Titulaire de la Chaire de Lettres et de Littérature de l'Université de Napierville, Olaf de Huygens-Tremblay, né à Intercourse, Pennsylvania
le 19 juin 1936, est un
boute-en-train terrible.Fils d'Amish et
petit-fils de Mennonites, il a passé tout son enfance dans l'univers
solennel d'une famille entièrement dévouée à la fabrication de
courtepointes et d'instruments de musique en osier (leurs cors sont très
connus). Sa présence à Damas (ou plutôt sur le chemin de Damas, à vingt
minutes du centre-ville) au printemps de 1948 demeure encore aujourd'hui un
fait inexpliqué mais sa conversion en 1950 au marxisme-léninisme n'en
demeure pas moins un mystère tout aussi inexplicable même si la raison
officielle de ce volte-face serait que sa grand-mère, Sophie Huygens aurait
été fortement impressionnée par Nijinski dansant le "Dimanche après-midi
d'un Fauve", à Paris, en 1912.
Quoiqu'il en soit, on le retrouve à la Sorbonne en
1954 puis en surveillance à domicile à Oslo en 1957 (cheval d'arçon, barres
parallèles et anneaux) puis à Oxford (1959) (littérature médiévale et
moderne).
En avril 1964, il est à Rome puis à nouveau à Paris en
juin 1968 enseignant le Crétinois (tremplin, saut à la perche et poésie
symboliste) aux lycées Marshall de Charenton-Écoles, Malakoff-Etienne-Drolet,
Le Kremlin-Bicêtre et Massy-Palaiseau.
En 1970, il reçoit à Cockforsters et à
Waterford-Junction (puis en 1971, à New Cross, Morden et Healing-Broadway) le
Grand Prix de la Cascade des Nations pour son interprétation (sauts en longueur
et triples saltos) d'un poème attribué à Sully-Prud'homme intitulé :
"Borne-fontaine, morne plaine."
Reconverti au Christianisme l'année suivante, il
devint en 1975 le détenteur (voir note 1) que l'on sait.
Parmi ses oeuvres les plus marquantes :
-
Médaille d'or aux jeux panaméens de la poésie didactique, 1977
-
Double médaille de bronze au festival du nô à Tokushima (Japon), 1978
- "De l'utilisation des tremplins dans l'interprétation des "Chauves-souris"
de
Robert de Montesquiou-Fezensac",
Presse de l'UdeNap, 1980
- "Les vers en "mos" dans l'oeuvre de Juvénal" - Même éditeur, même
année
-"Différences dans l'interprétation des poèmes anglais et portugais de
Pessoa selon la latitude (avec quelques remarques sur la symétrie des barres
parallèles et sur Verlaine)" [2]
Voir aussi à :
- Napierville, les
saints
patrons (page
assez longue à charger à cause des photos)
- Madame
Fawzi Malhasti
-
French Cancan
-
Edward Enos
Canutt
et à :
-
Ste-Rosalie
[1] I.e. : "Les
sanglots longs des violons du printemps", version sud-américaine du poème connu
de tous.