Marie Lloyd, Vesta Tilley, Harry Lauder. Little Tich...
ce qu'on aurait à dire sur le Music-Hall anglais du début du siècle dernier !
Paris avait son Mayol,
son Fragson, son Dranem,
son Polin, son Yvette Guilbert mais Londres avait aussi ses artistes.
Marie Lloyd, par exemple, née Matilda Alice
Victoria Wood dans le quartier d'Hoxton, à Londres, en 1870 et dont les
funérailles, en 1922, ont été suivies par plus de 50,000 personnes. Son
répertoire gai, plein de rebondissements mais osé pour l'époque a fait qu'elle
n'a pas pu faire partie du premier «Royal Command Performance» en 1912 et
pourtant... elle était à l'époque, la plus aimée de tous les artistes du Music-Hall anglais.
Concernant cette admirable chanteuse, notre ami
Julian Myerscough de Lowestoft (Suffolk) a su récupérer avec brio trois de ses
enregistrements jusqu'à aujourd'hui presque inaudibles, faits chez Pathé en
1904, et nous serions inoubliable de ne pas en citer quelques passages :
(Cliquer sur la note - format MP3)
What What ............................................. (45 secondes - 353 k)
The Tail of a Shirt.................................. (51secondes - 402 K)
Et surtout cette splendide chose d'une grande
nostalgie :
The Coster's Wedding ......................... (36 secondes - 284 K)
Cette dernière chanson :
Paroles
de F. E. Cliffe
Musique
de C. J. Moore
There's bin a reg-lar How-de-do-di-do this morning boys
For such a splicin' up of pairs you never saw
Just seventeen of us got wed for bett'r of wuss
And none of us had never been spliced before.
We live in Betnal Green - that's near old red church, you know
Where they ties all the Costers couples up for love
There was fathers, there was mothers
There was sisters, aunts and brothers
In the pewes and the galleries up above...
(Pour se procurer ces enregistrements de même que
22 autres de la même époque, consultez la page que nous avons consacrée à
Monsieur Myerscough à Music Hall Masters : Music-Hall «Chez Pathé» MhM 010)
| Que dire aussi de Vesta Tilley,
le plus célèbre travesti du Music-Hall anglais et dont les vêtements
(masculins) étaient si recherchés qu'ils ont plus fait pour la mode (pour
homme) que tous les dandies de l'époque. - Née Matilda Alice Powles dans
la ville de Worcester en 1864, elle aurait fait sa première apparition en
public à l'âge de cinq ans. - Son air le plus connu, «Burlington
Bertie» l'a rendue célèbre, bien
au-delà des Îles Britanniques. - Elle mourut à 88 ans en 1952 mais non
sans avoir publié ses mémoires en 1934 : «Recollections of Vesta Tilley». |
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Puis il y avait cet Écossais,
ex-mineur, qui, chantant dans une langue indescriptible, eut, à travers le
monde, autant de succès qu'un Mayol en France. - Né en 1870, il connut,
à partir de 1902-1903 une gloire qui ne s'éteignit jamais avec vingt-deux
tournées aux États-Unis dont une qui l'amena à chanter devant une salle
comble au célèbre Carnegie Hall. - Lorsqu'il mourut en 1950, tous les
commerces de la ville de Hamilton furent fermés pour la journée et des
lettres de condoléances parvinrent du monde, y compris de la Reine
d'Angleterre et de Sir Winston Churchill. - Son nom : Harry Lauder. |
Et tout ça, c'est sans parler d'Albert Chevalier,
d'Harry Champion, de Mark Sheridan, de Dan Leno, d'Alfred Vance, de Little
Tich, du Great MacDermott, de George Robey, de George Leybourne, d'Harry Tate,
de Nellie Wallace...
Tout un monde à découvrir.
Voir (sites anglophones) :
Music
Hall Masters et Footlight
Notes
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