Le Musée du Grand Marshall
se transforme en rose !
Du 12 septembre 2002 au 18 octobre 2003, six
mois (au moins) avant toute similaire exposition qui pourrait se tenir en
Amérique du Nord et ailleurs, le Musée des Arts
Décoratifs de Napierville (Musée
du Grand Marshall)
présente à ses visiteurs une importante exposition portant
sur la couleur rose,
fruit des cogitations de Madame Thérèse-Pathé
[1]
Chinois-Beaulaque, ex-présidente de diverses sociétés à buts non lucratifs de
la grande région de Napierville, théoricienne largement
autodidacte de l'art
(en ce sens qu'elle a assisté à plusieurs colloques sur le sujet et qu'elle est une avide lectrice de magazines traitant de décoration
intérieure) et relationniste de tout premier ordre dans le milieu muséal (son expérience l'a en effet
amenée au cours des dernières années à être membre participante à de nombreuses manifestations culturelles organisées
par les sociétés dont elle était la présidente (ou tout simplement membre) y
compris plusieurs vernissages dans la région de
Trois-Rivières, Québec et Rivière-du-Loup où elle a côtoyé des artistes
et des peintres)
Cette exposition occupe la salle 8b, le lobby, les
w.c. du deuxième, certaines parties des salles 1 à 6 et
la majeure partie des salles 9 à 18 (voir ci-dessous pour ce qui est de la sécurité) soit une superficie de 701 mètres carrés.
Dans cet espace - somme toute réduit -, cette
exposition, unique en son genre, veut intriguer, amuser,
ébaudir, égayer, électriser, embraser, enfiévrer, enflammer, enthousiasmer,
troubler, émouvoir, frapper, impressionner, pénétrer, impressionner et
fasciner le visiteur en lui faisant découvrir les aspects
esthétiques, sociaux, mythologiques, affectifs et industriels faisant
partie de l'univers du
rose.
Voir à
ROSE
pour une idée des couleurs qui seront proposées aux visiteurs.
Étude en rose numéro un
[2]
:
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Bébés dans un champ
de roses au lever du soleil |
Pourquoi le
rose ?
Voilà la question que nous avons posée à Madame
Thérèse-Pathé Chinois-Beaulaque.
«Parce que, nous a-t-elle confié, le
rose
est la couleur du réveil, de la séduction, la couleur de la joie, du
bien-être, la couleur du... des... - oserais-je le dire ? - ébats sexuels ;
c'est la couleur de la regrettée Reine-Mère, la couleur de la douceur, de la
retraite en Floride, la couleur du retour de la femme vers elle-même...
»
Et voilà qu'elle nous cite des statistiques
on-ne-saurait-être-plus convaincantes :
«Plus de 42% des gens que nous avons interviewés
se sont dits, nous a-t-elle rapporté, plus favorables au
rose
qu'à n'importe quelle autre couleur, 22% étant pour le bleu alors que
le vert atteignait à peine 11%. - Et ceci, nous a-t-elle précisé, tant
à Napierville qu'en Europe où mon mari et moi sommes allés l'année dernière.»
«Que voulez-vous ? Je ne suis pas la seule à le
dire : le rose
n'est pas une couleur comme les autres !»
Toile numéro 2 :
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Éléphants roses à 03h00 du matin,
à la sortie du Rose Bar Café |
L'opinion du Professeur Marshall :
«But of course que le
rose n'est
pas une couleur comme les autres !» nous a-t-il répété lors d'une de ces
rares entrevues qu'il accorde depuis plusieurs années.
Et de la - que le lecteur nous pardonne si nous
citons incorrectement mais avec les faits scientifiques qu'il nous a débités,
il se peut que nous en ayons manqué quelques-uns - il nous a expliqué le rôle
du rose
dans le monde scientifique d'aujourd'hui : arc-en-ciel, spectre de la rose,
ondes sonores, rose des vents, etc., etc.
Et puis nous nous sommes souvenus :
Du Spectre de la rose (ballet), du Roman de
la rose, du Chevalier à la rose, du Rosenbloom de Joyce...
Toile numéro 3 :
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Douairière vêtue de pastel buvant
des pink ladies au Flamingo Hôtel
(Hollywood Beach, Fla) |
La théorie
Nous sautons par-dessus ici, dans l'intérêt du
lecteur, certains aspects théoriques de la pensée de Madame Thérèse-Pathé (Chinois-Beaulaque)
qui n'ont su, à notre avis, concerner que les personnes ayant approuvé son
projet : ses états d'âmes, sa vision historique du
rose (qu'elle
fait remonter avant
Marshaluk l'Ancien), sa
vision apocalyptique de ce que serait un monde sans
rose, sans des
gens qui, comme elles, ont des notions qui dépassent le commun des mortels
(i.e. : les visiteurs de cette exposition - qu'elle tient cependant à diriger
dans la bonne direction) sans toutefois oublier certaines remarques des
spécialistes qu'elle a consultés :
George de Napierville
... dont le récent défilé sous le thème de Rose
du printemps a été fort remarqué et qui lui a suggéré l'expression «réalité
tinctoriale»
L'abbé Monette du comité des Arts de
Saint-Cyrille
... qui a été le premier à lui suggérer que la
Vierge Marie devait porter du rose lors de la crucifixion de son fils (une
histoire de tissu trop longue à raconter ici)
Alcide «Slow Drag» Pavageau
... qui a su, plus que tout autre comprendre
l'importance du rose
dans la couleur des Cadillac.
