mot.
Le sigle
utilisé est le carré «#» mais à l'exposant.
Exemple :
«Ce
sont là des mesures #drastisques#...»
(On
peut toujours, le cas échéant, utiliser le mot plus courant ou
correct.)
Code :
297 -
Alinéa (facultatif)
Sigle :
«
¶ »
Ce signe
non visible, utilisé en informatique, permet, au choix du lecteur,
d'avoir un, deux ou trois interlignes entre chaque paragraphe (lors
de la lecture). - Certains écrivains-stylistes n'utilisent ce signe
que rarement, préférant, depuis les «Calligrammes»
d'Apollinaire se fier à leur intelligence plutôt qu'à celle de leurs
lecteurs.
Code :
299 -
Double
accolades (ouverture)
Code :
300 -
Double
accolades (fermeture)
Code :
301 -
Double
accolades (fermeture mais sujet à réouverture)
Sigles :
«
|{{|{{|
»,
«
|}}|}}|
» et
«
|}}|}}
»
Ces trois
signes sont dans la continuité des «Accolades amicales» (voir
ci-dessus) mais indiquent un ton de familiarité qui ne doit, sauf à
de
très rares exceptions, être utilisé entre deux personnes du sexe
opposé.
On
remarquera que la double accolade fermée mais sujette à réouverture ne
comprend pas de barre verticale à la fin.
Code :
303 -
Tilde vertical
Sigle :
«
|~|
»
Sert à
indiquer que la citation qui suit est approximative, qu'elle est
citée de mémoire et donc sujette à caution. Devant un mot (ou en
l'absence d'un mot), ce signe sert également à signifier que le mot
échappe, au moment où le texte est rédigé, à la mémoire de l'auteur.
Code :
306 -
Le haussement
d'épaule significatif
Sigle :
«
[=]
»
Ce signe, pourtant inventé depuis le
règne de Napoléon III (quoique interdit), n'a eu sa première âge d'or
qu'après la Guerre 14-18 où, sous prétexte que les mots et les
phrases ne voulaient plus rien dire, on ne faisait que l'inscrire
derrière sa carte de visite. Puis, il est, au cours de la crise
économique mondiale, tombé en désuétude. - Ce n'est que depuis la
venue du mouvement «Rap» qu'il est revenu à la mode avec une
multitude d'autres signes signifiant, selon le contexte, la révolte,
l'épanouissement culturel, la colère, l'immuabilité des enseignements
de l'Église ou l'anarchie.
Plusieurs
études sont présentement en marche pour étudier ce phénomène.
Code : 309 -
Le deux de
pique
Sigle :
«
♠² »
N'est guère
utilisé qu'au Québec où l'expression «deux de pique» sert à
désigner un individu plus ou moins futé. S'emploie immédiatement
avant la citation.
Exemple :
«Et
untel de me dire : ♠²"Mais ça n'a pas de sens.", comme s'il
avait pu, lui, s'en apercevoir...»
(Le «²»
est facultatif mais peut servir à indiquer un «véritable deux de
pique» [un individu mais pas futé du tout] et on peut cumuler :
un «deux de pique au cube», etc.)
Code : 310 -
Silence
Sigle :
«»23
Jusqu'à tout
récemment, on indiquait le silence par une suite de points compris,
ou non entre deux parenthèses. - Ici, il est indiqué par deux
guillemets, l'un ouvert, l'autre fermé, suivi, en indice du nombre de
secondes que doit durer le silence.
Code : 311 -
Explosion de joie
suivie d'une peine immense
Sigle :
«
!...
»
Un point
d'exclamation suivi de trois points dont celui du milieu est d'une teinte
inférieure aux deux autres.
Code : 313 -
Post-scriptum en
exergue
Sigle :
« ps
»
Ce signe sert à
séparer un commentaire d'une citation en exergue. Il doit précéder et suivre
le commentaire.
Code : 401 -
Petit a
Sigle :
« a
»
Toujours en indice.
