Hérésie :
Doctrine, opinion émise au sein de l'Église catholique et condamnée par elle
comme corrompant les dogmes.
Principales hérésies :
Adamisme :
Hérésie des
adamiens ou
adamites, hérétiques nudistes du
IIe s., adversaires du mariage (mouvement repris en Bohême
au XVe s.).
Alcoolisme :
Hérésie selon
laquelle la présence du Christ dans la Sainte Communion est proportionnelle à
la quantité de pain et de vin (surtout) consommés par les fidèles. - Encore
fortement répandue. - On appelle également cette hérésie noénisme.
Arianisme :
Sans doute la
plus inopportune hérésie à frapper la Religion catholique. - Nous lui avons,
à cause de cela, dédiée une
page particulière,
une page qui débouche, entre autres, sur deux (et même trois) biographies de
saints célèbres.
Arrivisme :
Hérésie
fortement répandue dans les milieux politiques où l'apparence d'une pratique
religieuse (assistance à la messe, citations de paroles bibliques, respect
vis-à-vis les ecclésiastiques, etc.) compte beaucoup plus que la pratique
elle-même.
Averroïsme :
Doctrine
philosophique d'Averroès (né Abu al-Walid Muhammad Ahmad ibn Muhammad ibn
Ruchd en 1126 à Cordoue, mort à Marrakech en 1198) selon laquelle la matière
et le mouvement sont éternels et incréés - Cette doctrine fut condamnée à la
fois par les musulmans et les catholiques.
Calvinisme :
Doctrine du réformateur Jean
Calvin, né à Noyon en 1509 et qui créa le protestantisme en France. - Il a
étudié la théologie et le droit à Orléans, et le latin, le grec, l'hébreu, à
Bourges. Il s'est intéressé très jeune aux idées nouvelles de Lefèvre
d'Étaples et des Évangélistes et avec les premières persécutions des Réformés
en 1535 a dû se réfugier en Suisse, où il s'est consacré à la défense des
Réformés. Il se fait leur champion avec son Institution de la religion
chrétienne (Instituto christianae religionis, 1536), ouvrage en latin dédié
au roi François I. Il s'est installé à Genève, où il a enseigné la théologie
et la morale avec une implacable rigueur. En 1541, il a publié la traduction
française de l'Institution de la religion chrétienne, un des grands monuments
de la prose française.
Elvissisme :
Cette hérésie, fortement
répandue dans la région immédiate de Memphis (Tennessee) mais dont
l'influence s'est fait ressentir jusqu'à Las Vegas, la Californie et les
états d'Alabama, Kansas, South et North Dakota, Illinois, etc. - Selon ses
adeptes, le Christ ne serait pas ressuscité car il ne serait pas mort. -
Divers témoins, tous dignes de foi, l'auraient en effet aperçu, après le
Vendredi Saint, dans sa tunique particulière, ça et là autour de Jérusalem -
et plus récemment encore, dans des stations de service et même à la
télévision. - Cette hérésie n'est pas sans rappeler le Gardelisme (du
nom d'un chanteur décédé en 1935) qu'on aurait dit non mort dans un accident
d'avion mais défiguré au point où il ne pouvait plus paraître en public.
Eugénisme :
Sans être une hérésie pure,
l'eugénisme est un mouvement de spiritualité syncrétiste.
Pour de plus amples
informations, cliquez
ICI (Mission du Saint-Esprit).
Floriisme :
Doctrine répandue à partir de la deuxième moitié du
XIXe siècle, notamment à l'occasion de festivals musicaux (Woodstock,
Atalmont, etc.) dont les adeptes demeurent convaincus, contrairement aux
Croisés, que la religion du Christ en est une de paix et d'amour (Peace
and love) et qu'il suffit de distribuer des fleurs pour retrouver les
conditions initiales de l'humanité (Paradis terrestre).
Guétarisme :
Du nom du chanteur,
Georges Guétary, cette doctrine veut que
Jésus-Christ vienne sept fois sur terre (tournées d'adieu) avant de
disparaître définitivement.