Tableau numéro 4 :
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Tailleur deux pièces
en polyester rose pastel
pour dames considérablement
avancées en âge. |
Le concept
Écoutons à nouveau Madame Thérèse-Pathé
Chinois-Beaulaque :
«Sans la couleur, notre monde serait noir et blanc
ou gris. Il n'aurait que 17 826 nuances de gris mais comme nous n'aurions
aucune notion de ce qu'est une couleur, de la même façon que certaines
personnes ne connaissent ni le beau, ni le chic, nous n'en saurions rien. Mais
voilà, nous savons.
«Nous savons aussi
que le rose
est une couleur privilégiée entre toutes, qu'il touche l'être au plus profond
de lui-même en cet endroit où personne n'a le droit d'aller, où ses secrets
les plus intimes sont conservés et où il se réfugie en périodes troubles.
(Enfin : c'est ce qu'on dit.)
«Le
rose fait
rêver, le rose
est déclencheur d'émotions, le rose
est une source de d'inspiration,, de luxe, de calme, de volupté (même
remarque) et c'est à ces manifestations intérieures et humaines que
l'exposition rose
du Musée du Grand Marshall veut convier ses visiteurs.»
Tableau no. 5 :
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Homme avec balai mécanique
repassant des chemises |
Appartés :
Le
rose dans l'art
Il y a eu, au cours des siècles, plusieurs exemples
du rose
dans l'art.
Manifestations autres que muséales du
rose
Le
Festival du Cinéma de Napierville
(Festival International du Cinéma de l'Université de
Napierville) est à étudier la possibilité de présenter
Santo
contra les jinetes del teror
rosa (Santo contre les
voyageurs de la terreur rose)
de René Cardona (1972) lors de son prochain festival.
Les flamants
roses qui ornent le Parc du Grand Marshall
(voir
carte du quartier universitaire,
en bas, à droite) seront doublés, voir même triplés durant la temps de cette
exposition.
L'exposition
proprement dite
Introduction
Dès qu'il a pénétré dans l'enceinte du musée, le
visiteur reçoit une copie du Manifeste du
rose,
un fort volume de 600+ pages, rédigé uniquement pour cette occasion par
George de Napierville (en collaboration avec Madame
Thérèse-Pathé Chinois-Beaulaque), où il est question du
rose
dans l'art, depuis l'époque babylonienne jusqu'à nos jours. Il y trouve
des réponses à ses nombreuses questions sur la sculpture, la peinture,
l'architecture, la danse, la musique, la littérature, le
cinéma
et les chansons traitant du rose.
Dans la salle adjacente au vestiaire, il a douze
minutes pour consulter ce volume où il s'imprègne de l'historique du
rose
et de ses manifestations à travers les âges.
Il y retrouve quelques
citations,
des extraits de Rrose
Sélavy et de
Les ténèbres
de
Robert Desnos - pas
nécessairement dans l'ordre mais, en la page dédiée à Rrose Sélavy, avec une
photo de Marcel Ducamp en Rrose par Man Ray -, des suggestions de lectures et
divers textes (poèmes, essais, pièces de théâtre en un acte, contes et
nouvelles) associés au
rose.
C'est, pour lui, une introduction à son soi qu'il
promène par la suite dans l'exposition qui l'attend dans la salle suivante.
Musique et atmosphère
La chanson - la chanson française - est à l'honneur
au cours de cette exposition.
Tout au long de son parcours, le visiteur muni
d'écouteurs (supplément) a en effet l'occasion d'entendre diverses
chansons
associées au rose.
Note :
Compte tenu du texte de certaines de ces chansons,
ces écouteurs ne sont loués qu'aux personnes ayant dix-huit ans et plus (voir
la note [1] au bas de la page sur ces passages musicaux).
Les salles, la sécurité
Une fine ligne bleue localisée à un mètre 58
centimètres du sol (la distance a été suggérée par Monsieur
Henri
Carras) sur fond
rose
(car les murs des salles seront peints en
rose
pour cette exposition - de même que les plafonds et les revêtements du sol) a
été prévue afin de guider le visiteur d'espaces en espaces et permettre la
localisation de ceux qui, vêtus de
rose voudraient profiter de l'occasion
pour se fondre dans le décor.
