Hommage à
Sabrina Sandrine
Avant-propos :
Du samedi 5 octobre (récolte tardive) au
dimanche 13 octobre, s'est tenu en 2002, le 46ième festival du Cinéma de
Napierville sous la haute présidence du Professeur Marshall
qui, encore une fois, malgré ses lourdes tâches, a consenti à animer de sa
personne ce prestigieux événement intronisé depuis peu parmi les plus grandes
manifestations du genre (entre le Festival du Film de Nantucket et celui de
Naples mais bien en avant de ceux d'Oslo et du Zanzibar [en ordre
alphabétique]).
Au programme, une rétrospective des films de Sabrina Sandrine dont la jeune et moins jeune carrière s'étire déjà sur
plus de 30 ans et qui nous a donné par le passé des longs métrages aussi
intéressants que La vie est une vallée de larmes, Le
soleil se lève sur l'Amazone et Le spectre du souvenir.
Madame Sandrine avait délégué à cette occasion son
jeune fils, Mario, chef-maquilleur aux studios Versailles de Massy-Paliseau,
qui était accompagné de son assistant et ami, Gérard.
Une réception spéciale, organisée par
George de
Napierville, couturier-styliste, leur a été
réservée le mercredi 9 octobre au bar-disco-bar «L'abri»
de Napierville. - Franc succès.

Dany Robin
dans Frou-Frou
d'Augusto
Genina (1955)
(Cliquez pour agrandir)
Au programme :
Plusieurs films mettant en
vedette de jeunes et moins jeunes comédiens dont c'étaient en 2002 les
premiers rôles au cinéma dans des créations françaises, espagnoles, belges,
québécoises et malgaches à la fois dans des petits rôles, des moyens rôles et
des premiers rôles (mais moins), ces futurs stars ou déjà has-been que
sont : Coralie Fermant de la Porte (Mon
coeur est une chanson sauvage de Fabrice Dugrand-Large), Christophe
Bouré (Le rêve inassouvi de Charlotte Soler), Sylvain
Schwartz (Sonnez matines d'Arnaud Cuvilliers), Frédéric
Sangrinet (Le café est au fond de la rue de Jean-Marie
Ténu), Narcisse Datant (X ou le rayon vert de
Marie-Claire Delagrange), Aboubakar Reliquaire (Fonçons tête
première d'Esther Corinthe) de même que Marilyne Lucie, Clovis De Passage, Alexis Paul, Féodor Colley-Aplat, Henri Bonnard, Delphine Atti etc., etc.
Aussi : pour la première fois à l'écran, une trilogie
basque basée sur la célèbre pièce de Louis Marshall, Caius
Marius Caius et Bruschetta, cette
immense tragédie aux modernes échos présentée pour la première fois en
Amérique du Nord.

Martine Carol dans Nana
de
Christian-Jaque (1954)
(Cliquez pour agrandir)
248
films au programme dont plusieurs en
couleurs !
Coprésidente de la version 2002 du Festival,
Madame D. Chabaud de Saint-Pierre,
de retour d'une tournée en Europe dont les robes n'ont pas manqué de faire
tourner les têtes. On sait que Madame Chabaud de Saint-Pierre a été avantageusement
connue dans le milieu du cinéma, de la télévision et de la radio, des
magazines de modes, des bars branchés mais également de plusieurs couturiers
de Montréal, de New York et de Paris.
Ont été invités à faire partie du jury :
Glauber Rocha du Brésil, Atome Egoyan de Toronto, Fedor Ozep de France, Jean
Chabot du Québec, André Delvaux de la Belgique, Lee Hsing de Taïwan, Abbas
Kiarostami de l'Iran, Christian Bauer de Chicago, Jerzy Kucia de la Pologne,
Paul Driessen des Pays-Bas et plusieurs autres invités de marque. - Certains
se sont dits désolés de ne point pouvoir donner suite à notre demande étant
déjà engagés ailleurs, d'autres ont tout simplement refusé de nous répondre et
un est décédé avant que notre invitation lui parvienne. - Ont fait partite du
jury : le Professeur Marshall, Madame Fawzi Malhasti, la poétesse de renom,
Alidor Donato et
Alcide Pavageau qu'il est inutile de
présenter, Vincent Ranallo (qui se fera représenter par son amie), le lutteur professionnel Fritz
von Goren (Émile Legault), George de Napierville, couturier-styliste,
Serge et Rhéal du studio I.N.R.I,
Eloi Constant, maquettiste, Patrick et Danielle, décorateurs professionnels et
Ubaldo Z. (né Roger Dubé), dessinateur de mode.
Parmi les films en compétition :
Terre en tranche de Gustavo Rocka
(Belgique) - 108 min. s.-t. f - avec Rachel Filipo, Paulo Hodran, Glauque
Roche. - Dans un pays de l'Amérique du Sud, un homme achète et revend des
chaussures créant ainsi une crise financière. - Terre en tranche s'inscrit dans la continuité de
l'oeuvre de Rocka avec son symbolisme aigu, plein de fétichisme et aux
décors bouleversants. Un film à voir absolument.
(Marie-Claire Lavoix - Le Coaticook Daily)
Les amis de D. Piper (Québec) - 91
min. - avec Paule Legendre, Jeffrey Cooper et un homme dans la trentaine. -
Dans un bar fréquenté par des juges et des policiers en civil, une femme
découvre qu'on l'épie. - Les amis n'est ni un drame sociale, ni un
mélodrame mais une véritable tragédie dont la cause première est le prix
exorbitant de certains alcools. (Elias Keyser, the Greek Quaterly)
L'homme aux narines percés de Roger
Coloc (France) - 209 min. - avec Féodor Colley-Aplat, Henri Bonnard,
Delphine Atti. - Dans une école de piercing, une adolescente découvre que
son ami veut devenir psychiatre. - Une bouleversante comédie de moeurs
aux multiples rebondissements. Une sorte de chevauchée entre la réalité et
la métaphysique. (Bob Tougas, The Virginia Hanseatic Journal)
La troublante histoire de Suzanne Wong et de
sa petite fille à la jupe courte de Marie Dussel (Portugal) - 180
min. - Avec Georges Bielle, Monica Corrine, Fernand Goul. - À la veille de
son arrestation pour vol, cambriolage, hold-up, meurtre et dissimulation, un
homme se rappelle sa vie politique. - Un film déroutant, violent, à la
limite du tolérable mais d'une grande poésie. (Arnold Lascal, Bloc huit)
Le
lac de pierre de
Joël Le François (France) - 90 min. - Avec Marilyne Lucie, Clovis De Passage, Alexis Paul. - Un boxeur à la retraite
doit donner des leçons de piano pour survivre. - Une grande réflexion sur
le sens de la vie carcérale. Ce film m'a ému aux larmes. (Jos Pickett -
L'épitaphe de Moose Jaw)

