Université de Napierville

Caraguay

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Les grands partis politiques

(Texte de Siméon-Polycarpe Edwards [1])


El Partido de la Libertad del Caraguay (PLC)

Le PLC peut se targuer d’être le seul parti national au pays. Il a effectivement un rayonnement d’un bout à l’autre du Caraguay. Il est imprégné dans l’esprit d’un nombre non négligeable de Caraguayens de chaque province et territoire. Il possède une moyenne d’appuis généralement de 30% à la grandeur du pays avec un minimum à 20% en Laurentia et un maximum de 40% en Antaria. Il est généralement vu comme le seul parti pouvant résister au mouvement souverainiste laurentien (Bloco Laurentio au fédéral et Partido Laurentio dans la Laurentia). La Laurentia regorgeant de ressources naturelles et pouvant, aux yeux de plusieurs, subvenir à ses propres besoins, est très précieuse, économiquement, aux autres Caraguayens. Seul un gouvernement fort du PLC semble être en mesure d’instaurer une crainte suffisante chez les souverainistes mous de la Laurentia. Notons d’ailleurs que la Laurentia a déjà tenté à deux reprises de se séparer du Caraguay, sans succès car les ténors fédéralistes (Johannes et de la Bohemia en 1980, Johannes et Otro en 1995) ont toujours su effrayer suffisamment la population laurentienne les faisant ainsi reculer à la dernière minute.

Le PLC défend le principe de base que tous les Caraguayens devraient être libres, sauf peut-être économiquement car le PLC est excessivement riche grâce à des hausses d’impôts répétées et le transfert de responsabilités aux provinces, sans les moyens financiers les accompagnant.  D’ailleurs, après des hausses respectives des impôts fédéraux de 3%, 4%, 2%, 4% et 3% lors des cinq dernières années, le gouvernement fédéral a enregistré des surplus de 8 milliards en 2002, 9 milliards en 2003, 11 milliards en 2004 et on s’attend à 15 milliards de cuarinis [2]  pour la fin de l’exercice 2005. 

Le PLC a bien pris soin d’écouter les Caraguayens qui réclamaient un retour de cet argent. Il a en effet créer d’importants programmes, empiétant au passage sur les compétences des provinces mais comme c’était dans l’intérêt des Caraguayens, tous applaudirent. La liberté des Caraguayens s’est donc constamment améliorée dans les dernières années. Ainsi, jusqu’à tout récemment, les Caraguayens pouvaient choisir entre plusieurs agences postales pour livrer et recevoir des envois nationaux et internationaux. Grâce au PLC, ils sont maintenant libres de choisir entre Postes Caraguay ou ne pas envoyer ou recevoir des lettres ou des colis. Ils avaient également le choix entre plusieurs détaillants de vins et spiritueux alors que maintenant, ils sont libres de choisir entre la Société des Alcools du Caraguay (SAC) ou ne pas boire. Et la liste des libertés du genre offertes par le précédent et l'actuel gouvernement du PLC est longue. 

Le PLC est dirigé par l’on-ne-peut-plus-honorable Paolo Maerten, magnat du domaine de l’aviation avec sa compagnie Caraguayian Air Line (CAL). Vu par plusieurs comme un véritable requin de la finance, il est normal que la population veuille d’un homme comme lui à la tête du Caraguay car sa capacité de négocier mais surtout sa ruse font de lui un homme craint par ses adversaires politiques et par les autres chefs d’État. Notons à ce propos qu’il a fait créer une loi à son arrivée comme ministre des finances en 2000 stipulant que toute compagnie caraguayenne établie au Belize n’aurait pas à payer d’impôt au Caraguay. La même année, ses fils, sa femme, sa mère, son beau-frère et son grand-oncle, tous désormais propriétaires de la CAL, preuve qu’il n’avait plus aucun lien avec cette compagnie, déménageaient le siège social de l’entreprise à Belmopan. Malgré les questions de journalistes y voyant un certain conflit d’intérêt, le dossier a  rapidement été clos, les Caraguayens ayant compris que bien que sa compagnie allait sauver plus de 150 millions de cuarinis en cinq ans, cela avait été fait dans leur intérêt et sans que Paolo Maerten ne se soit enrichi d’un seul centi.

Le parti de la Libertad del Caraguay est toujours à l’écoute du peuple. Se basant sur les sondages d’opinions, leurs idées s’adaptent au gré des saisons, à mesure que la mentalité de la population change. Normal car leur but premier est toujours de se faire réélire lors de la prochaine élection. Ensuite, vient la gouvernance.

