Extraits sonores - 5

À chacune de ses éditions, Le Castor™, l'organe officiel de l'Université de Napierville, joint un document sonore susceptible d'intéresser ses lecteurs. - Pour en faciliter l'accès, ces documents ont été regroupés par tranches de cinquante (ou à peu près), classés en ordre de diffusion, du plus récent au moins récent.

Les enregistrements contenus dans la présente page correspondent à ceux qui ont été diffusés depuis le 29 mars 2010 ou à partir du numéro 201.

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Voir également à : Copyrights.

Merci pour vos commentaires et suggestions.

- Responsable : Paul Dubé


250 - 23 avril 2012

S'il est une chose sur laquelle tous les critiques musicaux semblent vouloir s'entendre, c'est bien que le plus grand interprète de Mozart du XXe siècle fut le ténor canadien-français Léopold Simoneau né le 3 mai 1916 à Saint-Flavien de Lotbinière (Québec), décédé le 24 août 2006, à Victoria (Colombie-Britannique).

Il suffit de l'avoir entendu une fois pour en être convaincu.

Le voici dans un extrait de Cosi fan tutte, enregistré en 1954, accompagné par l'orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction d'Herbert von Karajan.

D'un coffret Angel (3 disques) numéro 3522/3-EMI RLS-7709 repris, en partie (je crois) par la firme EMI (CDH-7-69635-2).

Un' aura amorosa

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249 - 9 avril 2012

Voici un enregistrement de Wladdimir Horowitz que j'ai retrouvé sur YouTube et qui, vraisemblablement, a été enregistré "live", à Londres en mai 1982 et mis en circulation qu'un an plus tard, par la firme RCA Victor (sous leur étiquette Red Seal) tout simplement sous le nom de "Horowitz in London". - Attention : je ne garantie pas cette information. Ce que je peux préciser c'est qu'il fut probablement mis en circulation sur un dique contenant, entre autres, la Polonaise Op. 61 et la ballade en mi mineur, Op. 63 de Chopin, le Kinderszenen, op. 15, de Schumann.

Il s'agit de l'étude Op. 8, no. 12 du dernier des "Grands Romantiques russes" de la fin du XIXe et du début du XXe, Alexander Nikolayevich Scriabin dont les compositions sont toujours au répertoire mais qui mériteraient d'être mieux connues.

Soyez sûr d'être assis car c'est plutôt troublant.

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248 - 26 mars 2012

L'enregistrement qui suit a fait fureur au cours des trois dernières semaines dans notre site sur la chanson française de la fin du Deuxième Empire à la fin de la Deuxième Grande Guerre - voir ci-dessous. - Certain y ont trouvé une certaine référence aux élections présidentielles françaises mais il ne s'agit là que d'une coïncidence.

Son titre : Je suis petit. Paroles d'André Barde, musique de Maurice Yvain.

Un disque Ultraphone, enregistré en 1933, par Louis Boucot. - No. AP 394.

Je suis petit - De l'opérette "Oh ! papa !".

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247 - 12 mars 2012

Retrouvé, l'autre jour, un CD relativement récent (2004) intitulé «Arie, Madrigali & Cantate» (Naive OP 30395) du soprano Sara Mingardo. Orchestre du concerto italiano sous la direction de Rinaldo Allessandrini. Il s'agit d'une collection, comme son titre l'indique, d'arias, madrigaux et cantates datant du XVIIe siècle.

Quelque chose à ne pas manquer.

En voici un extrait :

De Tarquino Merula (ca. 1595-1665), une «canzonetta sprirituale alla nanna" («Une chanson [presque prière]... au moment du coucher») pour voix et continuo.

Hor ch'è tempo di morire...

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246 - 27 février 2012

Un extrait cette semaine d'un 33t datant de 1951, publié par la firme Folways Records de New York, dans sa collection "Literature Serie" et qui s'intitulait Meeting of the James Joyce Society. Le tout fut parrainé par une des plus connues librairies de New York, The Gotham Book Mart.

D'un côté, l'érudit et grand connaisseur de James Joyce (1882-1941), Joseph Campbell, le grand spécialiste en mythologie (1904-1987), qui lit quelques extraits de Finnegans Wake tout en commentant divers passages dont ceux du "Riverrun" et de "The Mookse and the Gripes" mais les admirateurs de Joyce furent plus intéressés par la deuxième face où ils pouvaient entendre le génial auteur d'Ulysse lire de sa petite voix à l'accent inimitable un extrait de la section "Anna Livia Plurabelle".