Gnosticisme
:
Doctrine d'un ensemble de
sectes chrétiennes hétérodoxes des trois premiers siècles de notre ère, qui
professait un dualisme radical et fondait le salut de l'homme sur un rejet de
la matière, soumise aux forces du mal, ainsi que sur une connaissance
supérieure (gnose) des choses divines.
Iconoclasme
Dans l'Empire byzantin,
doctrine des VIIIe et IXe s. qui prohibait comme idolâtres la représentation
et la vénération des images du Christ et des saints. - Voir à
dictionnaire, lettre I.
Jansénisme :
Doctrine de Jansenius sur la
grâce et la prédestination ; mouvement religieux et intellectuel animé par
les partisans de cette doctrine. - Cornelius Jansen, dit Jansénius
Acquoy, près de Leerdam, 1585 - Ypres 1638. Théologien néerlandais. À
l'université de Louvain, il se lia avec Du Vergier de Hauranne (Saint-Cyran).
Encouragé par celui-ci, Jansénius, devenu évêque d'Ypres (1635), travailla à
l'Augustinus, ouvrage à l'origine de la querelle janséniste.
Luthéranisme
Doctrine de Martin Luther, Eisleben
1483 - id. 1546. - Théologien et réformateur allemand.- Moine augustin très
préoccupé par l'idée du salut, il s'astreint à de sévères mortifications et
joue aussi un rôle diplomatique dans son ordre, qui le délègue à Rome en
1510. Docteur en théologie, il obtient, en 1513, la chaire d'Écriture sainte
à l'université de Wittenberg, où, à partir de 1515, il commente les épîtres
de Paul, notamment l'épître aux Romains. En référence à la doctrine
paulinienne de la justification par la foi, il s'élève contre le trafic des
indulgences (querelle des Indulgences), puis contre le principe même
de celles-ci dans ses 95 thèses (1517), considérées comme le point de départ
de la Réforme. Condamné par Rome en 1520, il poursuit son œuvre ; à cette
date paraissent les « trois grands écrits réformateurs » : le manifeste À
la noblesse chrétienne de la nation allemande (sur la suprématie
romaine), la Captivité de Babylone (sur les sacrements), De la
liberté du chrétien (sur l'Église). Mis au ban de l'Empire après la diète
de Worms, où il refuse de se rétracter (1521), caché au château de la
Wartburg par son protecteur l'Électeur de Saxe, il peut revenir à Wittenberg
en 1522. Marié en 1525 à Katharina von Bora, il consacre le reste de sa vie à
structurer son œuvre et à la défendre ; il lutte à la fois contre le
catholicisme, que soutient la puissance politique, contre les révoltes
sociales (guerre des Paysans), les déviations des illuminés et des
anabaptistes et contre ceux qui, tel Zwingli en Suisse, donnent à sa réforme
une orientation nouvelle. Luther est aussi un écrivain : ses œuvres, et
principalement sa traduction de la Bible (1521 - 1534), font de lui un des
premiers grands prosateurs de l'allemand moderne.
Manichéisme :
Religion syncrétique (et non
"synthétique" comme on l'écrit souvent) du Perse Mani
(216 - 274 ou 277, mis à mort par le roi de Perse
Bahrâm Ier.), alliant des
éléments du christianisme, du bouddhisme et du parsisme, et pour laquelle le
bien et le mal sont deux principes fondamentaux, égaux et antagonistes.
Marcionisme :
Hérésie de Marcion (Sinope
vers 85 - vers 160), prônant un dualisme analogue à celui des gnostiques et
opposant le Dieu de justice de l'Ancien Testament au Dieu d'amour du Nouveau
Testament.
Monophysisme :
Doctrine du cinquième siècle
(Eutychès) affirmant
l'union du divin et de l'humain dans le Christ en une seule nature. -
Condamné par le concile de Chalcédoine en 451, le monophysisme survit dans
quelques Églises orientales dont celle de l'Éthiopie (voir à
Aksoum).
Montanisme :
Doctrine de Montanus
(Phrygie, IIe - IIIe s.) - Prêtre de Cybèle converti au
christianisme. - Croyance
dans l'intervention perpétuelle du Saint-Esprit. -
Montanus prophétisait, entre autres, l'imminence
de la fin du monde.