Suzy Delair dans Quai des Orfèvres
Henri-Georges Clouzot (1947)
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En hommage au grand réalisateur et
au cinéaste que fut Miloš Husák Dubcek,
des
représentations spéciales ont été données
de son Sieben
Kirche Gebote, en deux sessions (Der
Feiertag, Der
Sonntag, Das Bekenntnis
et Das Ostern le mardi 8 et Das Fasten,
Das Fleisch
et Der Zehnt le jeudi 10 [avec en reprise, Der Feiertag]). - Le tout fut accompagné de séances
d'informations. -
Interprètes-traducteurs-mimes «live».

Michèle Mercier dans Angélique, Marquise des Anges
Bernard Borderie (1964)
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Le Festival du Cinéma de Napierville à également
rendu hommage lors de ce Festival à Georges Marchall, né Georges Louis
Lucot le 10 janvier 1920 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), décédé à Maurens
(Dordogne) le 28 novembre 1997, en projetant en continue le merveilleux film
de Léonide Moguy, Bethsabée (1947) dans lequel il joue le rôle
du capitaine Dubreuil et mettant également en vedette Andrée Clément
(Evelyne), Danielle Darrieux (Arabella), Jean Murat (le colonel)
et Paul Meurisse (Sommerville) :
La séduisante Arabella rejoint son fiancé, le
capitaine Dubreuil, aux confins du Maroc. Mais son charme vénéneux dresse
l'un contre l'autre son ancien amant et le colonel des Spahis...

Georges Marchall
(Cliquer pour agrandir)
Parmi
les nouveautés, des postes informatiques (gracieuseté de Vatfair-Fair
Computing and Bird Calling Equipment) installés un peu partout et qui donnent
accès aux génériques et aux bandes-annonces des films
primés depuis 1956 au Festival du Cinéma de
Napierville.
Une
section spéciale de cette base de données donnait accès à tous les détails des
films d'Ingmar Bergman, de Richard Gere et de Dora Doll
(sauf King David de Bruce Beresford - 1985 - dans le cas de
Monsieur Gere et Pas de caviar pour tante Olga de Jean Becker -
1965 - dans le cas de Madame Doll).

Ingmar Bergman |

Richard Gere |

Dora Doll |
| (Cliquer pour agrandir) |
|
Les buffets et banquets ont été assurés, comme par
les années passées, par le Dragon Basané.
Et, à la dernière minute :
Madame Élyane
Saint-Louis de Saint-Cloud, la spectatrice qui avait assisté à la
représentation intégrale du dernier film de Michel Piccoli, La
plage noir, fut parmi les invités le jeudi 10 octobre, de passage entre Delson
et Plattsburgh. - Rappelons que c'est dans ce film qu'on retrouvait Ignacy Gogolewski (rôle de Sider), le même qui nous avait donné une
interprétation émouvante en tant que Satala dans le film de Ryszard Ber,
Hotel Klazy Lux (Hôtel cinq étoiles - 1979), ce
dernier film n'étant malheureusement pas encore distribué au Québec. - Un
candidat sérieux au trophée Marshall du meilleur comédien de cette
année-là...