Université de.
Napierville
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Antonio de la Gandara



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Peintre français né à Paris en 1861 [1], mort dans cette ville le 30 juin 1917. Très jeune, en 1876, il entra à l'école des Beaux-Arts et y fut, jusqu'en 1880, élève de Gérome. Son admiration allait cependant aux portraitistes d'Espagne et d'Angleterre. La famille de son père étant espagnole et celle de sa mère anglaise, il allia dès ses débuts ces deux cultures et donna ainsi le caractère si particulier à ses oeuvres.

Il envoya au Salon des Champs-Élysées de 1883 un Saint-Sébastien mais resta presque dix ans sans exposer à nouveau.

En 1892, il fit une rentrée éclatante en exposant en même temps des portraits de la comtesse de Greffulhe, du prince de Sagan, du prince de Polignac et du prince Borghèse. Cela en fit le portraitiste favori de toute l'aristocratie, métier qu'il exerça jusqu'à sa mort.

Le critique Tristan Leclère écrivait sur lui :

«Dans les premières oeuvres de la Gandara, on rencontre des empâtements qui, malgré leur modération, pourraient faire songer autant à Zurbaran qu'à Vélasquez. N'ayant pu retrouver le métier de ce dernier, dont les larges coulées de couleur, selon qu'elles couvrent entièrement la toile ou  la laissent paraître, donnent des valeurs plus ou moins foncées et un modelé d'une simplicité extrême, Antonio de la Gandara assouplit son exécution en réservant les pâtes ou les demi-pâtes pour les parties claires des visages et des mains en n'employant que des jus colorés pour les parties sombres. Il se rapprochait ainsi de la méthode de travail des maîtres anglais comme Thomas Lawrence. Parmi les peintres modernes, son aîné, James Whistler, formé aux mêmes écoles, lui indiquait la voie.

On peut suivre cette évolution vers la sobriété des moyens dans la suite des portraits exposés au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts : le comte de Montesquiou (1893) - (Musée d'Azay-le-Ferron) - , la princesse de Chimay (1894), Sarah Bernhardt, Rose Caron, Paul Verlaine (1895), Madame Rémy Salvator, Henry Fouquier (1899), Mademoiselle Morlet, Paul Escudier (1901). La présentation des personnages est en général d'une grande aisance ; les attitudes sont naturelles, sans mouvement inutile ; elles confèrent aux oeuvres de l'artiste beaucoup de noblesse et de style.»

(Larousse Mensuel Illustré - No. 128 - Octobre 1917)

Les succès du portraitiste furent immenses mais ont malheureusement éclipsé ceux du paysagiste : la Colonne (1899), le Bassin (1902), la Statue de Mme de Montpensier (1909) (trois vues du Luxembourg), la Statue d'Apollon (1914) (Versailles), Notre-Dame, la Place de la Concorde, la Place des Victoires (1913) etc.

Ses portraits sont trop nombreux pour être énumérés un à un.

Parmi ceux non mentionnés ci-dessus, mentionnons ceux de Polaire, d'Anna de Noailles, de la grande-duchesse de Mecklembourg, de Mme Gabrielle d'Annunzio, de Madame Renée Nagelmakers, de Mademoiselle Dolley, de Lina Cavalieri, de Jean Moréas, de Mlle Jeanne Renouard, de Gabriel d'Yturri (voir ci-dessous), de Jean Lorrain, de Leconte de Lisle, de Rodolphe Salis, de Romaine Brooks, de Liane de Pougy, d'Ida Rubinstein du comte Anne-Jules de Noailles, etc.

William Ritter écrivit à sa mort, en 1917 (Figure d'Artiste – Antonio de la Gandara) :

«Antonio de la Gandara, artiste que l'on a qualifié de mondain parce qu'il fut peintre du grand monde, c'est vrai - mais il le fut de l'intellectuel peut-être tout autant - était en réalité un maître réfléchi, profond et silencieux dont l'art fait honneur à notre époque à la façon de celui des vraiment grands

Le Grand Marshall qui fit sa rencontre, en 1895 (voir chronologie - Grand Marshall), dit de lui qu'il était parfaitement distingué ;  et distingué dans une sorte de tranquillité qui découlait à la fois d'une grande intensité et d'un calme parfait. «C'est, écrivait-il dans son journal,  un grand ; un grand comme il ne s'en fait plus ; un grand d'Espagne. J'ai bien peur cependant que sans ce support physique, cette présence de tous les instants, son oeuvre qu'on ne saurait concevoir sans lui, perde une grande partie de sa qualité quand il ne sera plus là.»

