René A. Le Clère, dans son respectable "Jean François Battellier - 1744-1812 - Feudiste du marquis de Gaudechart et notable de Bailleul sur Thérain, Oise,
France" (1)
fait remarquer (chapitre V) que le nom de "Batelier", aurait trouvé son origine dans un nom de
métier. - Il y mentionne que ce nom serait apparu au XIIe siècle mais qu'il aurait eu, pour dérivés, Batelage, 1443 ; Batelée, XIIIe s., Batelet, id. ; Batelier, id. ; Batellerie, 1863, etc.
Sans doute en fut-il ainsi des Laporte-Batelier-Georges de Saint-Hyancinte - Par osmose.
L'histoire de ce Jean François, soit dit en passant, se termine tristement :
"En ce temps-là, on extrayait du sous-sol des marais de Bresles, de la tourbe , qui, une fois séchée, donnait un médiocre combustible. Les trous d'extraction de
cette tourbe présentaient un réel danger pour ceux qui s'aventuraient sans guide dans les marais.
Le 18 mars 1812, [notre] Jean François Battellier, percepteur à vie, revenant de Bresles, se dirigeant vers sa paroisse, Bailleul sur Thérain, tomba dans un de ces
trous remplis d'eau. On ne le retrouvera que vingt-quatre heures plus tard, mort noyé.
Le sieur Pillon, commandant de la brigade impériale de Bresles et le sieur du Claire, officier de santé, constatèrent la mort de Jean François Battellier, alors âgé
de 68 ans"
- Opus cité, page 28.
(1) Édition de l'Institut Étumos, Montréal (Québec), 1974. - Don de Guy Courchenes.