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Tout a été dit sur ce délicat poète né à Moulins (Allier) en 1823, lié à Baudelaire (1841) et qui est décédé le 13 mars, 1891.
Rappelons pour le bénéfice de nos nombreux et multiples lecteurs ce texte qui, depuis dix ans, est au coeur de toutes les représentations des Cascadeurs
de la Faculté de Lettres de l'Université de Napierville : |
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Nous en donnons un exemple ici :
Le verger du roi Louis :
Sur ses larges bras étendus, La forêt où s'éveille Flore, A des chapelets de pendus Que le matin caresse et dore.
(Triple saut périlleux suivi de deux saltos) Ce bois sombre, où le chêne arbore Des grappes de fruits inouïs Même chez le Turc et le More, C'est le verger du roi Louis.
(Élan suivi d'un ciseau avec rouleau ventral)
Tous ces pauvres gens morfondus, Roulant des pensées qu'on ignore, Dans des tourbillons éperdus Voltigent, palpitants encore.
(Libre : Anneaux, cheval-d'arçons, barres parallèles) Le soleil levant les dévore. Regardez-les, cieux éblouis, Danser dans les feux de l'aurore. C'est le verger du roi Louis
(Saut en hauteur, saut en longueur et triple saut)
Ces pendus, du diable entendus, Appellent des pendus encore. Tandis qu'aux cieux, d'azur tendus, Où semble luire un météore,
(Élan, planche et poutre) La rosée en l'air s'évapore, Un essaim d'oiseaux réjouis Par-dessus leur tête picore. C'est le verger du roi Louis.
(Libre, tremplin et anneaux)
Envoi
Prince, il est un bois que décore Un tas de pendus enfouis Dans le doux feuillage sonore. C'est le verger du roi Louis !
(Bharat natyam, kathakali et manipuri)
Théodore de Banville, admirateur d'Auguste
Brizeux, lui a dédié un poème qu'on lira en cliquant
ICI.
Voir à :
Olaf de Huygens-Tremblay
et à : Fawzi Malhasti et
Robert de Montesquiou-Fezansac Mais aussi à :
Vélocipède
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