Université de Napierville

Citations sur la couleur rose - 2

Photo à suivre


(Compilées par Madame Thérèse-Pathé Chinois-Beaulaque)

«Madame la Duchesse, qui voulait tenir Monseigneur de près, et qui connaissait le danger de l'interruption d'un continu commerce, avait, contre toute bienséance dans ses deux premiers mois de deuil, obtenu d'être de la Fête des Roses»

        (Saint-Simon, Mémoires, Ramsay, 1978, tome 8, p. 110)

 

«Son art [Cézanne] s'apparente davantage au courant positiviste de la pensée contemporaine, celui de Monet se rattachant au grand mouvement panthéiste et naturiste de la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire au rose.»

        (Pierre Faudiatioux - L'impressionisme - Denoël-Lanthier, 1981, p. 67)

 

«J'aurai trop prolongé la sieste que je fais tous les soirs en rentrant de ma promenade avec Mme De Saint-loup, avant d'endosser mon habit. Car bien des années ont passé depuis Combray, où dans nos retours les plus tardifs c'étaient les reflets rouges du couchant que je voyais sur le vitrage de ma fenêtre. C'est un autre genre de vie qu'on mène à Tansonville, chez Mme De Saint-loup, un autre genre de plaisir que je trouve à ne sortir qu'à la nuit, à suivre au clair de lune ces chemins où je jouais jadis au soleil ; et la chambre où je me serai endormi au lieu de m'habiller pour le dîner, de loin je l'aperçois, quand nous rentrons, traversé par les feux de la lampe, seul phare dans la nuit. Ces évocations tournoyantes et confuses ne duraient jamais que quelques secondes ; souvent ma brève incertitude du lieu où je me trouvais ne distinguait pas mieux les unes des autres les diverses suppositions dont elle était faite, que nous n'isolons, en voyant un cheval courir, les positions successives que nous montre le kinétoscope. Mais j'avais revu tantôt l'une, tantôt l'autre des chambres que j'avais habitées dans ma vie, et je finissais par me les rappeler toutes dans les longues rêveries qui suivaient mon réveil : chambres d'hiver où quand on est couché, on se blottit la tête dans un nid qu'on se tresse avec les choses les plus disparates, un coin de l'oreiller, le haut des couvertures, un bout de châle, le bord du lit et un numéro des Débats roses...»

        (Marcel Proust - Du coté de chez Swann)

 

«On ne pouvait pas remercier mon père ; on l'eût agacé par ce qu'il appelait des sensibleries. Je restai sans oser faire un mouvement ; il était encore devant nous, grand, dans sa robe de nuit blanche sous le cachemire de l'Inde violet et rose qu'il nouait autour de sa tête depuis qu'il avait des névralgies, avec le geste d'Abraham dans la gravure d'après Benozzo Gozzoli que m'avait donnée M. Swann, disant à Sarah qu'elle a à se départir du côté d'Isaac.»

        (Idem)

 

«Une porte entrouverte, donnant sur une salle de bains, découvrirait d'épais peignoirs de bain, des robinets de cuivre en col de cygne, un grand miroir orientable, une paire de rasoirs anglais et leur fourreau de cuir vert, des flacons, des brosses à manche de corne, des éponges. Les murs de la chambre seraient tendus d'indienne; le lit serait recouvert d'un plaid écossais. Une table de chevet, ceinturée sur trois faces d'une galerie de cuivre ajourée, supporterait un chandelier d'argent surmonté d'un abat-jour de soie gris très pâle, une pendulette quadrangulaire, une rose dans un verre à pied et, sur sa tablette inférieure, des journaux pliés, quelques revues.»

        (Georges Perec - Les choses)

 

«Ils arrivèrent à Sfax le surlendemain, vers 2 heures de l'après-midi, après un voyage de sept heures en chemin de fer. La chaleur était accablante. En face de la gare, minuscule bâtiment blanc et rose, s'allongeait une avenue interminable, grise de poussière, plantée de palmiers laids, bordée d'immeubles neufs.»

