El Santo

(Le Saint)

Biographie :

Roberto Guzman Huerta, dit El Santo («Le saint»), né le 23 septembre 1917 à Tulancingo (Hidalgo) et décédé le 5 février 1984 ,fut, pendant plus de quarante ans, une personnalité bien connue du monde de la lutte et du cinéma mexicain.

Sa carrière de lutteur s'étend sur plus de 48 ans, son premier combat ayant eu lieu (sous son vrai nom) alors qu'il n'avait que 16 ans en l'aréna de Peralvillo Cozumel le 18 juin 1934, son dernier le 12 septembre 1982 dans l'amphithéâtre d'El Toreo de Cuatro Caminos, à Mexico, 11 jours avant son soixante-cinquième anniversaire.

Au cours de cette carrière, il a lutté sous différent noms : Rudy Guzman, El Enmascarado («Le Masque»), El Hombre Rojo («Le roux»), El Demonio Negro («Le démon noir») mais c'est surtout sous le nom de El Santo («Le saint»), nom qu'il adopta en 1942 qu'il est resté connu même si ce n'est pas avant le début des années cinquante qu'il adopta son style définitif peu en rapport avec celui de «rudo» avec lequel il avait livré ses combats jusque là.

En 1952, un éditeur du nom de Jose Cruz eut l'idée de publier une bande dessinée où l'on verrait Santo combattre divers monstres (et le crime organisé). - Le succès fut fulgurant et transforma Santo en méga-star. - Cette bande, publiée une fois par semaine, survécut jusqu'en 1987.

La même année, un producteur de films demanda à Santo de paraître dans un film qui devait s'intituler «L'homme au masque d'argent» et dans lequel Santo devait incarner un «vilain». Santo refusa, étant convaincu que ce rôle allait ruiner ses chances de devenir un vrai héros, tel qu'il commençait déjà à l'être dans les bandes dessinées de Cruz. - Le film fut tourné avec un lutteur de deuxième ordre, El Medico Asesino («Le médecin assassin»), et n'eut que très peu de succès.

En 1956, le réalisateur Fernando Mendez entreprit de tourner un film intitulé «Ladron de Cadaveres» (Le voleur de cadavres) et eut l'idée d'y insérer des scènes de combat de lutte. - Santo y figura mais en arrière-plan, presque en figurant.

Diverses offres suivirent mais ce n'est que deux ans plus tard, en 1958, que Santo consentit finalement à faire une première vraie apparition à l'écran. Dans un film intitulé   «El cerebro del mal» (Le cerveau du mal) qui fut tourné avec un budget très limité... à Cuba. - Au cours du même mois, le producteur lui fit tourner un second film à peu près tout aussi insignifiant intitulé «Los hombres infernales» (Les hommes infernaux) - Dans ces deux films, Santo y joua le rôle relativement mineur d'un défenseur masqué (sans nom) qui se battait contre le crime organisé aux côtés de la police. - Ces films n'eurent que très peu de succès mais plusieurs années après, quand Santo eut atteint le sommet de sa gloire cinématographique, le producteur les remit en circulation en prenant bien soin, cette fois-là, d'insérer le nom de Santo dans le titre. Cela donna : «Santo contra el cerebro del mal» et «Santo contra los hombres infernales». (La même chose arriva au premier film dans lequel apparut Santo, «Ladron de Cadaveres», dont on ne changea pas le titre mais pour lequel on mit en circulation une toute nouvelle affice...

Trois ans s'écoulèrent avant que Santo consentit à nouveau de reparaître à l'écran mais cette fois-là, sous son vrai nom [de lutteur] et en vedette :

En 1961, en effet, ayant été approché par Alberto Opez qui comptait déjà à son crédit la production de sept films à succès (dont les célèbres La Virtud Desnuda de Jose Diaz Morale [1955] et Al compas del rock'n roll du même réalisateur [1956]), Santo se laissa convaincre de paraitre à nouveau sur le grand écran. - Cela donna le désormais célèbre Santo contra los zombies (Santo contre les zombies) qui marqua un point tournant dans sa vie.

De 1961 à 1981, Santo tourna, sous son propre nom, quarante-neuf autres films (cinquante-six si l'on compte les rééditions) -, le troisième avant-dernier en compagnie de son fils à qui il transmet en une scène fort émouvante, en quelque sorte, ses pouvoirs et son nom. - Neuf de ces films furent tournés en compagnie d'un autre monstre sacré de la lutte mexicaine, le Démon Bleu.

Ayant pris sa retraite en 1982 - et de la lutte, et du cinéma - , Santo continua cependant à faire des apparitions en public dont une, en janvier 1984, où il consentit à enlever son masque pour la première fois en cinquante ans ! - Malheureusement, il n'existe aucune photo de cet événement.

Une semaine plus tard, il décédait d'un infarctus à son domicile.

Ses dernières volontés furent d'être inhumé avec son célèbre masque argenté

Santo fut marié deux fois. Une première fois avec Maria de los Angeles Rodriguez de qui il eut dix enfants et une deuxième fois avec Eva Enriqueta Vallejo Vadager (dite Mara) de qui il eut un onzième enfant

L'un de ses fils, El Hijo del Santo (Le fils de Santo) dont le véritable nom est Jorge Guzman, poursuit toujours, aux dernières nouvelles, l'oeuvre de son père, tant dans l'arène qu'au cinéma.