Enfin, Paolo Maerten est appuyé par de fortes personnalités politiques à l’intérieur de son parti dont sa vice-première ministre Anna Macarena, son ministre des finances Raul Benecerveza, le ministre des affaires étrangères, Piedro Pocogro,  le ministre de l’environnement Esteban Diòn, le ministre des transports Juan Lapierra et le ministre des travaux publics Escotto Brunto. Chacun d’entre eux est excessivement respecté partout au Caraguay à l’exception des ministres Pocogro, Lapierra et Diòn qui sont parfois perçus comme des traîtres par les séparatistes laurentiens, étant tous trois issus de la Laurentia.

El Partido Christiano

Le Partido Christiano (PC) a été formé vers la fin de l’année 2004 alors que les forces de droite ont décidé de s’unir pour pouvoir faire front commun contre le Partido de la Libertad del Caraguay (PLC) du Premier Ministre de l’époque Django Evan del Johannes et maintenant Paolo Maerten. Le Partido Progessisto-Conservativo avait été scindé au début des années 1990 alors que les tenants d’une plus grande droite sociale avaient fondé le Partido Reformo (PR). Les deux entités se sont donc regroupées et Esteban Arapa est sorti vainqueur d’une course à la chefferie au printemps 2005. Ses deux adversaires étaient Belinda Ucanbaïmi, fille du magnat des pièces de charrettes Franco Ucanbaïmi ainsi que Antonio Clemente, ancien ministre de la santé de l’Antaria.

Le parti doit faire face à des attaques répétées de la part des syndicats et du PLC, notamment sur leurs positions sur la peine de mort, l’avortement ou leur appui aux politiques des États-Unis. Leur discours porte pourtant sur d’autres sujets, principalement, les baisses d’impôts, la décentralisation du gouvernement fédéral, la libre entreprise, un système de santé où le privé aurait sa place de façon à ce que les Caraguayens ne meurent pas sur des listes d’attente du système public et la messe obligatoire le dimanche matin pour tous les Caraguayens. 

Pour une raison quelconque, il semble que M. Arapa ait de la difficulté à faire passer son message dans les médias. Il a déjà déclaré que c’était peut-être parce que les médias étaient syndiqués, de gauche et mangeaient dans la main du gouvernement. Le Président du regroupement des Médias du Caraguay, Pietro Carlo Pedalo a tôt fait de rétorquer que les idées du PC n’avaient tout simplement pas la cote des Caraguayens et que c’était pourquoi on ne lui donnait pas de temps d’antenne. Il avait ajouté seuls le PLC et lui-même étaient les mieux placés pour juger de ce qui était bon pour les Caraguayens

Néanmoins, le PC de même que le Bloco Laurentio (BL) sont à l’origine des questions sur les publicités fédérales dans la Laurentia qui ont fait que la Vérificatrice générale, Mme Consuela Frasero a dû enquêter pendant de longs mois sur le sujet. Son rapport devrait suivre sous peu [3].

Esteban Arapa, économiste de carrière est entouré d’une forte équipe, principalement des anciens du PR comme Monte Soleberga, Diana Abloncza ou Estoco Benedaï, mais aussi de gens comme Mme Ucanbaïmi qui a décidé de se joindre à lui malgré sa défaite lors de la course à la chefferie ou Pietro Macayo, ancien chef du Pardido-Conservativo issu de la province de Nova-Catalagna, actuellement son bras droit.

El Neo Partido Equalidad

Le Neo Partido Equalidad (NPE) est surtout composé d’anciens chefs de ce parti. À tous les cinq ans, en moyenne, on change de chef, espérant que le nouveau fera passer le parti au-dessus de la barre des 20% et qu’à l’élection suivante, le parti récoltera les six députés requis pour garder le statut de parti officiel. En ce moment, les six membres du parti sont le chef Tiago Latani, l’ancien chef Edouardo Brodabente, l’ancienne chef Alexa Macadana et les députés de toujours Rita Wasylicia-Leis, Yvono Godino et Billo Blako.

Ce parti a toujours été considéré comme progressiste. En effet, au Caraguay, on emploie le mot progrès en politique pour désigner les idées de gauche qui font que le gouvernement central est tout-puissant, impose sa vision au peuple tout en allant lui chercher le maximum de deniers dans sa tirelire. Cela finit par mener des pays à s’apparenter à l’ancienne Europe de l’Est ou à Cuba et donc à connaître le progrès, notamment par des avancées technologiques fulgurantes. D’ailleurs, n’y avait-il pas un Cubain qui prétendait avoir inventé le La-Z-Boy en 2002 ?  Le parti progressiste au pouvoir dans son pays y était sûrement pour quelque chose dans cette percée technologique.