Des caméras, détectrices de chaleur, ont été
installées dans les moindres recoins pour assurer la sécurité de tous.
D'autres lignes, plus fines, indiquent aux visiteurs
l'emplacement des oeuvres exposées.
Parmi ces oeuvres :
Habit de grande tenue de colonel,
Caraguay
- Université de Saint-Isidor del Casso
Manteau XVIIe siècle, Japon - Collection Raymond
Tools and Die
Boubou de l'Afraghanistan, fin du XIXe - Kultur von
Afrika, Berlin
Mur en moleskine («burlap»), début du XXe
siècle - Maison de la Culture de Pointe-Saint-Charles
Vases et théières, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle -
Collection permanente du Musée
«Blue boy in rose» du peintre de la Réunion,
Jean Murat
Divers autres objets
roses dont un
ameublement complet (Woodhouse, 1952), un radio en bakelite et une guitare
repeinte pour l'occasion.
Le parcours
Dès la première salle, le visiteur est plongé dans
l'univers du rose
et il n'en sort que trente-huit minutes plus tard après avoir visité :
La salle de l'enfance avec ses hochets, ses jouets,
ses biberons et ses layettes
La salle de l'adolescence où quelques seins à peine
voilés de jeunes filles en fleur lui rappellent ses premiers amours (ou ses
premières séductions)
La salle de la maturité (20 à 35 ans) où le rose,
déjà, commence à se cendrer.
La salle du troisième âge et ses couleurs pastelles.
- Divers vêtements illustrant la vie de retraités en moyen.
La salle de l'au-delà avec ses nuages roses et sa
porte rose
(sortie).
Autres informations
Un seul prix pour tous : $45 (sauf pour les enfants
en bas-âge : $110 la paire) - Ce prix donne droit au programme, à une visite
du bureau de Monsieur Carras et, au choix : une photo autographiée de Madame Thérèse-Pathé Chinois-Beaulaque en compagnie (ou
non) de son mari ou un verre de vin rosé gratuit au
Dragon Basané.
Le budget
Largement subventionnée par la Vatfair-Fair
Foundation for the Advancement of Museum Exhibits, la Gazette de
Saint-Romuald-d'Etchemin et le Gouvernement du
Caraguay (Fondation
Lautréamont), l'exposition rose a été réalisée grâce à des dons de :
Sarto,
le Roi de la Pépine (autrefois Les Pépines Sarto), Pavageau Auto,
Pavageau Location et la
Mutuelle des
Arianistes.
Son coût total a été de
$499 000 soit $16,49 par jour du pied carré ($12.98 US). - À raison d'une
trentaine de visiteurs à l'heure, le tout, avec les produits dérivés (ballons,
chemises, souvenirs roses,
etc.) devrait s'auto-rentabiliser dans les premiers six mois.
Équipe du projet :
Les membres de l'équipe du Musée du Grand Marshall
Henri
Carras, directeur
Madame D. Chabaud de Saint-Pierre,
assistante-directrice
Manda Parent, secrétaire général
Rutila Débris,
agente de bureau aux ressources matérielles
Jo et Mike, ouvriers certifiés d'entretien
Noëlla Quintal-Desroches, technicienne aux ressources humaines
Colette Latante-Dugendre de Lorraine, agente de bureau
Pierrette Labaise-Hardy, technicienne aux ressources financières
Lisette Lesmontres-Lecoultre, agente de bureau aux ressources financières
Georges (de Napierville), responsable des montages d'expositions
Les membres du
comité de cette exposition
Sélène Vallin,
directrice des expositions thématiques sur la couleur
Thérèse-Pathé
Chinois-Beaulaque, chargée de projet
Sélène Dudos,
recherche
Les
personnes-ressources
Josiane Ledoux,
anthropologue et coloriste
Lorraine Letendre,
restauratrice de textiles (autres que polyester)
Noëlla, sa soeur,
restauratrice de polyester
Isabella Laporta,
historienne (hagiographie)
Adolphe de
Saint-Hippolythe, archéologue spécialisé en art précolombien
Monique Allard,
romancière.
Sur la
possibilité que cette exposition soit jumelée avec une exposition semblable qui
doit se tenir au Musée de la Civilisation (ville de Québec, Province de Québec)
et portant sur la couleur bleue :
(Voir le Castor de
Napierville -
édition du 7 octobre 2002)
Aucun
développement de ce côté.
Se référer à la
page sur
le rose, le fuchsia, le fangshui, la collaboration et le
zen.
[1] Le prénom de Madame
Thérèse-Pathé Chinois-Beaulaque se prononce «Tharaize-Pâté»
[2] Les toiles photographiées ici
font partie d'une série commandée à l'occasion de cette exposition suite à un
concours organisé par la Vatfair-Fair Foundation for the Advancement of Colors
in Museum et sont du peintre malgache Eric-Honssenfet Passeï-Hune.