Évite l'utilisation de la demi-parenthèse dont on cherche trop souvent
l'élément pair.
Code : 402 -
Petit b
Sigle :
«
b »
Voir au signe
précédent.
Code : 404 -
Petit d
(le petit c sera éventuellement introduit au numéro 403)
Sigle :
« d
»
Voir au signe 401 et
402.
Code : 406 -
À
l'échelle
Richter
Sigle :
« Ř
»
En provenance du
domaine de l'abréviation, ce signe sert à attirer l'attention du lecteur sur
un point particulier d'un texte traitant de séismologie. On écrit :
«...un séisme de
4,6 Ř
...»
Code : 408 -
Double virgule
Sigle :
« ,
, »
Généralement
séparé par une espace, la double-virgule sert à indiquer, dans une
énumération l'article, le nom, le verbe qui ne nous vient pas tout de
suite à l'esprit.
Plusieurs se
sont imaginés en entendant la nomenclature de ce signe qu'il pourrait
s'agir de deux virgules superposées à la verticale. - À ce propos, le
Professeur Lomey, de l'Université du Nord du Sud Dakota, nous a fait part d'une
importante correspondance qu'il a entretenue pendant dix ans avec les
membres les plus influents de la tribu des Ouanas du Zimbabwe, seule
tribu connue au monde qui, dans leur correspondance courante,
utilisait cette double virgule à la verticale pour ne signifier rien
du tout. - De là à en conclure qu'elle ne signifiera jamais rien...
Code : 409 -
Retour de chariot suivi d'un alinéa
Sigle :
«
voir
ci-dessous »
Comme nous le
soulignions en rapport avec le signe numéro 257 (double espace), l'alinéa ou
le paragraphe n'est pas à proprement parlé un signe de ponctuation mais, tout
comme Roberto Lituana du Comité Rédactionnel des Formulaires Gouvernementaux
du Caraguay, nous sommes d'accord qu'il devrait être considéré comme tel car
il fait partie d'une certaine méthode de la réorganisation «à l'écrit» de la
parole.
Considéré
comme un signe d'impolitesse, ce signe qui, selon les systèmes
informatiques peut être composé d'un alinéa
(« ¶ »)
suivi d'une note de musique
(«
♪
») ou
tout simplement d'une note de musique (certains éditeurs ne
reconnaissant que le signe de l'alinéa) a deux fonctions :
- la
première consiste à signifier à son interlocuteur que, nonobstant
les versions successives de Windows, le seul et unique moyen de
correspondre intelligemment entre deux personnes demeurent le
MS-DOS (version 3.1)
- la
deuxième sert, dans un document
électronique à empêcher le lecteur de séparer deux paragraphes par un
nombre de lignes aléatoires.
Code : 410 -
Un des points cardinaux (première forme)
Sigle :
« /n\ »
- « /s\ »
- « /e\ »
- « /o\ »
Du
domaine de l'ésotérisme, ce signe sert à indiquer la direction vers
laquelle le haut de la page doit être dirigé pour que le contenu du
texte soit plus intelligible.
Code : 411 -
Un des points cardinaux
(deuxième forme)
Sigle :
« \n/
» -
« \s/
» -
« \e/
» -
« \o/
»
Idem au signe
précédent mais pour le bas de la page.
Code : 414 -
Textuellement
Sigle :
«
S
»2
Ce signe sert à
éviter la prolifération de ceux utilisés lorsqu'on cite textuellement.
Exemple :
Avant : «Le mot
utilisé fut "croc" (sic) mais il voulut...»
Après : «Le mot
utilisé fut scrocs
mais il voulut...»
Autres signes de
ponctuation présentement à l'étude :
- un signe servant à indiquer une somme
d'argent en termes pré ou post inflation.
- minuit et demi
- moins cinq
- sous la ligne
- indescriptible hors contexte
- SysRq
- ...
Retour, si vous êtes
venu par là, à : Aksoum
Sinon voir à : Ignacia Aphérèse
Ou encore
à
Chronologie marshallienne - 3e partie