Née dans les années quarante à Barraute
(Québec), Madame Lise Chrissonnette est la fille d'un marchand de novelties
et d'une ménagère de la région de Rouyn venus s'installer en Abitibi-Témiscamingue au début de la colonisation.
Éduquée chez les soeurs adoratrices du
Précieux Sang du Pensionnat de Notre-Dame-des-Anges à
Val-d'Or
(avec centres de recrutement à Senneterre, Malartic et Amos), elle fit des
études post-secondaires ailleurs puis reçut, après s'être débarrassée de son
accent, une maîtrise en sciences pratiques du recteur d'une université
montréalaise au début des années soixante-dix puis d'autres diplômes, d'autres
recteurs, d'autres universités dont un en sciences de l'éducation près de la
frontière franco-allemande.
Embauchée à titre de secrétaire à l'
Intransigeant de
Coaticook, elle y fit
ses premières armes de journaliste-reporter avant de passer au Fouilleur
de Thetford Mines où la mort de son directeur, quelques démissions et
sa rencontre avec sa future assistante, Ella du Pushing, la fit passer
de simple journaliste à rédactrice puis de rédactrice à rédactrice en
chef. - De là, elle passe au Chroniqueur de Trois-Rivières où,
suite à un brusque changement dans la direction, elle est nommée
correspondante culturelle en Norvège. - Deux semaines plus tard, toujours
grâce à Madame du Pushing et ses relations avec de hauts placés à l'ambassade
canadienne à Paris, elle est nommée directrice adjointe du magazine
Inter-femmes puis directrice de ce même magazine un mois plus tard.
En 1990, elle passe derrière le micro et
devient speakerine d'abord à Europe 3, puis
France 6, Paris 7, Châtillon-Montrouge 11 et au poste communautaire de
Créteil-Préfecture pour se retrouver, finalement, en 1994 à la
CNAP
et
CCAP où son
franc-parler en fait une des animatrices les plus respectées aux heures de
pointe.
Diverses femmes en vue sont vite
séduites par ses talents et, de contacts en contacts, elle se fait pigiste,
consultante et chroniqueuse tout en étant souvent invitée, grâce aux judicieux
conseils du mari de Madame du Pushing, à des tables rondes télévisées ; elle
devient finalement conseillère privée d'hommes influents, surtout dans le
domaine culturel où son ami de coeur, Geoffrey de la Garde (né Louis Tremblay,
Pointe-Calumet, Québec) lui ouvre d'autres portes.
En 1998, elle publie un manifeste sur la
culture québécoise qui lui vaut plusieurs éloges et le Prix Littéraire de la
Ville de Rosemère et de la Municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard.
En 1999, elle récidive avec un roman
autobiographique intitulé : «J'y suis, j'y reste» où elle décrit
sa jeunesse à partir de ses premières expériences intellectuelles. - Là
encore, la critique est unanime.
Depuis janvier 2002, Madame
Chrissonnette (deux «S», deux «N», deux «T») est directrice de la Bibliothèque
de l'Université de Napierville.