Le bilboquet de compétition, tel que défini par la Fédération Internationale des Bilboquétistes Amateurs (FIBA), mesure 28,8 cm de long, pointe non comprise. Son
diamètre, à la base, est de 5,6 cm avec un enfoncement ne dépassant pas 1 cm. Son manche peut avoir une épaisseur qui peut varier entre 4,3 et 9,2 cm de diamètre à condition que la plate-forme
recevant la pointe ne dépasse pas cette dernière mesure. La pointe, elle, a une forme et une longueur fixe : elle est en forme de cône, mesure 0,5 cm à la base et doit être de 5,3 cm de long.
La forme du bilboquet, en dehors de cette pointe, de cette base et de cette plate-forme, qui doivent nécessairement être en forme de cercle (ou "boule"), peut varier à l'infini.
Généralement ronde, on en voit, depuis quelques années, sur les terrains de championnat de la FIBA, épousant de plus en plus la main du bilboquétiste.
Le cordon reliant la boule au bilboquet ne doit pas dépasser 51,6 cm et doit être attaché à moins de 2 cm de la base.
La boule, elle, mesure précisément 7,8 cm et son trou ne doit pas avoir une embouchure dépassant 2 cm.
Les matériaux utilisés peuvent varier. La plupart des grands bilboquétistes de la FIBA utilisent des bilboquets entièrement fabriqués de chêne ou de bois de rosier (la préférence allant au
premier) avec des pointes en acier mais ce serait ignorer le grand champion Ernst
Müeller (champion de 1931 à 1936) dont le bilboquet et la boule étaient entièrement composés
d'aluminium.
En dehors de ces mesures et caractéristiques, le lecteur comprendra que d'autres fédérations ou associations sportives comptant le bilboquet parmi ses activités ont pu, au fil des ans, fixer des
critères fort différents. Les japonais, entre autres, tentent depuis plusieurs années de faire adopter des modèles en plastique avec systèmes de délestage tandis que certains adeptes, plus
puristes que les autres, tentent de remonter aux règlements datant du Grand Cressance Marshall (1610-1672) dont - la légende veut - le cordon reliant la boule au bilboquet proprement dit
aurait été tressé à partir de la chevelure d'une femme, mais notre propos, ici, est de nous en tenir aux règlements de la FIBA qui ne s'est pas encore arrêté (1998) au matériau de ce
cordon.
Il est, pour le moment, de nature variée mais de plus, en plus, les joueurs se servent de cordons à base de chanvre de la Nouvelle-Zélande ou "phormion" depuis l'adoption de ce
matériau par le Professeur Marshall en 1971.
Précisons quand même que, quelle que soit la fédération ou association à laquelle ils appartiennent, les bilboquétistes ont souvent des bilboqueteurs (ou fabriquant de bilboquets) attitrés et
que les deux forment un couple quasi inséparable.