Voici cet extrait :

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245 - 13 vévrier 2012

Il y aura bientôt sept ans que je n'ai pas fait tourner ici un 78t de Django Reinhardt et Stéphane Grapelli du Hot Club de France. Temps de remédier à cette lacune d'autant plus que je viens de mettre la main sur un lot de disques presque virginaux. Pour ce faire, j'ai choisi un enregistrement d'avril 1937 sur étiquette HMV (La voix de son maître) numéro B-8598 (matrice OLA 1710-1, une première prise) où l'on entendra, outre Django et Grapelli, Pierre Ferret et Marcel Bianci à la guitare et Louis Vola à la contrebasse.

Selon diverses sources, cet enregistrement daterait du 22 avril et aurait été gravé à Paris. - Il y a donc, moins trois mois et quelques jours, soixante-quinze ans !

Un solo, époustouflant, comme toujours, du grand Django.

Body and Soul - Lyrics d'Edward Heyman, Robert Sour et Frank Eyton ; musique de Johnny Green.

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244 - 30 janvier 2012

Cette semaine, une pièce qu'on n'entend pas souvent. Elle est de Mozart et figure rarement dans ses "Intégrales", y compris celles qui tournent autour de son oeuvre pour violon auquel, pourtant elle appartient. - C'est qu'elle fait partie d'une série de dix-sept dites "d'église" c'est-à-dire composées pour un office religieux quelconque et qui n'ont pas été rattachées à une messe.

Pour celle qui suit, peut-on penser à un mariage ? - Beaucoup trop gai pour un enterrement, pas assez solennel pour un couronnement...

Elle est ici jouée par le Collegium Jaroslav Tuma sous la direction du violoniste Bohuslav Matousek. La date de l'enregistrement ne nous est pas connue mais elle daterait, dans sa forme originelle (orgue et violon), de 1767 (Mozart avait alors 11 ans!). No. de catalogue : KV 69.

Source : "L'intégrale" de chez Brilliant Classics (170 CDs - Vol. 4, no. 16, piste 3 - 2006)

Sonate en ré majeur - Mozart - KV 69

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243 - 16 janvier 2012

Un enregistrement d'un sextet sous la direction de Count Basie, sextet dont les membres, tous de son grand orchestre, étaient : Joe Newman à la trompette, Frank Wess (flute), Eddie Jones à la contrebasse, Sonny Page à la batterie et, naturellement, Freddie Green à la guitare de même que Basie lui-même au piano.

La pièce date du 4 janvier 1956 (56 ans !) et s'intitule tout simplement Midgets. Une composition de Joe Newman attribuée trop souvent au Count.

Un des rares soli (solos) de Freddie Green.

Midgets - Count Basie Sextet - 33t Verve - MGV 8012

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242 - 12 décembre 2011

Aucun rapport mais comme c'est, contrairement à ce que Monsieur Popp laisse sous-entendre, le Temps des Fêtes, j'ai pensé vous rappeler un célèbre violoniste des années vingt, trente, quarante, cinquante, soixante... mil neuf cent vingt, trente, quarante... : Isidore Soucy, né en 1899, décédé en 1963.

L'enregistrement date du 25 février 1937 et a été mis en circulation en mai de la même année.

Un disque Compo, numéro 16047. - Au piano : Romuald Soucy.

Isidore Soucy : Le reel de Ti-Père - Source : Bibliothèque Nationale du Canada .

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241 - 28 novembre 2011

Un enregistrement plutôt court cette semaine : une minute, vingt-deux secondes. Il s'agit de la première des études d'exécution transcendante de Franz Liszt (1811-1886), composées en 1854 mais pas jouée par n'importe qui : par Jorge Bolet (on prononce « Bolette », Jorge Bolet méconnu ou à peu près de son vivant et presque sinon totalement oublié de nos jours. Le dernier des pianistes romantiques du siècle dernier, de ceux qui ne se contentaient pas de jouer « correctement » une partition mais qui ont essayé de retrouver l'esprit, la tonalité, la passion, l'âme derrière ce que des compositeurs comme Chopin ou Schumann n'ont, malheureusement, eu à leur disposition, pour exprimer leur vision du monde, que des portées, des blanches, des noirs, des croches, des doubles-croches. - Oh, il y en a eu d'autres. Ervin Nyiregyhazi, par exemple (1903-1987), l'enfant-prodige qui disparut au début des années vingt, qu'on retrouva, concierge, vers le milieu des années soixante-dix et qui n'avait pas, depuis trente ans, touché à une seule note de piano mais qui, assis devant un, se mit à jouer des pièces qu'il aurait dû, normalement, avoir oubliées... !

