Dans son opuscule sur les silencieux («Mufflers, Their Use and Misuse»
- Presses de l'UdeNap, 1992), un aimable collaborateur, grand donateur et ami
de l'Université de Napierville depuis des années,
Alcide «Slow Drag» Pavageau, n'hésite pas à faire le lien entre Konstantine Edouardovitch Tsiolkovski, le
Grand Marshall et
Joseph Pujol,
jugeant que «l'Histoire, avec un grand "H", cette abrutie par excellence,
précise-t-il, n'a jamais su, selon lui, associer les bonnes causes avec les bons effets.» - Parmi
les exemples qu'il donne, citons le rapport entre l'omelette espagnole et Christophe Colomb, celui entre les baisses de température au Moyen-Âge et le froid durant la même période, la
disparition des robes à crinolines et l'invention des tourniquets dans le métro, etc., etc.
Son point de vue est de plus en plus partagé par une masse croissante d'hommes de science parmi lesquels il est inutile de nommer le Professeur et ses élèves.
Sans plus tarder, donnons donc des détails sur cet illustre russe qui, rappelons-le, en 1892, déjà, était en communication avec le Grand Marshall :
Il est né à Ijevskoï en 1857.
Largement autodidacte, il devint vite professeur de mathématique (1880) puis dès 1883, il commence par exprimer sa conviction que seule la propulsion par réaction
permettra de réaliser des vols dans l'espace mais ses écrits sont jugés peu sérieux.
En 1892, ayant entendu parler de lui et ayant rendu visite à Joseph Pujol à Paris, le Grand Marshall lui fit part de ses commentaires dans une correspondance aujourd'hui
perdue au cours de laquelle il lui avoue que sa théorie n'est pas sans mérite.
En 1903, Tsiolkovski publie enfin, son ouvrage majeur :
Exploration des espaces cosmiques par des engins à réaction où se trouvent énoncés pour la première fois les
lois du mouvement d'une fusée.
Dans une série de mémoires ultérieurs, il développe ses idées abordant tous les problèmes associés à l'homme dans l'espace et propose des innovations qui débucheront
sur l'exploration cosmique, telle qu'on la conçoit aujourd'hui : propergol liquide (hydrogène-oxygène), fusées à étage, stations orbitales, colonies spatiales, etc.
Mort en 1935 (Kalouga), son portrait (polychrome sur velours, oeuvre de Ronald Whitton) orne le corridor «C» de l'immeuble «D» du campus de l'UdeNap.