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| Le pape et Soeur
Lucie |
D'abord et avant tout, la prière
(Prière dite «de Fatima», «un chef-d'oeuvre de concision, d'abnégation et de
charité» [*])
«Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez toutes les âmes au Ciel, nous vous prions spécialement pour celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.»
[*] Dixit : Colin Farrell, spéologue.
Ensuite l'hitorique :
Les faits à l'origine de l'actuel sanctuaire de
Fatima sont trop connus pour être repris ici :
Le 13 mai 1917, trois enfants faisaient paître un
petit troupeau, à la Cova da Iria paroisse de Fatima une commune de Vila Nova
de Ourem, aujourd'hui diocèse de Leiria Fatima, au Portugal. C'étaient : Lucie [de Jésus] âgée de 10 ans, François et Jacinthe, ses cousins, âgés
de 9 et 7 ans. Un jour vers midi, après avoir récité le chapelet, comme ils le
faisaient habituellement, ils virent une lumière brillante qui ressemblait à un
éclair et, au sommet d'un chêne vert une «dame, plus brillante que le
soleil» qui tenait dans ses mains un chapelet
blanc. La Dame leur dit de revenir le 13 de chaque mois à la
même heure durant cinq mois consécutifs. Ce qu'ils firent. A la dernière apparition, celle du 13 octobre, ils
amenèrent avec eux environ 70 000 personnes et ils apprirent que cette Dame
était la «Dame du Rosaire». La dame leur dévoila trois secrets dont le dernier
fut tenu... secret... jusqu'au 27 décembre 1995 au moment où Mgr Balducci le
dévoila au cours du journal de 20 heures sur France 2 :
Le premier et le deuxième secret de Fatima :
En réalité, il ne s'agissait pas de trois secrets ni
d'un véritable secret mais d'un message en trois parties dont la
troisième ne fut dévoilée, comme nous venons de le souligner, que 78 ans plus
tard, le Saint Siège ayant jugé prudent, dès 1917, de ne pas en dévoiler le
contenu pour ne pas affoler la population du temps. - D'où ce vocable de
«secret» qui finira par s'appliquer au message tout entier puis, à cause de
ses trois parties, à chacune de ces parties.
En voici les deux premières, divulguées lorsque Lucie
en eut communiqué le contenu :
Ainsi parla Lucie : «La première [partie] fut la vision de l'Enfer.
Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous
la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s'ils étaient
des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Ils
flottaient dans cet incendie, soulevés par les flammes, qui sortaient
d'eux-mêmes, avec des nuages de fumée. Ils retombaient de tous côtés, comme
les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre,
avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient
et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs
formes horribles et dégoûtantes d'animaux épouvantables et inconnus, mais
transparents et noirs. Cette vision dura un moment, grâce à notre bonne Mère
du Ciel qui auparavant nous avait prévenus, nous promettant de nous emmener
au Ciel (à la première apparition). Autrement, je crois que nous serions
morts d'épouvante et de peur.
Ensuite [deuxième partie] nous levâmes les yeux vers Notre-Dame, qui nous dit
avec bonté et tristesse : "Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres
pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur immaculé. Si l'on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes seront
sauvées et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse
d'offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI [1]
en commencera une autre pire encore. Lorsque vous verrez une nuit illuminée
par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous
donne, qu'Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la
faim et des persécutions contre l'Église et le Saint-Père. Pour empêcher
cette guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur
immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte mes
demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra
ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions
contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à
souffrir, diverses nations seront détruites. À la fin, mon Coeur immaculé
triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il
sera concédé au monde un certain temps de paix."»
Le troisième secret de Fatima :
Ensuite Lucie dit : «Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous
avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange
avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des
flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles
s'éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de
Notre-Dame en direction de lui ; l'Ange, indiquant la terre avec sa main
droite, dit d'une voix forte : «Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !» Et nous
vîmes dans une lumière immense qui est Dieu quelque chose de semblable à la
manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent
devant un Évêque vêtu de Blanc, nous avons eu le
pressentiment que c'était le Saint-Père.
(Nous vîmes) divers autres évêques, prêtres,
religieux et religieuses
monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande
Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ;
avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine
et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de
peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin ;
parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande
Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec
une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après
les autres les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses et divers
laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes.
Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux
Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils
recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui
s'approchaient de Dieu.»

Lucie, François et Jacinthe
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FIN
Lucie, François et Jacinthe
Lucie de Jésus
C'est la meneuse du groupe. Elle est née le 22 mars
1907 à Aljustrel, paroisse de Fátima. - Une fois les clameurs de ses
déclarations tues, elle entra, le 17 juillet 1921, à 1'hospice de Vilar (à
Porto), dirigé par les Religieuses de Ste Dorothée. Elle alla ensuite à Tuy
où elle prit l'habit, sous le nom de Marie Lucie des Douleurs (Maria Lucia
etc.). Elle prononça ses voeux temporaires le 3 octobre 1928 puis ses voeux
perpétuels le 3 octobre 1934. Le 24 mars 1948 elle entre au Carmel de Ste
Thérèse sous le nom de Soeur Marie Lucie du Coeur Immaculé pour re-prononcer
solennellement ses voeux le 31 mai 1949.
Lucie est revenue plusieurs fois à Fatima : en 1946,
en 1967, en 1981 (pour diriger un travail pictural au sujet des
apparitions), en 1982 puis en 1991.
Elle mourut, âgée de 97 ans, le 13 février 2005.
François Marto
Il est né le 11 juin 1908 à Aljustrel et y est mort le
4 avril 1919. Son corps repose présentement en la Basilique de la Cova da
Iria.
Jacinthe Marto
Elle est née à Aljustrel le 11 mars 1910 et est morte
le 20 février 1920 à 1'hôpital D. Estefânia à Lisbonne. Son corps repose
également en la Basilique de la Cova da Iria.
[1] Le pape Pie XI
mourut quelques mois avant le début de la Deuxième Grande Guerre.
Pour plus de renseignements sur les
Marshall du Portugal, se référer aux
Marshall de Lisbonne.
Voir également à
Papes
Ou encore à
Gide
(famille)
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