Note :
Cette page est dédiée aux lexicologues amateurs de la région de
Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs dans l'Isère (vestiges médiévaux,
vieux fer et métaux, église pseudo-romane, cafés [2] internet).
De multiple et nombreux auditeurs faisant partie de notre choisie clientèle nous ont fait
remarquer, avec une certaine insistance mais toujours en
termes fort courtois (sauf un) qu'une personne responsable d'une faculté dans une université en était le titulaire et non son détenteur comme cela est mentionné dans
nos communiqués, bulletins, illustrés, publications, revues, organes, journaux (internes et officiels), reportages, interviews, entrefilets, dépêches, commentaires, éditoriaux,
billets, chroniques, lettres, adresses, allocutions, discours, communications, déclarations, messages, proclamations, annonces, avis, bulletins, notes, missives, plis, parutions, brochures, livrets
de directives, plaquettes, in-plano, in-folio, in-quarto, in-octavo, in-seize, in-trente-deux ; in-six, in-douze, in-dix-huit, in-vingt-quatre, documents officiels et registres de même que dans
notre correspondance et nos diplômes.
Nous avons à ce propos consulté diverses éminences grises[1] avant d'en faire part au
responsable de ce site, le Professeur Marshall, recteur de l'UdeNap, lui-même détenteur d'une
chaire (celle de la séismologie appliquée) qui s'est toujours défendu d'être titulaire de quoi que ce soit mais qui est reconnu pour la détente qu'il crée autour de lui par sa seule présence.
La réponse à cette épineuse question, nous l'avons retrouvée dans le procès-verbal d'une réunion tenue le 5 mars 1863, le lendemain de l'ouverture officielle de
l'UdeNap dans une intervention de notre fondateur, le Grand Marshall, qui disait à ce propos :
«Dans le mot "titulaire", il y a le mot "titre", dans le mot "détenteur", il y a le mot "détente", dois-je
ajouter quelque chose d'autre ?»
Les membres assistant à cette réunion auraient pu, comme disait le regretté Moïse au pied du Sinaï, en rester là mais il s'est trouvé dans le lot un lexicophile
originaire de la région de Saint-Chély-d'Apcher (chef-lieu de canton de la Lozère) ayant fait des études primaires à Montpellier (Languedoc-Roussillon) qui a voulu en avoir le coeur net. Il
convoqua pour le surlendemain une deuxième réunion faisant état que le mot «titulaire» datant de 1502 faisait plus moderne que le mot «détenteur» qui lui datait de 1320 et qu'en
conséquence...
Le débat fut houleux.
Quelqu'un proposa le mot «boss»... «Encore plus moderne», souligna-t-on (le mot venant en effet d'être inséré dans le
Petit Marshall) mais il n'eut personne pour le seconder.
Diverses autres appellations furent proposées dont
«foreman», «shop stewart», «capitaine» (au longs cours), «maître
de», «sous-doyen», «commandeur» et «chef» mais... les presses pour les formulaires, les avis, la papeterie étant en marche, le mot
«détenteur»,
pour des raisons économiques qui se transformèrent très vite en raisons historiques, est resté. - Depuis, il est passé à l'usage ; tellement à l'usage que le Premier Ministre du Canada, le
très honorable Jean Chrétien l'utilise fréquemment dans ses discours et que la très célèbre université de San Isidor del Casso (Caraguay)
s'apprêterait à modifier ses règlements pour en adopter la signification.
À noter cependant qu'une version de ce site, pour public averti, version où le mot
«détenteur» (avec ou sans majuscule) serait
remplacé par le mot «titulaire» est présentement à l'étude.
[1] Parmi ces éminences, deux femmes dont une, blonde, devait visiblement la couleur de ces cheveux à un récent deuil et une autre qui, par coquetterie, s'était
fait teindre les cheveux en brun (sauf les racines).