Jorge Bolet ? Né à Cuba en 1926 et mort à New York en 1999 n'a eu, comme fulgurante carrière, que quelques concerts en Europe, peu de travail aux USA (un concert-solo au Carnegie Hall, quand même), et qui a été professeur de piano presque toute sa vie.

Un coffret à se procurer : Liszt, oeuvres pour piano - neufs CDs - Decca 467 801 2.

Jorge Bolet : Première des études d'exécution transcendante de Franz Liszt - Enregistrée en 1978.

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240 - 14 novembre 2011

Voici un enregistrement plutôt rare parce qu'il a été filmé plutot que réalisé en studio (par exemple) et pas par n'importe qui mais par celui qui a le plus contribué à sortir de l'ombre les suites pour violoncelle non accompagné de Jean-Sébastien Bach, aux alentours de 1920 : Pablo Casals.

Le cinéaste fut Robert Snyder qui, en 1954, en l'abbaye de Saint-Michel-de-Cuxa, près de Prades (Pyrénées-Orientales - France) réussit le tour de force de convaincre Casals de se faire filmer, lui qui détestait la lumière du soleil et encore plus l'éclairage des studios de cinéma.

Le film s'intulait tout simplement : Pablo Casals.

L'enregistrement ? - Le début de la suite no. 1 pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach - BMW 1007.

C'est disponible sur YouTube.

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239 - 31 octobre 2011

C'est à compter de 1956, à l'âge de 39 ans que la grande Ella Fitzgerald décida d'enregistrer les songbooks qui allait non pas assurer son immortalité (il y avait déjà longtemps, à ce moment-là qu'elle était admiré de tous les amateurs et critiques de l'époque) mais définir la place qu'elle méritait au panthéon des grandes chanteuses améticaines.

Elle débuta avec LE compositeur de grands standards de son époque : Cole Porter qu'elle endisqua chez Verve. Puis la même année, elle enregistra ses impeccables Rogers and Hart. - En 1958, elle y alla avec Irving Berlin et le tout fut suivi de chansons de George et Ira Gershwin (1959), Harold Arlen (1961), Jerome Kern (1963) pour terminer en beauté avec Johnny Mercer (en 1964).

Du deuxième de ces songbooks dont on a souligné, en 1999, la qualité en l'incorporant dans le Grammy Hall of Fame :

I Wish I Was in Love Again - Étiquette Verve MG V-4002-2

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238 - 17 octobre 2011

L'enregistrement qui suit a ceci de particulier : il aurait été enregistré par son auteur-compositeur, E. T. Paul vers 1900 sur un piano mécanique (à ruban) pour le compte de la Compagnie QRS (qui est toujours en opération). - Il s'agit d'une marche associé au célèbre roman de Lew Wallace, Ben Hur, dont la course de chariot (entre Messala et Ben-Hur) aurait servi d'inspiration.

Quiconque a vu le Ben Hur de Fred Niblo (1925) ou celui de William Wyler (1959) aura de la difficulté à associer cet enregistrement avec cette course mais qui sait comment l'inspiration vient à quelqu'un ?

Je ne connais pas le nom de celui qui a créé, à partie du rouleau, ce mp3 que j'ai retrouvé, sans référence précise, sur le WEB.

Mérite un détour.

Ben Hur Charior Race - E. T. Paul - QRS - No. S 1606

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237 - 3 octobre 2011

Difficile à croire mais pour les gens qui ont cinquante ans et moins, Brigitte Bardot est une vielle dame (elle a eu 77 ans il y a cinq jours) qui s'occupe de la protection des animaux et qui n'a jamais été autre chose. - Nés en 1961, ils avaient douze ans lorsqu'elle prit sa retraite en 1973.

Son premier enregistrement (Sidonie) date de 1961, justement. Oui, je sais, on lit souvent 1962 mais c'est une erreur : cet enregistrement a été publié en 1962 mais il a effectivement été enregistré l'année précédente. Pour le film « Vie privée », direction Louis Malle ; en co-vedette : Marcello Mastroianni. Elle avait alors 27 ans.

L'année suivante, en studio cette fois-là, en collaboration avec Serge Gainsbourg et Jean-Max Rivière, elle grava quatre chansons écrites pour elle : Je me donne à qui me plaît, La Madrague, Tiens, c'est toi et... cette petite chose qui lui attira des critiques favorables :

Hé oui : ça aura 49 ans en décembre prochain.

L'appareil à sous - Brigitte Bardot - Étiquette Philips - 45t- No. 432.874

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236 - 19 septembre 2011

J'ai un ami qui dit qu'avec des enregistrements comme celui qui suit on peut devenir diabétique.

