Archives sonores

 

Dans une page qui se trouve sur le site Du Temps des cerises aux Feuilles mortes, un site, dédié à la chanson française des années 1870 à 1945, il est fait mention de l'invention du phonautographe par le français Léon Scott de Martinville en 1857 (brevet numéro 31470).

Pour ceux qui ne voudrons pas se donner la peine d'aller lire la page en question, disons qu'il s'agissait d'un appareil qui permettait l'enregistrement de vibrations sonores et donc, en principe, celles d'une voix humaine. Or, cet appareil ne pouvait malheureusement pas les reproduire. Son principe de fonctionnement était relativement simple : une aiguille reliée à une membrane traçait dans du noir de fumée sur une feuille de papier les vibrations de cette même membrane.

On sait que ce ne fut pas avant 1877 (ou 1878) que ce principe de vibrations reliées à un appareil-enregistreur fut vraiment généralisé et permit l'invention de ce que nous appelons aujourd'hui un phonographe mais entre 1857 et 1877, de nombreux enregistrements ont été effectués utilisant l'appareil de Martinville, notamment par le Grand Marshall en son laboratoire, surtout à partir de 1864, date de l'ouverture de l'Université de Napierville.

Tous ces enregistrements ont été jusqu'à présent considérés comme perdus et en particulier ceux du Grand Marshall qui eux furent détruits lors des inondations de 1879.

Sauf un (mais voir ci-dessous).

Cet enregistrement a une histoire exceptionnelle d'abord par son origine et ensuite par sa récente découverte à l'intérieur d'une cloison abattue le 30 août 2002 pour permettre l'agrandissement du bureau du recteur de notre université :

Petite histoire :

Dès 1858, le fondateur de l'UdeNap, eut vent de l'invention du phonautographe par son ami Martinville (à qui il rendait visite la même année - voir à chronologie du Grand Marshall - 1858). Conscient de ce que cette invention allait éventuellement apporter au monde du XXe siècle, le Grand Marshall en développa plusieurs modèles dont, en 1871, un modèle portatif avec lequel, lorsqu'il se déplaçait, il «enregistrait» les voix des personnes célèbres qu'il rencontrait. - C'est ainsi que, si ce n'eut été des inondations précitées, nous aurions pu, aujourd'hui, entendre et écouter les voix de Prjevalski, de Dedekind, de Westinghouse, de Charles Cros, de Bizet même et surtout du grand pacificateur que fut Alfred Nobel (voir en la chronologie précité, à partir de 1872) car, si à l'époque de Martinville, il était impossible de reproduire ces enregistrements, les techniques développées par la suite ont réussi là où l'inventeur du phonautographe avait échoué.

La liste même des enregistrements du Grand Marshall est disparue mais nous savons, aujourd'hui, que parmi ceux-ci, se trouvait celle du fameux gunman américain que fut James Butler dit «Wild Bill» Hickock.

En 1876, en effet, étant de passage à Deadwood (Dakota), le Grand Marshall, muni de son appareil, eut l'ingénieuse idée de se rendre au bar local pour y enregistrer ce qu'il appelait «la couleur locale». - Ne sachant pas exactement qui fréquentait l'établissement, quelle ne fut pas sa surprise de voir rentrer le célèbre «Wild Bill» venu pour y jouer aux cartes avec des amis.

Le reste, comme le disait récemment son petit-fils, est du domaine de l'histoire.

Mesdames, Messieurs, en grande exclusivité sur nos ondes, nous vous présentons aujourd'hui le sans doute plus vieil enregistrement qui ait été fait de la voix
humaine [*] :

James Butler dit "Wild Bill" Hickock au Carl & Mann's Saloon,

Deadwood, Dakota, le 2 août 1876

Note :

Deux voix se font entendre sur cet enregistrement :

La première est celle du barman et la deuxième, celle du célèbre gunman.

Cliquer ICI (format MP3)

Ce qui rend naturellement encore plus exceptionnel cet enregistrement, c'est que quelques heures plus tard, le célèbre gunman était assassiné dans le même saloon par James McCall.

[*] On sait que depuis - en mars 2008 plus précisément -, des chercheurs américains du Lawrence Berkeley National Laboratory (LBLN) ont pu, à partir d'une bande papier du phonautographe déposée l'Académie des Sciences par Martinville (avec sa proposition de brevet), reconstituer une voix que cet inventeur a enregistrée en 1857. - Cette voix chante pendant quelques secondes le début du deuxième couplet de Au clair de la lune. - Correction donc : notre enregistrement n'est pas le premier mais le second (connu) d'une voix humaine. Pour de plus amples détails, voir :

 http://www.firstsounds.org/sounds/index.php (site anglophone).


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Ou encore : Céline Dion


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