Tous les connaisseurs s'accordent à dire que la
comédie musicale No, No, Tommy
(1926) basée sur la vie et la somme théologique de Saint-Thomas-d'Aquin n'a
jamais été appréciée à sa juste valeur.
Le livret (de Max Stern) pourtant, est exceptionnel.
Quant à la musique de Longworth (et Andersen), qui n'a, de nos jours, entendu
mille fois, sinon plus, le célèbre I'd rather be a Teacher than a
Bishop que même la grande Sophie Tucker n'a pu s'empêcher
d'enregistrer trois fois.
On peut reprocher aux auteurs certaines scènes (les
discussions avec le fantôme d'Aristote, les passages où il est question de
foi, de nature et de raison) mais dans l'ensemble, on ne saurait être de
glace devant le feu roulant que déclenche Off to Paris !, Someday
I'll be a Doctor : a Doctor of the Church !, I wonder if this is
Clear ou l'air triomphateur de la fin I did it, By Jove I
did it !
Le jugement sans appel en 1927 de l'évêque de
Duluth (Minnesota) y fut peut-être pour quelque chose ; l'excommunication
automatique de tous ceux qui assistaient à la représentation de cette
comédie a sans doute privé le spectacle d'une clientèle qui aurait pu en
saisir les côtés plus subtils ; quoiqu'il en soit, nous sommes aujourd'hui
en l'an 2004 - bientôt 2005 et, à notre avis, il serait grandement temps
qu'on s'intéresse à nouveau à ce No, No, Tommy ne serait-ce
que pour la scène en l'abbaye dominicaine.
Soit dit en passant : les habitants de
Saint-Thomas-d'Aquin se nomment les Aquinois, par opposition sans doute à ceux
de Saint-Thomas-de-Pierville qui se nomment les Thomasien. - Quant à
Saint-Thomas-Didyme...
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