C'est, en effet, d'un siropeux à faire pleurer. Du miel auquel on a rajouter du miel sauf que dans ce cas-ci, le miel est constitué de 29 violons dans un orchestre qui, à l'origine, n'en avait que six (déjà beaucoup pour l'époque) sous la direction d'un anglo-italien du nom d'Annunzio Paolo Mantovani (1905-1980) qui, avec un arrangeur du nom de Ronald Binge, a inventé un style qui a eu, pendant au moins vingt ans, un succès fou et qu'on peut entendre encore de nos jours dans certains ascenseurs ou au supermarché

Mantovani populaire ? - Ce fut, en Angleterre, le plus important vendeur de disques avant la venue des Beatles. - Trente-huit 33t dits de « musique populaire » entre 1952 et 1975 plus une douzaine d'autres de « musique semi-classique » ou de Noël...

Son premier grand hit vint au début des années cinquante avec une pièce composée en 1926 par Ernö Rapee qui, à l'origine, était accompagnée de paroles (Lou Pollack) mais une fois que Mantovani en eut fait un enregistrement...

Un 45t de marque London, numéro SN-59052.

Charmaine - « Mantovani and Strings » - 1951

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235 - 5 septembre 2011

C'est en nettoyant mon bureau pour la rentrée que je suis tombé sur six coffrets de 45t datant de la fin des années quarante ou du début des annés cinquante et qui, aujourd'hui sont devenus des curiosités ; curiosités parce qu'ils se voulaient une alternative aux 33t que la firme Columbia avait mis en marché en 1948.

Les premiers de ces coffrets furent fabriqués par la firme RCA Victor (ou "La voix de son maître" ou ses variantes) vers à peu près la même période pour concurrencer ces 33t dont la durée ne dépassait guère 20 à 25 minutes par côté, ses concepteurs ayant jugé qu'en faisant jouer de six à dix 45t dont la durée pouvait atteindre jusqu'à 6 ou 7 minutes chacun, une certaine clientèle, munie de la platine et du chargeur appropriés, serait plus intéressée à acheter ce genre de produit que ceux de la Columbia.

On sait ce qui arriva par la suite : le chargeur de 33t, mis en circulation dès 1951, fit oublier ces coffrets au demeurant beaucoup plus difficiles à fabriquer et plus coûteux à distribuer.

Parmi les producteurs qui ont pensé que ces coffrets allaient faire fureur, il y a eu Norman Granz qui s'intéressait, à ce moment-là, aux concerts de jazz qui se donnaient un peu partout et où les musiciens se permettaient de ne pas de se limiter à deux, trois minutes d'improvisation (le côté d'un 78t). - Cela a eu, comme résultats, des enregistrements de presque une demi-heure et même plus dont les fameuses plages enregistrées par Stan Getz "At the Shrine" ou le grand orchestre de Dizzie Gillespie qui, grâce à ce Norman Granz ne sont pas tombés dans l'oubli.

D'un de ces coffrets, intitulé "Jazz Scene" publié vers 1949 ou en 1950, voici une pièce qui, pendant des années, fut considérée comme presque légendaire parce qu'on en avait perdu la trace mais qui, depuis a été rééditée plusieurs fois en CD. Il s'agit d'un enregistrement de Coleman Hawkins, le saxo ténor qui a été de tous les orchestres et de tous les genres (du "Nouvelle-Orleans" au Be-Pop et même après), en solo, improvisant sur un thème qu'il intitula tout simplement "Picasso".

Vous verrez : ça mérite un détour.

Picasso - Coleman Hawkins - Étiquette Clef - 1948

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234 - 8 août 2011

À l'origine, ils s'appelaint The Juvenaires jusqu'à ce que ABC-Paramount, à la recherche de nouveaux talents, les découvrit à Philadelphie, changea leur nom à celui de Danny and the Juniors, leur fit enregistrer une de leur propre composition et, du jour au lendemain, ils devinrent célèbres.

Leur 45t, At the Hop, avec, au verso, Sometimes, devint no. 1 (no. 23 des numéros 1 de tous les temps, selon le magazine Billboard) et fut suivi tout de suite après de Rock n' Roll Is Here to Stay qui fit un autre malheur.

Aux dernières nouvelles, Frank Maffei, Danny Rapp, Joe Terranova et Dave White, les membres du groupe, se produisaient encore, ayant récemment reçu le prestigieux Philadelphia Music Alliance Achievement Award.

Et puis pourquoi pas ?

At he Hop ! - Un 45 t. d'ABC-Paramount - publié en 1957. - No. ABC 9871

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(À voir : le groupe Sha-na-na dans le film tourné autour du festival de Woodstock, en 1969, interprétant de façon très originale ce At the Hop. - C'est disponible, naturellement, chez YouTube.)