         (Idem)

 

«Publice maximam putant esse laudem quam latissime a suis finibus vacare agros: hac re significari magnum numerum civitatum suam vim sustinere non posse. Itaque una ex parte a Suebis circiter milia passuum C agri vacare dicuntur. Ad alteram partem succedunt Ubii, quorum fuit civitas ampla atque florens, ut est captus Germanorum; ii paulo, quamquam sunt eiusdem generis, sunt ceteris humaniores, propterea quod Rhenum attingunt multum ad eos mercatores ventitant et ipsi propter propinquitatem [quod] Gallicis sunt moribus adsuefacti. Hos cum Suebi multis saepe bellis experti rosae propter amplitudinem gravitatem civitatis finibus expellere non potuissent, tamen vectigales sibi fecerunt ac multo humiliores infirmiores redegerunt.»

        (Jules César - De bello gallico - 3)

 

«Un pantalon à carreaux sanglé, trop court, laissant apercevoir les chaussettes ; un veston étriqué et miteux ; non pas des pieds, des bateaux ; un énorme noeud de cravate rose géranium ; un minuscule couvre-chef en feutre déteint ; des cheveux roux ; un pif écarlate, écrasé comme une tomate, au centre d'une face blême ; des lèvres fendues au coup de sabre jusqu'aux oreilles, riant d'un rire muet. Ce rire est communicatif. Pourquoi rit-on ? On ne sait... On rit parce que lorsque Dranem rit, il faut rire, et qu'on ne peut s'en empêcher. Cet homme est grotesque ; il l'est immensément, épiquement : qu'il marche en butant à chaque pas, qu'il s'arrête et se dandine sur des jambes flageolantes, qu'il se taise, qu'il parle, qu'il se cache la tête dans un mouchoir de cotonnade, comme pour y vomir la fin de ses phrases, ou qu'il les lance au nez des spectateurs en ayant l'air de se moquer d'eux et de lui-même, une drôlerie intense jaillit de sa personne tout à la fois falote et robuste, de sa silhouette de pochard... Ce qu'il dit ? C'est à tel point inepte, plat, grossier, qu'aucun mot ne le saurait rendre... Qu'importe ! Dranem peut raconter tout ce qu'il voudra ; on l'écoute à peine, on le regarde ; on se divertit de sa grimace, de son crane en poire, de son petit chapeau pelé et râpé, des soubresauts de son corps dégingandé, de sa bouche hilare... Il rit ; et l'on s'en veut de rire, et l'on se demande pour quelle cause on rit ; et l'on ne comprend pas... ; mais on rit.»

        (Adrien Brisson - à propos de Dranem)

 

«J'eusse cru, chère Madame, que vous eussiez été assez bien pour assister à la première [de Crasibule et Pharice] mais on m'a informé que vous étiez encore alitée. Croyez-m'en désolé. J'ai su cependant que le rose était de retours sur votre admirables joues. Vous me faites signe ; j'accours, je vole pour vous présenter mes hommages.»

        (Louis Marshall dit le Bègue - Correspondance complète - Manuscrit - UdeNap - cote XVII-c-12.34)

 

«Gabriel n'était pas allé à la porte avec les autres. Resté dans un coin sombre de l'entrée il regardait vers le haut de l'escalier. Une femme se tenait presque au sommet de la première volée de marches, dans l'ombre également. Il ne pouvait voir son visage, mais pouvait voir les panneaux terre cuite et rose saumon de sa robe, que l'ombre faisait paraître noirs et blancs. C'était sa femme. Appuyée sur la rampe, elle écoutait quelque chose. Gabriel était surpris de son immobilité et tendit l'oreille pour écouter lui aussi. Mais il ne pouvait guère entendre que le bruit des rires et des débats dont le perron était le  théâtre, quelques accords plaqués sur le piano et quelques notes lancées par la voix d'un homme en train de chanter.»