Donc, tout ce qui est hausse d’impôts, hausse des dépenses en santé, éducation, environnement et autres lois socialisantes est le dada des Neo-Equalidades. Pour eux, toute entreprise devrait appartenir à l’État et tous les profits de cette entreprise devraient être distribués à ses travailleurs, eux-mêmes devant gagner un salaire similaire à celui des dirigeants de l’entreprise. De cette façon, on peut atteindre une égalité pour tous et tous peuvent aspirer au même bonheur, ni plus, ni moins !

Les députés du NPE vont main dans la main avec les chefs syndicaux du pays, prétendant tous deux représenter le peuple. Notons d’ailleurs ici que dans la province de Laurentia, une loi prévoit que toute personne qui arrive dans une entreprise syndiquée est tenue de se syndiquer. De cette façon, on protège la liberté d’association de tous les employés. On bafoue peut-être la liberté individuelle du nouvel arrivant mais qu’importe, tout le monde sera égal et c’est ce qui doit primer sur tout le reste. Cette loi, votée à la fin des années 1960, est communément appelée la formule Rando. De la même façon, toute personne qui arrive au Caraguay d’un pays d’Afrique de l’Ouest dont le prénom de la mère commence par un K ou un Z doit devenir membre du NPE. Ceci conformément à un amendement à la loi de l’immigration du Caraguay votée en 1987 alors que le NPE avait obtenu ce gain, étant à son plus fort historique avec 17 députés. Cette loi est communément appelée la formule Brando.

Le NPE fait habituellement des gains dans les Centre-ville des grandes villes comme Taranta en Antaria, Bancubierce en Malaise-Espagnole et dans les villages ruraux du Monatibo et de la Sasakatochewana. Mme Macadana est réélue depuis plusieurs années en Nova-Catalagna alors que M. Godino l’est aussi dans la province voisine du Novo-Bronosovico. Seules la Roberta, la Laurentia et Terra-Nova semblent insensibles au discours du parti parmi les provinces. Sans oublier la Isla del Princio Antonio qui élit deux députés du côté du gouvernement depuis 1964. Enfin, les trois territoires : Yokono, Territorios del Suro-Esto et le territoire indigène du Mimivat n’y ont jamais de candidats.

El Bloco Laurentio 

Ce parti a vu le jour au début en 1990 après l’échec des négociations du Lago Micho. Ces négociations avaient pour but de s’entendre sur un renouveau constitutionnel, notamment en donnant un statut particulier à la province de Laurentia. Ces négociations ont échouées par le retrait des premiers ministres de Terra Nova et Monatibo, MM. Wallas et Arapa (aucun lien avec le chef du PC). Anéantis, un lieutenant du Général de la Bohemia, Juan Lapierra (présentement ministre des transports sous le gouvernement du PLC) et le Progressisto-Conservativo Luciano Bocardo fondent El Bloco Laurentio. Le but du parti est de représenter les Laurentianos qui se disent différents des autres Caraguayens. Le parti travaille main dans la main avec son penchant provincial du Partido Laurentio.

Dès la première élection où le parti est présent, soit en 1992, le parti fait élire 27 députés sur les 38 sièges de la Laurentia. Le mouvement s’essouffle après le référendum perdu de 1995 mais depuis que le député Yislan Lebello a commencé à trouver des irrégularités dans le programme de publicité du gouvernement fédéral, la faveur du public envers le Bloco prend de l’ampleur. L’enquête sur les lois votées par Paolo Maerten qui avantagent les compagnies de sa famille - et non les siennes - aussi menée par un député du Bloco, avait aidé le Bloco à remonter dans les sondages. En ce moment, à quelques jours de la publication du rapport Frasero (voir la note 3), le parti obtient l’appui d’une large partie de la Laurentia. Notons d’ailleurs que le parti n’est présent qu’en Laurentia.

Le programme du parti se résume à deux articles. L’article premier est de réaliser l’Indépendance de la Laurentia. Le deuxième et dernier article consiste à voter sur les lois fédérales en fonction des intérêts des Laurentianos, de façon à réaliser le premier article.

Le chef incontesté en est Angel Dossep, fils du célèbre comédien laurentiano Juan Dossep. Il est appuyé par de gros noms de la politique caraguayenne, notamment Mikaël Gaodio, Maka Kotto (comédien immigrant sénégalais que l’on a pu voir, entre autres, dans le telenovelo Virginia) et Sergio Menardo (ancien policier). 

Les premiers députés élus du parti avaient dit que l’on jugerait de l’efficacité et de la valeur du parti par le peu de temps qu’il demeurerait actif, soit jusqu’à la séparation de la Laurentia. Depuis sa création, il y a 15 ans, il y a eu un référendum, en 1995, perdant.

[1] on prononce «Edouardz»

[2] cuaranos (environ 1,2 Euro)

[3] automne 2005

 

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et à cuarani (littérature caraguayenne)

 

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