Un peu d'histoire :
Plusieurs calendriers ont existé depuis l'existence
de l'humanité : les calendriers solaires, lunaires, les calendriers de crus de
fleuves, de marée ou même, chez certaines peuplades de l'Océanie, des
calendriers basées sur les occultations d'étoiles. - La plupart sont tombés en
désuétude : le calendrier malgache, par exemple, avec ses journées de
trente-six heures et ses années de 243 et de 244 jours (alternativement), ou
encore le calendrier bosniaque avec ses 13 mois de 28 jours et qui fut
longtemps en retard par rapport au calendrier julien et le célèbre calendrier
d'Épiphonème de Thalos avec ses 21 mois et demi (de 17 jours). - D'autres demeurent quoique de moins
en moins répandus : le calendrier hébraïque qui ne sert guère plus que lors de
cérémonies religieuses, le calendrier chinois (horoscope) et le presque ignoré
(sauf par les historiens) calendrier républicain.
Aucun, y compris le grégorien (adopté en 1582 par
Rome, l'Espagne, le Portugal et la France - quoique, dans ce dernier
cas, avec six mois de retard - et puis successivement par l'Angleterre et la
Suède en 1752 et, puis près de nous, par la Russie orthodoxe en 1918 et la
Grèce en 1923), n'eut cependant l'impact que produisit, en 1902, l'adoption
par l'Université de Napierville du calendrier Marshall dont l'utilité
cependant ne concerne que la datation des séismes.
Le calendrier Marshall
Basé sur le principe qu'au moment de la mort de
Jésus-Christ le grand voile du Temple de Jérusalem se soit fendu en deux
(évidence certaine d'un séisme), le calendrier Marshall débute en l'an 29 du
calendrier grégorien, le vendredi saint de chaque année, à quinze heures,
précises, GMT + 5 puis, depuis cette première date, le vendredi saint de
chaque année, ses années ayant en conséquence entre 331 et 399 jours - Pâques
pouvant tomber, au plus tôt, un 22 mars et au plus tard un 25 avril - et ses
journées, 24 heures, 1 minute et 58,9863 secondes pour tenir compte des années
bissextiles de cet autre calendrier jusqu'en l'an 12 027. - Voir à Pâques.
Assorti à ce calendrier, une table permet de
rapporter les dates ainsi calculées au calendrier grégorien d'où cette
tradition, à l'Université de Napierville, de ne citer que ces dernières dans
ses travaux.
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