        (James Joyce - The Dead)

 

«Tressez, Mignonne
  Aux doigts jolis
 Une couronne
 Voici le lys
 La
rose altière
 Et l'éphémère
 Camélia
»
        (Charles Gill
)

 

«A large rose-tree stood near the entrance of the garden: the roses growing on it were white, but there were three gardeners at it, busily painting them red. Alice thought this a very curious thing, and she went nearer to watch them, and just as she came up to them she heard one of them say, `Look out now, Five! Don't go splashing paint over me like that!'»

        (Lewis Carroll - Alice in Woderland)

 

«Envions ces deux êtres, qui purent réaliser leur idéal, et rentrons à Paris. - Nous aurons des chances d'y rencontrer notre vieille connaissance, le sympathique directeur de la prison de Montpaillard, M. Rose

        (Alphonse Allais - L'affaire Blaireau)

 

«Eurotas, Eurotas, que font ces lauriers-roses
 Sur ton visage en deuil, par la mort habité ?»

        (Casimir Delavigne - voir à : Auguste Dorchain
)

 

«Toutes les salles, chambres et cabinetz, estoient tapissez en diverses sortes, selon les saisons de l'année. Tout le pav‚ estoit couvert de drap verd. Les lictz estoient de broderie. En chascune arriere chambre estoit un miroir de christallin, enchass‚ en or fin, au tour garny de perles, et estoit de telle grandeur qu'il pouvoit veritablement representer toute la personne . A l'issue des salles du logis des dames, estoient les parfumeurs et testonneurs, par les mains desquelz passoient les hommes, quand ilz visitoient les dames. Iceulx fournissoient par chascun matin les chambres des dames d'eau rose, d'eau de naphe, et d'eau d'ange , et … chascune la precieuse cassollette, vaporante de toutes drogues aromatiques.»

        (Rabelais - Gargantua)

 

«...those speaks of croggy hills, a pink smile coming in the sky»

        (John Ruskin - Pareterita - Oxford, p.497)

 

«Une première impression un peu cauchemardesque : l'impression de rentrer dans une chambre pleine de portraits fantomatiques, aux grandes mains pâles, aux chairs morbides, aux couleurs évanouies sous un rayon de lune. Puis les yeux s'habituent à la nuit de ces figures de crypte, de cave, sur lesquelles au bout de quelque temps, un peu de rose des roses-thés semble monter sous la grisaille de la peau... Et au milieu de tous ces visages, vous êtes attirés par des figures d'enfants aux tempes lumineuses, au bossuage du front, à la linéature indécise des paupières autour du noir souriant de vives prunelles, aux petits trous d'ombre des narines, au vague rouge d'une molle bouche entrouverte, à la fluidité des chairs lactées, qui n'ont point encore l'arrêt d'un contour - des figures d'enfants regardées, en des penchements amoureux qui sont comme des enveloppements de caresse, par des visages de femmes, aux cernes profonds, aux creux anxieux, aux grandes lignes sévères du dessin de l'Inquiétude maternelle.»

        (Les Goncourt parlant d'Eugène Carrière)

«L'aube frileuse sur Marrakech. C'est vrai que le sable est rouge, que les maisons sont roses»

        (Marie-Claude Bourdon - Le temps brûle - L'arbre, 1986, p. 118)

 

«L'une des décisions majeures de ce chapitre est de substituer à la cape rayée ramenée d'Orient, une cape rose et blanche et de ce fait, de nombreuses déclarations vont porter sur l'habit : on y déclare que la cape n'est pas un élément constitutif de l'habit. Le changement apporté ne vise donc pas à modifier l'habit en tant que tel. La cape est considérée comme un signe extérieur. Elle doit comporter une capuche qui couvre aussi la poitrine, tandis qu'en dessous de cette capuche, la cape doit rester ouverte de façon à ce que le scapulaire soit clairement visible. Le scapulaire doit être porté non seulement de nuit et à la messe conventuelle, mais en permanence. Le chapitre semble avoir profité de la modification de la cape pour introduire officiellement, avec le consentement du Pape Honorius IV, le scapulaire dans l'habit de l'Ordre. Probablement que de nombreux religieux le portaient déjà comme on peut le déduire des constitutions antérieures de 1281. Il reste encore à en faire la pièce essentielle de l'habit.»

