Université de.
Napierville
..

 


Sarah Bernhardt, la divine ? - Faites-moi rire !



Texte d'Edmond Margy - Les vieux m'ont raconté - Revue : Le nouveau cinéma, 1951 :

Quelle mauvaise comédienne, quelle mauvaise déclameuse, quelle mauvaise interprète !

Les vieux, ceux qui ont aujourd'hui plus de soixante-quinze berges (et même cent et cent vingt cinq), pourront toujours nous dire qu'elle avait une voix, une présence en scène, une de ces présences qu'on n'oublie pas, ils auront oublié.

Ces bouts de rôle qu'elle a joués au cinéma ne font que prouver qu'elle ne savait qu'une chose : se lancer contre des meubles et encore : avec une seule jambe, fallait qu'elle se restreigne. - Quant à la voix, même avec le plus imaginatif des reculs, on a peine à s'imaginer qu'une scandeuse de vers, comme elle, ait pu séduire quelqu'un, quelque chose au point où ait voulu l'enregistrer...

Sans doute était-elle meilleure au lit mais là encore, les témoignages varient. - C'est qu'en plus, en 1900, elle était déjà vieille...

À ces êtres barbus qu'on entrevoit aujourd'hui lors de ces rétrospectives de bandes d'actualités chez Gaumont, bandes tournées par de malheureux héritiers des frères Lumière, elle a dû plaire mais il ne faut pas oublier que ces mêmes barbus applaudissaient le pétomane.

Mais comment, aujourd'hui, combattre l'engouement qu'on puisse avoir à l'heure actuelle pour une Rita Hayworth ou une Betty Grable ? (Je suis charitable : je ne mentionne pas dans la même foulée Martine Carol).

Dans cinquante ans, lorsque l'autre, la Sarah, ne sera plus qu'une série de clichés des Nadar, lorsque cette Rita Hayworth ne sera plus qu'une vilaine ex-star qui aura fini par jouer au foot avec ses nichons, peut-être nous pardonnerons-nous d'avoir, nous aussi, été de notre temps.

Ce qui m'inquiète (mais pas trop tout de même car je sais que la race humaine est d'une grande connerie), c'est de qui, de quoi, serons-nous les admirateurs en l'an deux mil ?

(c) Edmond Margy - Reproduit ici avec l'aimable autorisation des ayants-droits.


Retour à Voix disparues si vous êtes venu par là.

Sinon voir à : Pétomane

Ou encore à : Sarah Bernhardt


Pour les dernières nouvelles concernant l'UdeNap,

Voir : Le Castor de Napierville (édition courante)

(c) - Sauf : citations, extraits sonores, (certaines) photos et autres fichiers - Université de Napierville, 101 esplanade du Grand Marshall, Napierville, Québec, Canada J0J 1L0


Voir également nos autres sites :

http://www.desnos.udenap.org/

http://www.chanson.udenap.org/
 


Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Herméningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son Éminence) - Inferna Mieli (Ms) et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru