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(résultat du dernier concours d'imitateurs d')
(Voir à "Petites
annonces" site de l'UdeNap, 16 et 18 mars 2001)
Prix du meilleur
imitateur toutes catégories
Gaétan Veillette
de McMasterville
Deuxième prix, toutes
catégories
Oscar Bennett
de Saint-Valérien-de-Milton
Prix du meilleur
imitateur à voix
Julien Tanguay
des Usines Pilkis de Sainte-Praxède
Prix du meilleur
imitateur lip-sync
José Mendoza
de Saint-Jean-Chrysostome
Prix du meilleur
imitateur catégorie juvénile (moins de treize ans)
Jacques Thibert,
dit "Ti-Jacques Thibert" de Brossard
Prix du meilleur
costume
Adélard Beauregard
de Ville-Émard
Gaétan Veillette (de
McMasterville)
Il a 26 ans, est marié et a trois
enfants. Gardien de nuit dans un centre commercial près de chez lui, il dit
consacrer ses loisirs à écouter des disques et visionner des clips d'Evan
tout en étudiant le chant au CEGEP Honorius-Ouellette de Saint-Hubert.
"Dès l'âge de cinq ans,
dit-il, je savais que j'allais, un jour, devenir imitateur. - Au
départ, à cause de ma voix, mon répertoire se limitait à Josélito, Gérard
Barbeau, le jeune Bélanger et le Petit Simard mais quand ma voix s'est
mise à muer, j'ai su que je pourrais m'attaquer à des choses plus
sérieuses. - C'est mon foreman, à la shop où je travaillais avant, qui m'a
dit, un jour (peut-être parce qu'il était tanné de m'entendre chanter !),
de me présenter à un concours d'imitateurs à voix à Saint-Tite-des-Caps. -
Je pense que c'est lui qui m'a le plus encouragé. - Lui et ma belle-mère.
- J'y suis allé à reculons parce que cette fin de semaine-là, c'était la
semaine Harley à Montréal (car il faut préciser que Gaétan est
également un amateur de moto - note de l'interviewer), mais une fois
monté sur scène, j'ai su tout de suite que j'allais sortir de là avec le
trophée. - J'étais allé là avec un costume James Bond, vous savez, ces
habits shinny des années soixante, et j'avais fait Le miracle de
Ste-Anne de Beaupré de
Jen Roger.
- Ça avait fait fureur. - Pis comme j'avais pas préparé d'autres chansons,
en rappel, ben... je l'ai chanté six fois ! - Je me demande encore comment
ça a pu passer ! - Pis les offres sont venues de tout partout : Jen Roger
ici, le Pettigrew des Classels là, Paolo Noël à Trois-Rivières, Michel
Louvain à Sherbrooke, Serge Laprade à Sainte-Perpétue... j'ai imité tout
le monde. - Ça a pas lâché depuis ce temps-là. - Evan Joanness ? - Lui, il
m'est venu un jour qu'on m'avait demandé de faire Elvis pour l'ouverture
d'un Provigo. J'avais appris quelques chansons, loué un costume (celui
qu'il portait à son show de Vegas) mais comme je ne savais pas parler
l'anglais, je me suis dit que j'allais faire rire de moi. Puis, par
hasard, cette journée-là, ma femme, Murielle, était à lire un
Jen Roger.
- Ça avait fait fureur. - Pis comme j'avais pas préparé d'autres chansons,
en rappel, ben... je l'ai chanté six fois ! - Je me demande encore comment
ça a pu passer ! - Pis les offres sont venues de tout partout : Jen Roger
ici, le Pettigrew des Classels là, Paolo Noël à Trois-Rivières, Michel
Louvain à Sherbrooke, Serge Laprade à Sainte-Perpétue... j'ai imité tout
le monde. - Ça a pas lâché depuis ce temps-là. - Evan Joanness ? - Lui, il
m'est venu un jour qu'on m'avait demandé de faire Elvis pour l'ouverture
d'un Provigo. J'avais appris quelques chansons, loué un costume (celui
qu'il portait à son show de Vegas) mais comme je ne savais pas parler
l'anglais, je me suis dit que j'allais faire rire de moi. Puis, par
hasard, cette journée-là, ma femme, Murielle, était à lire un
Lundi ou un 7jours, je ne
m'en souviens plus, et j'ai vu que, sur la couverture, y'avait un gars qui
était encore mieux habillé qu'Elvis. C'était Evan. - Je suis allé
m'acheter un de ses disques, puis un autre et je suis allé le voir aux
Variétés. - Ça a été un coup de foudre, comme on dit. Le reste a suivi. -
Si je parle l'espagnol ? - Pan toute ! Mais l'espagnol, c'est comme le
français. Ça se ressemble pas mal. J'apprends au son et quand j'ai des
doutes, je remets mes disques."
Oscar Bennett (de
Saint-Valérien-de-Milton)
Il a vingt-sept ans et en est à ses
débuts dans le domaine de l'imitation.
Oscar est chef-monteur dans une usine
d'assemblage de caisses d'emballage. Il est célibataire et habite chez ses
parents. Ses hobbies sont la marche, la lecture et le chant qu'il pratique
depuis plusieurs années en tant que soliste invité dans diverses chorales de
sa région.
"Mon registre, dit-il, est assez
limité. Il se situe à mi-chemin entre ce qu'on pourrait appeler un
baryton léger et un ténor-basse mais mon timbre n'est pas fixe, ce qui me
permet de m'exprimer en plusieurs tonalités. Je peux, par exemple,
passer de la voix de Julio Iglesias à quelque chose qui pourrait
ressembler à Dean Martin ou Roch Voisine ; même que je me suis essayé avec
Garou dernièrement et sans que je dise qui ça pouvait être, plusieurs
personnes l'ont reconnu du premier coup..."
"Pour Evan Joanness, je n'ai pas
de mérite sinon que ça fait plusieurs mois que je travaille sur lui et
qu'il m'est facile - un talent naturel, je suppose - d'adopter son rythme
et sa respiration. - Et je l'ai vu plusieurs fois en spectacle."
"Quand même, je dois dire que le
costume, le choix de la chanson et la mise en scène (vendredi
soir, Oscar nous a interprété Viva España - note de
l'interviewer) aident beaucoup à projeter l'idée d'un
personnage."
"Il me reste du travail à faire,
je le sais, mais des soirées comme celles-ci m'encouragent énormément."
Pour une première prestation, on peut
dire qu'Oscar a un bel avenir devant lui. - Quelques défauts dans la
prononciation de certains mots mais l'ensemble méritait certes un deuxième
prix d'interprétation.
Julien Tanguay (des
Usines Pilkis de Sainte-Praxède)
Julien est âgé de cinquante-six ans et
il est vérificateur-adjoint de la qualité aux Usines Pilkis (vinaigre en
poudre) de Weedon Centre.
"Je n'ai pas la prétention de
ressembler, même un peu, à Evan, dit-il : il est beaucoup plus mince que
moi et a une sorte de classe qu'on a juste quand on est venu au monde en
ville mais on me dit que j'ai la même voix et je commence à le croire."
Natif de Notre-Dame-de-Lourdes-de-Ham
(mais habitant Sainte-Praxède depuis plusieurs années), Julien dit avoir
toujours chanté même s'il n'a jamais suivi de leçons de chant.
"Au début, c'était dans la
chorale de l'école puis, après ça, en famille, lors des partys des Fêtes.
- Après, on m'a demandé de chanter dans des noces, des enterrements avec
du monde qui savaient lire la musique. - Moi je n'ai jamais appris mais à
toutes les places où j'allais, on me ré-invitait, ça fait qu'un jour je me
suis dit que j'étais pas plus pire qu'eux autres et c'est à partir de ce
moment-là que je suis devenu imitateur. - Mon modèle, ça a été Médard
Lévesque, anciennement de CKVL qui savait chanter Le rêve passe
(1) comme pas un. - J'ai imité
Mario Lanza, un temps, mais je trouvais ça trop forçant. Pis, un jour, au
garage où j'allais dans le temps, j'ai entendu une toune à la radio d'un
bonhomme que je connaissais pas. - La toune, c'était Mexico
(2)
(je l'ai su longtemps après) mais comme personne ne la connaissait où
j'étais, j'ai pas pu savoir qui c'était. - La semaine d'après, chez
Archambault, à Montréal, je leur en ai chanté un bout et c'est là qu'on
m'a donné un disque d'Evan. - J'ai pas arrêté depuis ce temps-là."
Marié à une conseillère financière,
employée de la Caisse Populaire de Saint-Praxède-Paroisse, Julien partage
son temps entre son travail, le chant, la pêche, ses amis et, l'hiver, des
randonnées en motoneige.
José Mendoza (de
Saint-Jean-Chrysostome)
José est un cas unique dans les
annales du lip-sync. - "Les yeux fermés, on croirait entendre Evan en
personne" disaient les spectateurs lors de sa prestation de jeudi.
Polisseur de pierre de métier, José est âgé de trente-et-un an et habite
la région de Saint-Jean-Chrysostome depuis l'âge de six ans (il est né à
Saint-Germain-de-Grantham).
Ses tours de "chant", il les prépare méticuleusement, allant jusqu'à
regarder son héros image par image sur les retranscriptions qu'il a fait de
ses vidéos dans son ordinateur, ordinateur qu'il s'est procuré justement
pour cela. - Il décompose ainsi chaque geste, chaque mouvement, les
recopiant un à un jusqu'à ce qu'il atteigne la presque perfection. - "Un
ouvrage de fou !", dit-il. - Oui mais quel résultat !
Jacques Thibert, dit
"Ti-Jacques Thibert" (de la ville de Brossard)
Il a douze ans mais on lui en
donnerait seize tellement il a l'air sûr de lui. Accompagné de son père et
de sa mère, il nous a donné samedi soir, peu avant l'allocution du
Professeur, une prestation digne des plus grands.
Ce qu'il veut devenir plus tard ? - Imprésario ou peut-être même gérant
d'artiste. - "Je l'encourage fortement, nous dit son père, qui est
employé de la STRSM, car il y a tout une piastre à faire-là."
Adélard Beauregard
(originaire de Ville-Émard)
Il a vingt-six ans, est chauffeur
d'une rétrogradeuse-excavatrice chez Sarto, le roi de la pépine (autrefois
Les Pépines Sarto)
de Napierville. Sa compagne, Caroline, lui confectionne tous ses vêtements à
partir de photos qu'elle ramasse, dit-elle, "un peu partout", notamment dans
les revues consacrées aux artistes de chez-nous et les revues de mode
hollywoodienne et européenne. - Ses matériaux, elle les trouve en vente, la
plupart du temps, chez les détaillants de tissus des environs de Saint-Rémi où
les deux se sont achetés, l'année dernière, un joli bungalow qu'elle décore
"à temps perdu", précise-telle (car elle est également employé chez
Sarto), tandis que son ami s'occupe de l'extérieur. "Vous savez,
dit-elle, deux mille pieds de gazon, c'est de l'ouvrage."
Le costume porté par Adélard, vendredi dernier était composé d'un veston à
la taille, tout de blanc moiré, strié de fines lignes mi-strass,
mi-paillettes de couleur bleu-poudre, bleu royal et bleu nuit, garni de
boutons en pierres précieuses et semi-précieuses, à manchettes demi-coude,
rehaussé d'un jabot carmin garni d'une épinglette zircon sur pantalon noir
scintillant et bottillons en cuir "patent" de la même couleur ; boucles en
satin mat. - Chevalière diamantée à l'auriculaire gauche et gourmette en or
massif au poignet droit.
(1) Voir à
Bérard
(2) Voir à
Mexico.
Voir également à :
Evan
Joanness,
Dragon Basané,
Mexico et à
Noël (section
disques).
Voir aussi à :
Poésie féminine à Napierville
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