Nos toujours très curieux lecteurs seront peut-être surpris d'apprendre qu'il existe, en plus de plusieurs autres Nicéphore sur lesquels nous revenons à l'instant,
pas moins de trois saints Nicéphore (dont deux frères jumeaux martyrisés le même jour) et une sainte Nicéphorette, vierge et martyre (enfin : vierge au début de son martyre).
Le plus important des saints Nicéphore, Niképhoros (Constantinople,
vers 758 - mort en exil en 829) fut patriarche de Constantinople de 806 à 815. - Secrétaire de l'impératrice Irène, commissaire impérial au deuxième concile de Nicée (787), il fut appelé à
cet important poste mais son hostilité aux iconoclastes lui valut la disgrâce auprès de Léon V, dit Léon l'Arménien (par opposition à Léon de Lyon ou même Léon de Bruxelles), le cinquième
des Léon d'Orient (sur une série de six). - Ce Léon fut à la base de la deuxième querelle des Images (815-842).
Les deux autres saints Nicéphore, fêtés le 9 février, furent martyrisés (séparément mais le même jour) vers 260.
On doit l'invention de la photographie à Nicéphore Niépce (né à Chalon-sur-Saône en 1765, mort à Saint-Loup-de-Varennes en 1833) qui, vers 1826-1827, à partir
de nombreux tests de photosensibilité qu'il effectua sur diverses matières, notamment le bitume de Syrie (on dit aussi bitume de Judée), sorte d'asphalte qui flotte sur la surface de la mer Morte,
tira les premiers clichés.
Les frères Nicéphore et Télesphore Gravel tinrent longtemps une salle de danse à Sainte-Apolline-de-Patton (Chaudière-Appalaches) que les
frères Legris sont souvent venus visiter.
Nicéphore était le surnom de plusieurs divinités dont Zeus et Athéna.
Trois empereurs byzantins portèrent le nom de Nicéphore : Nicéphore I, le Logothèque (mort massacré avec son armée par le khan Krum en 811), Nicéphore II
Phocas (assassiné dans son château de Boucoléon par Tzimiskès en 969) et Nicéphore III Botanéiatès (renversé en 1081 par Comnène qui le relégua dans un couvent).
Finalement, signalons Nicéphore de Chartres (1598-1676) auteur d'une tragédie en sept actes et dix-huit tableaux intitulée Nabuchodonosor l'infâme dont
le librettiste T. Solera allait s'inspirer pour son Nabucco, opéra de Giuseppe Verdi (1842).