Nom donné par Constantin le Premier dit
«Constantin le Grand» ou Caius Flavius Valerius Aurelius Constantinus né
en 270 et mort en 337, fut empereur romain de 306 jusqu'à sa mort (celui
de l'«In hoc signo vinces») à l'ancienne Byzance, une ex-colonie grecque
construite au VIIe s. av. J.-C. sur le Bosphore, et que les Turcs ont rebaptisé
Istanbul (d'un mot d'origine inconnu signifiant «Constantin» ou »Byzance»).
La ville reconstruite par Constantin lui-même
(avec une centaine de milliers d'ouvriers) entre 324 et 336 après Jésus-Christ
fut le siège du patriarcat d'Orient à partir de 451 et, un temps, la capitale
politique, religieuse, intellectuelle de l'Empire byzantin de même que la capitale de l'Empire latin.
De 1204 à 1261, elle résista aux Barbares, aux Arabes, aux Russes et aux Bulgares mais,
en 1453, pas aux Ottomans qui, en firent à leur tour leur capitale
jusqu'en 1923.
Quatre conciles œcuméniques s'y furent tenus : le premier en 381, le deuxième en 553, le troisième de 680 à 681 et le quatrième à une date ultérieure.
- C'est là qu'on y condamna pour la deuxième fois l'arianisme
(en 381) lors du concile à qui l'on doit également le «Je crois en Dieu»
de l'Église Catholique de Rome encore récité de nos jours dans les meilleures familles,
là où l'on se sert toujours du chapelet.
Istanbul (ou «Istanboul» pour les
rimes en «oule», cf : «T'en fais pas Boubloule» d'Albert
Willemetz, René Pujol, Charles Pothier et Ralph Erwin, créé en 1931 par
Georges Milton dans le film Pathé-Nathan sur un scénario et des dialogues
de René Pujol, Pierre Colombier et Jean Cis, «Le Roi du cirage» projeté
pour la première fois au cinéma du Moulin-Rouge le 13 novembre de la même
année [*])
est aujourd'hui connue pour ses églises byzantines (dont plusieurs ont été
transformées en mosquées), son réservoir souterrain ou «citerne aux mille
colonnes», son obélisque en l'honneur de Théodose, sa mosquée bleue, son
cimetière d'Eyup, son pont qui la relie à son quartier «européen», sa
cathédrale de Sainte Sophie, son palais (Tapkiki), son Grand-Prix de formule
Un, la qualité de ses
bilboquets et son grand tournoi annuel
de roche-papier-ciseau qui se déroule la plupart du temps clandestinement en
son marché aux épices ou bazar égyptien.
[*] Pour de plus amples
renseignements sur Georges Milton, consultez notre sous-site sur le
Chanson
française, section «interprète», menu général