Nestorianisme :
Doctrine de Nestorius, né à Germanica Cesarea
(aujourd'hui Kahramanmaras) vers 380, mort à Kharguèh après 451, patriarche
de
Constantinople de 428
à 431. - Sa doctrine sur le rapport de la divinité et de l'humanité en
Jésus-Christ, lui valut d'être déposé par le concile d'Éphèse
(en 471) et, par la suite, exilé.
Noénisme :
Voir à
Alcoolisme.
Novatianisme :
Doctrine de Novatien et de ses disciples qui
mettaient en doute la bonté divine.
Origénisme :
Voir à saint
Grégoire le thaumaturge.
Ovnitisme :
Doctrine selon laquelle le Christ
serait apparu sous diverses formes dans les innombrables planètes de notre
galaxie (et même de toutes les galaxies) pour être, ici crucifié, battu à
mort là, empalé ailleurs, etc. dans le but de non seulement sauver la race
humaine mais tous les habitants du monde. - Cette doctrine n'a jamais été
formellement dénoncée par l'Église de Rome mais souvent réfutée par l'armée
américaine.
Pélagianisme :
Doctrine de Pélage (né en
Grande-Bretagne vers 360, mort en Palestine vers 422) qui minimisait le rôle
de la grâce divine par rapport à celui de la volonté humaine, et qui trouva
en saint Augustin un adversaire redoutable.
Protestantisme :
Religion réformée, ses
croyances (spécialement
en ce qu'elles diffèrent des dogmes de l'Église
catholique et romaine); l'ensemble des Églises protestantes (anglicanisme, calvinisme, méthodisme, etc.). Le protestantisme reconnaît une
autorité souveraine à l'Écriture sainte.
Ensemble des Églises et des communautés chrétiennes
issues de la Réforme; leur doctrine.
Le protestantisme réunit des Églises diverses (luthériennes, réformées,
anglicanes, etc.), que rassemblent trois affirmations fondamentales :
l'autorité souveraine de la Bible en matière de foi (tout ce qui n'est que
tradition humaine est écarté); le salut par la foi qui est don de Dieu (les
œuvres bonnes n'étant pas la cause du salut mais sa conséquence); la force du
témoignage intérieur du Saint-Esprit, par lequel le croyant saisit la parole
de Dieu exprimée dans les livres saints. Le protestantisme se veut non pas un
ensemble doctrinal mais une attitude commune de pensée et de vie, qui est
fidélité à l'Évangile.
Quiétisme :
Doctrine mystique qui faisait
consister la perfection chrétienne dans un état continuel de quiétude et
d'union avec Dieu, où l'âme devient indifférente aux œuvres et même à son
propre salut.
Socinianisme :
Doctrine hérétique de Socin
qui rejette la Trinité, la divinité de Jésus. Socin dit :
- que c' est une erreur grossière de s'imaginer que
Dieu ait fait le premier homme revêtu de tous ces grands avantages que les
Catholiques, ainsi que le gros des Réformés, lui attribuent dans son état
d'innocence, comme sont la justice originelle, l'immortalité, la droiture
dans la volonté, la lumière dans l' entendement, etc. et de penser que la
mort naturelle et la mortalité sont entrées dans le monde par la voie du
péché.
- que non seulement l'homme avant sa chute n' était pas plus immortel qu' il
ne l' est aujourd' hui, mais qu' il n' était pas même véritablement juste,
puisqu' il n' était pas impeccable.
- que s' il n'avait pas encore péché, c'est qu' il n'en avait pas eu
l'occasion.
- qu'on ne peut donc pas affirmer qu' il fût juste, puisqu' on ne saurait
prouver qu' il se serait abstenu de pécher, s' il en eût eu l'occasion, etc.
Voir à :
Cornélius Chasuble
Retour, si vous êtes venu par là, à : Pâques
Voir également : une
chronique
d'Herméningilde Pérec sur les
ascenseurs
Ou encore à :
Soldat
Lebrun
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