Cette tragédie a été présentée pour la première fois
le 20 mars 1671 au Théâtre de la Paix.
Entreparleurs :
Crasibule
et Pharice, généraux romains, fils de
Junie,
veuve de Manipule et épouse, en secondes noces, de
Perfidus,
le roi de Rome, père d'
Elssenva
et de
Tharamène,
promises en mariage à Crasibule et Pharice
Bob, le
confident de Crasibule
Phenicia,
confidente d'Elssenva
Oscar,
confident de Pharice
Rutila,
confidente de Tharamène
Antiochus,
conseiller du roi.
Quelques
servantes, des gardes et un ambassadeur.
La scène est à
Rome.
Argument :
De retour de
Sicile, Crasibule et Pharice, fidèles à Marshallus le Conquérant, sont
confrontés au mouvement populaire qui veut en faire l'empereur des romains à
la place de Perfidus. - Ce dernier, conseillé par Antiochus, décide de faire
assassiner son rival. - Crasibule a vent du complot en surprenant une
conversation entre Tharamène et sa confidente. Il essaie en vain de
convaincre son frère qui veut continuer d'appuyer l'époux de leur mère mais
une autre conversation, entre Elssenva et sa confidente apprend à Pharice que
Perfidus a également fait assassiner leur père, Manipule...
Photo :

Crasibule et Pharice en costume moderne
Théâtre ambulant de l'UdeNap - circa 1908
(Cliquez pour agrandir)
Crasibule et Pharice de Théodore Crapulet
Moins connue que la tragédie de Louis Marshall, le Crasibule et
Pharice du poète Théodore Crapulet met en opposition ces deux
frères en ajoutant un intrigant et une intrigante : Curus pour Crasibule et
Oreste pour Pharice.
On
pourra entendre - en cliquant sur la note qui suit - un extrait de cette
pièce (la première scène de l'acte un) par les
comédiens Jean Hervé (Crasibule) et Robert Viladin (Curus) (enregistré le 9 juin 1950 dans les studios de l'UdeNap à Crémaillère-sur-Patin, Var) :
Curus, de retour de Madice, se rapporte à Crasibule
:
(*)
Jean Hervé fut, on s'en souviendra, le François Joseph
Talma du Destin fabuleux de Désirée Clarisse de Sacha Guitry
(1942). - Quant à Robert Viladin, on l'aura vu dans Le Bossu
de René Sti (1934), Le bébé de l'escadron du même (1935)
et puis, par la suite, en juge du tribunal dans Les bonnes causes de
Chrtistian-Jaque (1962).

«Et maintenant parlons un peu d'une autre affaire...»
(Jean Viladin, à gauche, en Curus et Jean
Talma, à droite, en Crasibule)
***
(*) Merci à Monsieur Roger Perthuis, de Paris (6e), pour ce rarissime document.