Jean-Jacques Lévesque (Les années de la Belle Époque - ACR Édition - 1991) écrit quant à lui :

«Un mélange de respect des traditions, d'un savoir-faire d'atelier, et une audace impétueuse (à rapprocher de celle de Boldini) concourent à situer la Gandara en marge des courants historiques, comme une figure d'anecdote, un chroniqueur de la société de son temps à travers les portraits idéalisés de ceux qui posaient dans son atelier [....] Jacques-Émile Blanche, lui-même considéré comme un portraitiste mondain, s'interroge sur cette pratique


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Gabriel d'Yturri par la Gandara

(Cliquer sur les photos pour agrandir)

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Portrait de madame Louise Rosenau

Musée du Petit Palais, Paris

(Cliquer sur la photo pour agrandir - 225K)

 

Pou de plus amples renseignements :

 

http://www.lagandara.fr/


[1] La plupart des sources consultées indiquent, pour l'année de sa naissance, 1862. Monsieur Patrick Van de Velde, un fidèle lecteur et arrière-petit-fils d'Antonio de La Gandara, nous rapporte cependant que son arrière-grand-père serait né à Paris le 16 décembre 1861 (et non 1862) à 11 heures du matin, chez ses père et mère, rue Taitbout n° 75 selon l'acte de naissance dressé par le 9ème arrondissement de Paris le 18 décembre de la même année.

Notes supplémentaires :

20 mai 2002 :

En réponse à ce qui précède, Monsieur Gabriel Badea-Päun de Paris nous a informé qu'il était à rédiger Le Catalogue raisonné de l'oeuvre peint et dessiné d'Antonio de la Gandara (thèse à Paris IV-Sorbonne, sous la direction de M.Bruno Foucart) et que, malheureusement, il a été incapable de localiser jusqu'à ce jour le portait du prince de Polignac. Ses recherches auprès des descendants d'Edmond de Polignac n'ont donné aucun résultat, les seuls dessins reliés à l'exposition de 1892 chez Durand-Ruel (où cette toile a été, pour la première fois exposée) et qui ont pu être retracés ayant été les portraits de Robert de Montesquiou et d'Yturri restés dans la descendance de la comtesse Greffulhe.

 

17 décembre 2007 :

Au sujet de Monsieur Gabriel Badea-Päun, nous recevions, le 15 décembre dernier, de la part de Monsieur Xavier Mathieu, le webmaster du site cité ci-dessus (à visiter, soit dit en passant) et l'auteur d'une biographie de La Gandara (à paraître), le communiqué suivant :

«[Monsieur,]

Vous trouverez ci-dessous un résumé épilogue du différend qui s‘est installé entre M. Badéa-Paûn et la famille du peintre Antonio de La Gandara et plus particulièrement avec Xavier Mathieu.

En 2000, la famille d‘Antonio de La Gandara eut l‘occasion de se réjouir qu‘un étudiant entame une thèse sur la carrière de ce grand peintre méconnu.

La famille de l‘artiste autorisa M. Badea-Paün à accéder à ses collections, à sa bibliothèque et à ses archives (actes d‘état civil, photos, lettres autographes etc.). Deux collectionneurs parisiens identifiés à cette époque l'accueillirent de la même manière.

A partir de l‘été 2003 pourtant, M. Badea-Paün indiqua son manque d'enthousiasme pour les initiatives familiales visant à poursuivre leurs recherches sur le peintre. Malgré un soutien ininterrompu, une alimentation continuelle sur les dernières découvertes et des encouragements, for est de constater que l'étudiant commença, en 2005, une campagne de dénigrement me portant préjudice auprès de divers correspondants, malgré les appels à raison qui lui furent envoyés par d'autres membres de la famille. Ils devinrent eux-mêmes destinataires d'une correspondance peu agréable de M. Badea-Paün.