233 - 25 juillet 2011

L'enregistrement qui suit date de 1967. Il s'est en effet passé 44 ans et deux mois depuis que le Dave Brubeck Quartet a donné son premier concert au Mexique, en l'Auditorio Nacional de la ville de Mexico, en mai de cette année-là.

Comme le dit Juan Lopez Moctezuma dans le texte accompagnant le 33t duquel l'enregistrement qui suit est tiré : « Quand j'ai annoncé Cielinto Lindo, il y a eu comme un mouvement dans la salle jusqu'à ce que Brubeck en attaque les premières notes, suivi de peu par Desmond au saxo, Morello à la batterie et Gene Wright à la contrebasse. Puis tout à coup, cet air traditionnel aux profondes racines espagnoles se transforma. C'était Mexicain mais aussi du jazz...»

J'ai un ami, pianiste, qui a toujours détesté cette chanson mais une jour, je l'ai attaché sur une chaise et je lui ai dit : «Tu écoutes !». Il l'a, depuis, ajoutée à son répertoire.

Pas mauvais, vous verrez.

Cieto Lindo - Un 33t (Bravo ! Brubeck !) Columbia, no. CS 9495. Energistré live au Mexique.

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232 - 11 juillet 2011

Le compositeur de la chanson qui suit était si connu, lorsqu'elle fut enregistré en 1927, que la maison Columbia omit de mettre le nom du parolier sur l'étiquette du 78t qu'elle lança avec, comme chanteur, une de ses vedettes du moment, un certain Chevalier, Maurice de son prénom.

Son nom était Kollo, Walter Kollo. Il est né en Allemagne en 1878 et, entre 1911 et 1938, il écrivit la musique de pas moins d'une trentaine d'opérettes dont certaines ont été jouées non seulement dans son pays mais en Autriche, à Paris, Londres et même à New York où son Maytime, par exemple, y fut présenté 492 fois !

1927... Momo était en vedette, cette année-là, au Casino de Paris. Dans des revues écrites par Willemetz, Saint-Granier et J. Le Soyeux et de retour d'une tournée en Angleterre. On peut supposer qu'un de ceux-là ou même les trois aient contribué à adapter en français le « Wann und Wo » (« Quand et où ? ») tiré d'une revue de ce Kollo.

Pas dans la veine des chansons de Chevalier post-1930.

Quand on'r'vient - Un 78t de marque Columbia - No. 2027.

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231 - 27 juin 2011

Une chanson de cacahuètes aujourd'hui ou si vous préférez, une chanson chantée par un vendeur de cacahuètes. - Nous l'avons déjà fait entendre ici, il y a quelques années, par l'orchestre de Stan Kenton (voir au numéro 23 de la première série de nos enregistrements) mais nous avons pensé vous la faire ré-entendre par le prince des ténors du siècle dernier (hé oui : Caruso, quoique le plus fameux, ne fut pas le seul), celui qu'on a qualifié comme le plus grand tinore di grazia de toute l'histoire de l'opéra, c'est-à-dire Tito Schipa, né en 1888, décédé en 1965.

Pour plus de renseignements, tapez son nom dans n'importe quel moteur de recherche sur Internet. - À me pas manquer son M'Appari et Una furtiva lacrima sur YouTube.

En attendant, de Moisés Simon, voici « El Manisero » enregistré le 11 mai 1932 chez HMV. no. DA 1273.

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230 - 30 mai 2011

Un disque de Mistinguett cette semaine mais pas n'importe lequel : un des rares duos qu'elle a enregistrés avec Henri Garat. - Paroles d'un certain Grey (?), musique d'Edmond Mathieux qui accompagnent les deux avec un orchestre connu alors sous le nom de Melodic Jazz. - Retrouvé, par hasard,sur une cassette non identifiée mais dont les enregistrements ont, depuis, été transférés, à l'abri de tout, en mp3.

Selon mes notes, ça aurait été repiqué sur un cd - depuis longtemps épuisé - de marque Chansophone, sous le numéro 124 en 1992, il y a... dix-neuf ans.

Et, selon Martin Pénet (monumentale biographie intitulée Mistinguett, la Reine du Music-Hall - Du Rocher, 1995) ce n'est pas avec Garat que la Miss aurait créé cette chanson mais avec Earl Leslie au Casino de Paris, le 12 novembre 1929. -Dans une revue, Paris Miss, mais dans laquelle paraissait Garat...

Ça s'intitule tout simplement « Oui ».

