Le chef-d'oeuvre absolu de Paul-Marie Lapointe (Marshall, Euclide)
Neuf cent pages de textes qui se veulent non signifiants mais quelles pages ! (Ignacia
Aphérèse)
"Un exercice anti-discours mais également anti-automatiste." (Réal Giguère [1])
"Il y a dans ces 900 pages une démarche pourtant bien expliquée par son auteur (La nouvelle barre du jour - octobre 1977) qui découle d'une
logique implacable, résolue et anti-arbitraire qui, de poèmes en poèmes (le mot "pages" serait plus exact) s'évertue à supprimer toute intention, tout sens et toute implication
dans le discours et qui tend conséquemment à faire disparaître, par association, toute signification aux mots eux-mêmes et qui, de ce fait, donnent aux phrases une signification propre, certes,
mais une signification hors de la pensée pensante et qui disparaît au contact de la phrase qui suit." (Rosita Salvador [2])
"Une démystification de l'être parlant dans la plus pure tradition des poètes soufiques" (Fabio da Nuncia -Association des Philologues Amateurs de
Charenton Écoles)
"Un travail en amont de l’oralité, au point de surgissement de la force imaginaire" (Patrick Stewart [3])
"À lire absolument - plutôt deux fois qu'une" (Michel Jasmin [4])
"On a beaucoup reproché à Pollock de lancer, au hasard de la peinture sur ses toiles mais c'était ignorer, ce que nous savons aujourd'hui, que chacun de ses
mouvements était calculé, que la toile, en elle-même devait non seulement ne pas avoir de signification mais ni de centre ; aucun repère, aucun point sur lequel l'amateur pouvait s'appuyer. - En
ce sens écRituRes pourrait être comparé à du Pollock écrit mais du Pollock avant même que Pollock ne considère la possibilité de peindre quelque chose." (Olaf
de Huygens-Tremblay)
"Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Nerval, Aragon, Eluard et Rétif de la Bretonne revus et corrigés par Joyce" (Roger Pivot)
"Buzzant!" (Bob Lortie)
"Ce qu'il faut apprécier par dessus tout dans écRituRes, c'est sa morphosyntaxe déclinative et ses flexions nominales qui se juxtaposent selon certains syntagme
verbaux agrammaticaux dans une contexture transitive associée à une sorte de discours indirect où sont subordonnés des conformations souvent contigues qui débouchent comme par
enchantement sur des parataxes, des asyndètes et de surprenantes hypotaxes que l'on sent avoir été mis là pour faciliter une compréhension tout aussi subjective qu'objective de ce texte qui, à
priori, est d'une limpidité narrative manifeste (en dehors de toutes contextuelles, il va sans dire). - Ceci étant dit, il faut néanmoins souligner une absence presque complète de relatives en
«dont» dans ce texte qui, à mon avis - et là-dessus je donne raison à l'auteur - n'auraient fait que rendre abscons ou abstrus des significations évidentes." (David Mendelsohn [5])
(1) Ne pas confondre ce Réal Giguère avec l'annonceur radiophonique, animateur, comédien, mime, figurant,
dialoguiste, producteur, chanteur,
scénariste, romancier, homme de théâtre, homme de lettres et homme d'affaires bien connu (voir à
Réal Giguère).
(2) L'inoubliable interprète de "Mon coeur est en prison"
(Disque Trans-Canada no. TC3113 - 1965) - Propos rapporté par David McCallum de l'Intransigeant de Coaticook
(3) La Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et d'Esch-sur-Sûre, six novembre 1982
(Vatfair-Fair Publishing)
(4) Du Canal Dix.
(5)
Étudiant en lettres, Berkeley, Californie - Sujet de thèse : «L'origine sémantique de l'univers poétique de Paul-Marie
Lapointe.»