        (Texte officiel du Carmel - Histoire du scapulaire - Chapitre général de Montpellier [1287])

 


 

Finalement, pour le bénéfice de nos plus courageux lecteurs, la règle qui doit s'appliquer en cas de pluralité d'assurances en ce qui concerne les biens faisant partie de l'exposition Rose du Musée du Grand Marshall  :

 

(Vatfair, Planter, Hencourt et Associés)

 

The [Graham] Rose rule :

Where there is a policy insuring both the carrier’s or bailee’s own property and property owned by others or a policy insuring a carrier or bailee in respect of property owned by others, either directly or indirectly, is primary insurance and any other insurance placed by the bailor or owner is excess insurance, unless there is a valid written agreement or contract between the bailor and the carrier or bailee expressly providing that the property is at the risk of the bailor or that the bailor is required to place insurance on the property or mutually agreeing upon a limitation of value of the property and there is also a policy separately insuring property owned by others, the policies pay according to the following order of priority : 

 

the carrier’s or bailee’s policy pays the loss or damage to that carrier’s or bailee’s own property ; the policy separately insuring the property owned by another pays the loss or damage to that other’s own property ; and any shortfall of insurance, after exhausting the limits of insurance of the policy insuring the property of another referred to in (ii) is added to the loss or damage to property  owned by others and not separately insured, and any policy limits available under (i) are pro among the owners of such other property.

In the application of this Rule :

where there is a deductible on any policy insuring property of a bailor, such deductible, for the purpose of contribution to that bailor’s loss from the bailee’s policy, shall be treated as that bailor’s uninsured loss ;

 

to determine the amount of insurance available under the bailee’s policy to contribute to the loss of bailors, after payment of the bailee’s own loss, any co-insurance application shall be based on total values at risk on the bailee’s policy at the time of loss, including the values of uninsured property of bailors.

Providing that :

The insurer of the bailor, to the extent of the payment made by it, waives rights of subrogation against the legal liability insurer of the bailee.

(In this Rule a policy insuring a bailee’s own goods and those of other held by him on trust or on commission or on assignment or on a similar basis is insurance of the property unless the insurance is clearly expressed as liability insurance providing cover only in the event that the carrier or bailee is held legally liable therefor as a carrier bailee.)

As long as it understood that :

Insurance by a carrier or bailee on the goods of a customer (i.e. the bailor) is primary. This rule covers conflicts between "off premises" cover under fire policies, personal contents insurance and other policies held by bailors and the bailee’s insurance.

Claims filed by the bailor’s insurer with the insurer of the carrier or bailee after payment or an advance have to recognized to the same extent as if directly presented by the bailor through the carrier or bailee in order to fulfil the purpose of ths Agreement.

Example 1 :

Bailee carries bailee’s customers insurance for $20,000

Bailor (customer) carries personal contents insurance for $5,000

Loss to bailor’s fur coat worth $4,000

Bailee’s policy is primary and pays the loss in full.

Example 2 :

Same example as in above except the bailee’s policy contains a $2,000 deductible.

Bailee’s policy pays $2,000

Bailor’s policy pays $2,000

Example 3  :

Same example is a above  except that bailor has signed a written contract limiting the value of the goods bailed to $1,000

Bailee’s policy pays $1,000

Bailor’s policy pays $3,000

 

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Sinon, voir à : Pindare

 

Ou encore à : Ti-mé Picard


Pour les dernières nouvelles concernant l'UdeNap :

Voir : Le Castor™ - L'organe officiel de l'UdeNap (édition courante)

(c) - Sauf : citations, extraits sonores, (certaines) photos et autres fichiers :
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101 esplanade du Grand Marshall,
Napierville, Québec, Canada J0J 1L0


Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Herméningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son Éminence) - Inferna Mieli (Ms) et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru