Sculpteur, peintre,
architecte, poète et dessinateur de costumes italien, né à Caprese, près
d'Arezzo, en 1475, mort à Rome 1564.
On lui doit notamment plusieurs marbres dont :
- la Pietà, le David (Florence)
- les tombeaux de Julien et
Laurent II de Médicis (le père de Catherine) dans la nouvelle sacristie
qu'il édifia pour San Lorenzo (à Florence également, vers 1520 - 1533)
- les diverses statues destinées au tombeau de Jules II (les pathétiques Esclaves du Louvre [vers 1513 - 1516
- le Moïse [vers 1515,
église S. Pietro in Vincoli à Rome]
- la Victoire [Palazzo Vecchio
de Florence])
- les fresques de la chapelle Sixtine
- la partie sous
coupole de la basilique Saint-Pierre de Rome (à partir de 1547)
- d'autres
travaux d'architecture dans la ville papale, dont l'ordonnance de la
place du Capitole, etc., etc.
À son propos, notre correspondant Samuel Clemens, de retour d'Italie (mars 2002)
nous signalait que, «grand admirateur du puissant génie de cet homme,
supérieur en poésie, en peinture, en architecture, en sculpture, supérieur dans
tout ce qu'il a entrepris, il en a eu «jusque là» de se faire servir
Michel-Ange à toutes les sauces, à déjeuner, au lunch, à dîner, pour le thé,
pour le souper et entre les repas.»
Voici son texte :
«À Gênes,
toutes les oeuvres d'art sont de lui. À Milan, tout est de lui ou de ses
élèves. Il a fait les plans du lac de Côme. À Padoue, Venise, Vérone, Bologne,
de qui nous parlent les guides, si ce n'est de lui ? À Florence, tous les
tableaux sont de lui ainsi que tous les monuments. Ceux dont par hasard il n'a
pas dessiné le plan, il avait coutume d'aller s'asseoir en face, sur une
pierre, et de les regarder tristement ; et l'on nous montre la pierre. À Pise,
tout est de lui, excepté la tour penchée qu'on lui aurait tout de même
sûrement attribuée si elle s'écartait pas si outrageusement de la verticale.
Il a fait le plan des jetées de Leghorn et de la douane de Civitavecchia. À
Rome, c'est encore pire. Il a fait les plans de Saint-Pierre, du pape, du
Panthéon. Il a dessiné les uniformes des soldats du pape. C'est lui qui a
construit le Tibre, le Vatican, le Colisée, le Capitole, la roche Tarpéienne,
le palais Barberi, Saint-Jean de Latran, la voie Appienne, les sept Collines,
les bains de Caracalla, l'aqueduc de Claudius, la Cloaca Maxima. Cet intrigant
a bâti toute la ville éternelle, et si les hommes et les livres ne sont pas
d'effrontés menteurs, il a peint tous les tableaux qui s'y trouvent. [...] Au
Vatican, on nous a montré la grande fresque de la chapelle Sixtine, et des
fresques et des fresques, de quoi décorer tout le firmament. Et toujours de
Michel-Ange...»
Monsieur Clemens
doit sans doute exagérer quelque peu mais le temps et les moyens nous manquent
présentement pour organiser une expédition avec chaises à porteur, vivres, etc.
pour aller vérifier ses allégations sur place. - Que le voyageur se
dirigeant dans ces coins-là soient néanmoins sur ses gardes, Monsieur Clemens
n'étant pas d'un naturel blagueur.
[1] Nous désirons signaler à nos auditeurs non-francophones que Michel-Ange se
prononce mikel comme dans nickel et
non michel comme dans Chétif.
|