Filmographie :

1958 - Santo contra el cerebro del mal
(Santo contre le cerveau du mal)

1958 - Santo contra los hombres infernales
(Santo contre les hommes infernaux)

1961 - Santo contra los zombies
(Santo contre les zombies)

1961 - Santo contra el rey del crimen
(Santo contre le roi du crime)

1961 - Santo en el hotel de la mueret
(Santo et l'hôtel de la mort)

1961 - Santo contra el cerebro diabolico
(Santo contre le cerveau diabolique)

1962 - Santo contra las mujeres vampiros, El
(Santo contre les femmes vampires)

1963 - Santo en el museo de cera
(Santo et le musée de cire)

1963 - Santo contra el estrangulator
(Santo contre l'étrangleur)

1963 - Santo contra el espectro del estrangulator
(Santo contre le fantôme de l'étrangleur)

1964 - Blue demon contra el poder satanico (*)
(Le Démon Bleu contre le pouvoir satanique)

1964 - Santo en el atacan las brujas
(Santo et l'attaque des sorcières)

1964 - Santo contra el hacha diabolica
(Santo contre la hâche diabolique)

1965- Santo en los profanadores de tumbas
(Santo et les profanateurs de tombes)

1965 - Santo en el baron Brakola
(Santo contre le Baron Brakokla)

1966 - Santo vs. la invasion de los marcianos
(Santo contre l'invasion des Martiens)

1966 - Santo contra los villanos del ring
(Santo contre les villains du ring)

1966 - Santo en operacion 67
(Santo : Opération 67)

1967 - Santo en el tresoro de Moctesuma
(Santo et le trésor de Moctezuma)

1968 - Santo en el tresoro de Dracula
(Santo et le trésor de Dracula)

1968 - Santo contra Capulina
(Santo contre Capulina)

1969 - Santo y Blue Demon en la Atlantida
(Santo et le Démon Bleu en Atlantide)

1969 - Santo y Blue Demon contra los monstruos
(Santo et le Démon Bleu contre les monstres)

1969 - Santo y Blue Demon en le mundo de los muretos
(Santo et le Démon Bleu au royaume des morts)

1969 - Santo contra los cazadores de cabezas
(Santo contre les coupeurs de têtes)

1969 - Santo frente a la muerte
(Santo face à la mort)

1970 - Santo contra les jinetes del terror rosa
(Santo contre les voyageurs de la terreur rose )

1970 - Santo en la venganza de las mujeres vampiras
(Santo et la vengeance des femmes vampires)

1970 - Santo contra la mafia del vicio
(Santo contre la mafia du vice)

1970 - Santo en la venganza de la momia
(Santo et la vengeance de la momie)

1970 - Las momias de guanajuato
(Les momies de Guanajuato)

1971 - Santo contra la hija de Frankenstein
(Santo contre la fille de Frankenstein)

1971 - Santo contra los asesinos de otros mundos
(Santo contre les assassins d'outre-monde)

1971 - Santo y el aguila real
(Santo et l'aigle royal)

1971 - Santo en mision suicida
(Santo et la mission suicide)

1971 - Santo en el misterio de la perla negra
(Santo et le mystère de la perle noire)

1972 - Santo y Bleu Demon contra Dracula y el hombre lobo
(Santo et le Démon Bleu contre Dracula et l'homme-loup)

1972 - Santo contra los secuestradores
(Santo et les kidnappeurs)

1972 - Santo contra la magia negra
(Santo contre la magie noire)

1972 - Santo y Blue Demon en las Bestias del Terror
(Santo et le Démon Bleu contre la bête terrifiante)

1972 - Santo en las lobas
(Santo et les femmes-loups)

1972 - Santo en anonimo mortal
(Santo et les menaces de mort)

1973 - Santo y Blue Demon contra el Dr. Frankenstein
(Santo et le Démon Bleu contre le Docteur Frankenstein)

1973 - Santo contra el Dr. Muerte
(Santo contre le Docteur Mort)

1974 - Santo en la venganza de la llorona
(Santo et la revanche de la femme qui pleure)

1975 - Santo en oro negro
(Santo et l'or noir)

1977 - Misterio en las Bermudas
(Le mystère des Bermudes)

1979 - Santo en la fronters del terror
(Santo à la frontière de la terreur)

1981 - Santo contra el asesino de la television
(Santo contre les assassins de la télévision)

1981 - Chanoc et el hijo del Santo contra los vampiros asesinos (*)
(Chanoc et le fils de Santo contre les vampires assassins)

1981 - Santo en el puno de la muerte
(Santo et le poing de la mort)

1981 - Santo en la furia de los karatecas
(Santo et la furie des experts en karaté)

Arguments de certains films :

1968 - Santo en el tresoro de Dracula
(Santo et le trésor de Dacula)

Un savant ayant inventé une machine pour voyager dans le temps, sa fille y tombe par accident. Faisant appel à son ami de toujours, Santo, ce dernier consent à aller la récupérer mais au retour, il ramène accidentellement Dracula qui sème très vite la terreur dans les environs. Aidé par les ennemis jurés de Santo, le vampire veut retrouver un trésor qu'il a enfoui, cent ans auparavant, dans un cimetière mais Santo et son coéquipier, le Démon Bleu, veillent. - Le tout se termine dans un combat de lutte acharné (deux dans trois à finir).

1970 - Santo en la venganza de la momia
(Santo et la vengeance de la momie)

Un lutteur ayant, cent ans auparavant, perdu sa couronne de champion aux mains d'un lutteur tout-de-blanc-vêtu surnommé l'Ange reprend vie et décide de reconquérir son titre. - Un seul obstacle sur son chemin : Santo.

1971 - Santo contra los asesinos de otros mundos
(Santo contre les assassins d'outre-monde)

Un savant-fou ayant inventé une façon de redonner la vie aux morts et rejeté du corps médical décide de sortir de leur sommeil tous les monstres de la terre (plus deux ou trois Martiens). - Encore une fois, Santo est sur son chemin.


 

- Jimmy Lentakos, 2010-07


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