Qu'importe ? C'est gentil comme tout et même séduisant. - Chez Odéon, no. 166239.

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229 - 16 mai 2011

Nitta-Jo. Voilà un nom qu'on n'entend plus souvent. - On sait peu d'elle ; qu'elle s'appelait Jeanne Daflon ; qu'elle est né vers 1890 et qu'elle était peut-être encore vivante au début des années cinquante.

Un impressionnant catalogue d'enregistrements mais rien d'autres.

Pour plus de renseignements, voir à :

http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/jo_nitta/jo_nitta.htm

(Notre autre site)

D'elle, aujourd'hui, nous vous proposons un enregistrement de 1931 intitulé Le tango des roses (J. Rivière, Scheier Botter).

Cliquez sur la note : version MP3 :

Source : un 78 t. Columbia WL 2965.

228 - 1er mai 2011

Pas très friand des orchestres de jazz français (je leur préfère et de loin, les British Dance Bands des années 30 et 40), je suis tombé, l'autre jour, sur un enregistrement fait à Paris, le 28 novembre 1930 chez Gramophone (no. K6058) - c'est pour vous dire comme c'est précis - par nul autre que Maurice Chevalier, un enregistrement intitulé «Souvenirs», une sorte de pot-pouri des succès du Chevalier d'alors, succès pour la plupart américains, il va sans dire.

Son contenu ? Des extraits de :

Livin' In the Sunlight (Sherman - Lewis) - Louise (Whiting - Robin) - Valentine (Christiné - Willemetz) - You Brought A New Kind of Love to Me (Fain - Kahal - Norman) - Nobody's Using It Now (Schertzinger - Gray) - Mon cocktail d'amour (Schertzinger - Gray - Battaille, Henri) et Dites-moi, ma mère (Yvain - Willemetz).

Surpris par la qualité de l'orchestre, j'ai tout de suite couru vers ma discothèque pour voir qui ça pouvait être.

Hélas non (enfin...) ! Pas un orchestre français mais bien un orchestre de la série des British Dance Bands : celui de Jack Hylton, à Paris à ce moment-là.

En voici le début :

Cliquez sur la note : version MP3 :

Source : un coffret double intitulé «Maurice Chevalier 1930-1949 Vol. 2» paru chez Frémeaux en 2002 (no. FA 163).

227 - 18 avril 2011

Pas un mais deux enregistrements cette semaine.

Je suis tombé sur le second par hasard il y a quelques jours et je me suis demandé quel âge il pouvait bien avoir, m'en souvenant comme si c'était hier jusqu'à ce que je réalise qu'il avait été enregistré en 1961, qu'il allait donc avoir cinquante ans cette année. - Cinquante ans ! - Le pire, c'est que cet enregistrement est une copie (disons une variante) d'un autre datant de 31 ans auparavant. M'enfin, pas tout à fait une copie car... euh... laissez-moi vous expliquer :

Le premier (celui de 1931) est tiré d'un 78 t. (Columbia 35521) de Tickle Toe, une pièce de Lester Young orchestrée par Count Basie avec, naturellement, Lester au saxo ténor.

En lui-même, cet enregistrement est un classique, raison pour laquelle le deuxième a été composé.

Sans aucune autre présentation sauf qu'il faut écouter pour comprendre l'autre :

Cliquez sur le lecteur ou la note (format MP3) :

Cliquez sur la note : version MP3 :

Le deuxième est tiré d'un 33t mono (ce qui ne le rejeunit pas) de marque Philips, no. PHM 200-026 inititulé Swingin' Singin' et a une longue histoire.

On est en 1960. Le trio américain Lambert, Hendricks and Ross viennent d'endisquer Sing a Song of Basie. Une Parisienne, membre du groupe vocal Blue Stars, Mimi Perrin, l'écoute et decide de réorienter sa carrière. - Elle réunit autour d'elle Christiane Legrand (la soeur de Michel), Ward Single des Single Singers, Jean-Claude Briodin, Claude Germain et Jean-Louis Courosier et forme le groupe Les Six de Paris. - Leur répertoire ? Les grands succès de jazz américain mais transposés pour la voix. - Elle écrit des paroles, confie l'orchestration à Quincy Jones et voici les Six (de Paris) partis en tournée.

À leurs premiers enregistrements, pour faire Big Band, on double les voix et le groupe devient Les Double Six de Paris.

Pour ce Tickle Toe, Mimi Perrin invente l'histoire d'un type qui tombe amoureux de la petite amie d'un autre type mais le genre pas trop sympathique... - Le reste, vous l'écouterez.

Une note : le solo de Lester Young est chanté par Eddy Louis qui remplaça, ce jour-là, Jean-Louis Courosier appelé aux armées...