Le 8 juin 2005, en collaboration avec la famille, j'ai ouvert un site Internet dédié à l‘artiste (http://www.lagandara.fr). La soutenance de la thèse de M. Badea Paun ce dont la famille ignore toujours le contenu puisque l'étudiant nous en a interdit l'accès, était annoncée pour le 18 du même mois.

M. Badea-Paün écrivit alors plusieurs menaces non argumentées. Une action par la voix d‘un avocat l'invitant à se calmer fut engagée en décembre 2005. Quelques semaines plus tard, une diffamation flagrante me concernant fut trouvée par hasard sur Internet. Elle arguait que la thèse de M. Badea-Paun était plagiée et qu‘une plainte avait été déposée contre moi pour vol de propriété intellectuelle. J'ai entamé une action en diffamation fin janvier 2006.

Plusieurs mois plus tard, en mai 2006, M. Badea-Paün porta en effet plainte pour vol. Après enquête préalable des services de police, cette plainte fut jugée irrecevable. Le procureur de la république la classa sans suite à l‘automne 2006, concluant ainsi qu‘il n‘y avait pas plagiat et que l‘existence du site Internet éponyme n‘avait pas lieu d‘être condamnable ou remise en cause.

La plainte en diffamation contre M. Badea-Paün fut jugée le 2 octobre 2007 par le tribunal correctionnel de Paris. Le ministère public dans ses réquisitions a constaté les faits reprochés et proposé la condamnation. L‘inculpé plaida la bonne foi. Celle-ci n‘a pas été reconnue. Dans le délibéré prononcé le 6 novembre 2007, M. Badea-Paün a été condamné et mis en garde par le président du tribunal sur toute récidive qui viendrait alourdir la peine prononcée. Le jugement est annexé au présent courrier.

Le 4 octobre 2007, M. Badea-Paun fit parvenir sans commentaires à la famille du peintre le rapport du jury sur la soutenance sa thèse où il est clairement indiqué que La Gandara n‘a pas eu de famille pour travailler à sa mémoire - qu‘il n‘y avait pas de documents d‘époque le concernant - qu‘il n‘y avait aucune archive et que ni les descendants de l‘artiste, ni les collectionneurs, n‘ont collaboré avec l‘étudiant dont ils auraient bloqué les recherches.

Les destinataires de cette lettre sont ainsi informés in fine de la démarche familiale d‘une part, et de l'attitude regrettable de M. Badea-Paün.

Les descendants d'Antonio de La Gandara ont été avertis du contenu de cette lettre et ont exprimé leur accord quant à sa distribution.

                                     xavier.mathieu@wanadoo.fr website : http://www.lagandara.fr »

Nous joignons (format .jpg) une copie du jugement :

À noter que si Monsieur Gabriel Badea-Päun, aujourd'hui docteur en Histoire de l'Art, semble, selon ce qui précède, s'être désintéressé de La Gandara, il a publié en novembre 2007, chez Citadelles et Mazenod, un ouvrage intitulé «Le portrait Mondain à la Belle Époque», chez Thames & Hudson (Londres) , en collaboration avec l'historien Richard Ormond, «The Society Portait, Painting, Prestige and the Pursuit of Elegance» et chez Vendome (New York) «The Society Portrait, from David to Warhol». - Quant à sa thèse sur La Gandara, elle a été soutenue à la Sorbonne, en 2005. - On trouvera, par ailleurs, la liste de divers autres oeuvres ou articles de Monsieur Badea-Päun en la page Wikipédia qui lui est consacrée.

                                         

29 décembre 2007

En rapport avec ce qui précède le Docteur Gabriel Badea-Paün nous a fait parvenir une copie du rapport de sa soutenance de thèse avec demande de la publier .

La voici (format .jpg) - Cliquer sur chaque page pour agrandir (et lire).

     

Voir à Montesquiou-Fezensac, Sarah Bernhardt, comtesse de Greffuhle, Rodolphe Salis, etc.

 

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