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Impressionnant, n'est-ce pas ?

226 - 4 avril 2011

Voici une chanson archi-connue qui a été enregistrée par des interprètes tels que Lucienne Delyle (1950), André Claveau (1953), Colette Renard (1958), Zizi Jenmaire (1961), Joséphine Baker (même année), Patachou (1964), André Dassary (1966), Maurice Chevalier (même année), Les compagnons de la chanson (1967), Tino Rossi (1969) et même Francis Lemarque (1988).

Elle date, pourtant, de 1913. Elle aura donc, cette année 97 ans. Son parolier ? Jean Rodor. Son compositeur ? Qui d'autre que Vincent Scotto ?

Créé par Georgel (lien vers notre site), chantre des midinettes (1884-1944), un des grands moments de la chanson française.

Georges Job, dit «Georgel», en 1913, chantant «Sous les ponts de Paris» :

Cliquez sur la note : version MP3 :

225 - 21 mars 2011

En février 1959, il y a donc 52 ans, Dizzie Gillespie entrait dans les studios Columbia de New york pour enregistrer, sous la marque Verve, un ixième 33t (vinyle) intitulé, cette fois-là, «Have Trumpet, Will Excite », une sorte de semi-calembour tiré du titre d'une télésérie fort populaire à l'époque, «Have Gun, Will Travel», une série qui mettait en vedette Richard Boone (1917-1981) et qui tout de même a duré de 1957 à 1963 (226 épisodes) :

Paladin, un diplômé de West Point - et gunfighter professionnel - a décidé de s'installer après la guerre civile à San Francisco  (Hôtel Carlton). - Sur sa carte, le dessin d'un chevalier d'un jeu d'échec et une devise : «Possède arme, prêt à voyager» («Have Gun, Will Travel») ; une adresse également, télégraphique : «Paladin, San Francisco».

Le rapport entre le 33t de Gillespie et cette émission ? - Aucun mais, âgé de 42 ans, Gillespie est à ce moment-là en pleine possession de ses moyens et il s'est entouré pour ce disque de musiciens hors pair :

Junior Mance au piano, Les Spann à la guitare, Sam jones à la contrebasse et Lex Humphries à la batterie

La pièce ? - «My Heart Belongs to Daddy» (Cole Porter) - 6m02s.

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224 - 7 mars 2011

Elle est née Jeanne Florentine Bourgeois à Enghien-les-Bains, le 3 avril 1875, fille d'Antoine Bourgeois, journalier, 30 ans, et de Jeannette Debrée, couturière, 21 ans. - Elle est décédée «propriété nationale»(Colette) le 5 janvier 1956. - Entre les deux, elle fut comédienne, interprète, danseuse, meneuse de revues et sans doute, de la scène, l'«artiste» la plus connue de la première moitié du XXe siècle.

Elle se faisait appeler Mistinguett. Doit-on ajouter autre chose ?

La voici dans un de ses plus grands succès, un succès qu'elle enregistra chez Columbia en 1933 (no. CL 4549).

À ne pas confondre avec la version Pathé (PA45) enregistré la même année.

C'est vrai.

Paroles d'Albert Willemetz, musique de Casimir Oberfeld. Accompagnement de l'orchestre de Pierre Chagnon.

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223 - 21 février 2011

De la musique de film.

Le film, c'est «The Third Man» de Carol Reed (1949). En vedettes : Joseph Cotten (un de ses plus grands rôles), Alida Valli, Trevor Howard et l'inoubliable Orson Welles... dans le rôle du «troisième homme». En arrière-plan, un certain Bernard Lee qui fut «M» dans pas moins de sept «James Bond». Wilfred Hyde-White également mais aussi des comédiens de grande renommée dans leurs pays : Ernst Deutsch, Siegfried Breuer, Paul Hörbiger et Erich Ponto, (en Allemagne et en Autriche)..

Dernière scène, à la sortie du cimetière.

Musique d'Anton Karas (1906-1985) à la cithare.

Et non, ce n'est pas le thème archi-connu du Troisième homme, vous verrez, c'est beaucoup mieux, tragique même....

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222 - 7 février 2011

Difficile à croire mais ce qui suit aura quarante-cinq ans cette année.

Ça a été écrit et enregistré par un certain Pierre Antoine Muriaccioli, né à Tamtave (Madagascar) en 1944, et qui était, en 1966, élève-ingénieur de Centrale Paris (il obtint son diplôme la même année). Pendant cinq ou six ans, il fut du show business parisien allant même jusqu'à recréé une opérette des années trente, Dédé, (avec Georgette Plana) puis, désabusé, il quitta tout, largua les amarres et entreprit de faire le tour du monde. - Depuis, il a écrit des livres de voyage, des romans et même une autobiographie.

Mais nous sommes en 1966. Son grand succès d'alors s'intitulait «Les élucubrations».

Tiré du 33t sur lequel il figurait, cette autre chanson : «La loi de 1920».

À écouter. Vraiment.

Oh, j'ai oublié de vous dire : il était connu à ce moment-là sous le nom d'Antoine...

Un disque Vogue (Collection loisirs), numéro VF 47024, piste 3, face A.

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221 - 24 janvier 2011

Suffit d'une photo, parfois, pour tout comprendre et la photo, cette semaine, la voici :

On aura devincer qu'il s'agit du pianiste franco-suisse Alfred Cortot (1877-1962).

Et quand on ajoute le nom de «Chopin», on n'a qu'à se taire et écouter.

Du célèbre compositeur, la valse numéro 8, opus 64, no. 3 en la bémol najeur

Un disque HMV (Victor), no. 4081 W 1603, enregistrée à Paris, au Studio Albert, le 24 mai 1943, republié plusieurs fois dont, notamment, dans un coffret de 6 CDs chez EMI (Classics) en 1991 sous le numéro CZS 7 67659 2 (Allemagne).

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220 - 10 janvier 2011

En préparant la page pour le dixième anniversaire du site sur la chansons française qui fait partie des sites de l'UdeNap, je suis tombé sur cet enregistrement, une parodie des chansons dites «de charme» interprétée par un humoriste québécois, Jean-Guy Moreau, en 1972 dans un film qui n'a pas fait une grande carrière à l'extérieur du Québec à cause, sans doute, de ses références plutôt «locales», mais qui contenait des passages mémorables.

Ce film, c'est IXE-13, du nom de l'«As des espions canadiens-français», une création de Pierre Daigneault (Le père Ovide dans «Les belles histoires des Pays d'en haut»). Il était de Jacques Godbout et mettait en vedette Les Cyniques, Louise Forestier, Louisette Dussault, Carole Laure et Luce Guilbault.

La chanson s'intitute «Marie-Rose», musique de François Dompierre, paroles de Jean-Guy Moreau (?).

...«missionnaire chez les Indiens»...

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219 - 27 décembre 2010

Voici quelque chose qui, je viens de l'apprendre, vient finalement d'être réédité (en CD), après avoir été mis en circulation, en 33t, une seule fois en 1958, il y plus de 50 ans. C'était à l'origine, un disque Columbia (no. cl 1198). Sa réédition est parue chez Mosaic (no. cd-1001) mais, d'après les notes que j'ai pu lire, en «édition limitée».

Tout cela est bien malheureux car, à mon avis, il s'agit d'un des grands 33t de Duke Ellington dont l'ensemble, pour cet enregistrement, a été réduit à neuf musiciens : Clark Terry au bugle, Jimmy Hamilton à la clarinette, Paul Gonsalves au saxo-ténor, le Duke au piano, Jimmy Woode à la contrebasse et Sam Woodyard à la batterie accompagnés par : Quentin Jackson, Britt Woodman et John Sanders à la trombone.

De ses musicines, seuls Terry, Hamilton et Gonsalves ont droit à des solis (ou à peu près), les trois trombones servant de «support» ou, si vous le voulez, de l'ensemble habituel d'Ellington.

C'est frais, très rythmé et tout à fait représentatif du Duke à son apogée.

Et pourquoi ça n'a jamais réédité ? (Compte tenu qu'on a réédité des quantités d'enregistrements plus ou moins «malheureux» de la même époque.) - Sans doute à cause du titre originel : «The Cosmic Scene» ; et du nom donné au groupe : «Duke Ellington's Spacemen» («Duke Ellington et ses cosmonautes» ou «hommes de l'espace»). Comme disent les notes au verso de la pochette, si jamais Ellington avait [eu] à se rendre sur la lune, c'est en train qu'il y [serait allé] car les avions et lui... Alors, vous pensez, pour les fusées...». Mais c'était à l'époque des premiers satellites artificiels...

Et vive le marketing de Columbia !

La pièce que nous vous présentons aujourd'hui est la première sur le 33t s'intitule Avalon, un des standards américains de : Al Jolson, B.G. DeSylva, and Vincent Rose.

Introduction au piano du Duke - ensemble - solos de Jimmy Hamilton, Paul Gonsalvez, Clark Terry, Sam Woodyard et Clark Terry (à nouveau) - ensemble et fin.

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218 - 13 décembre 2010

De quand date et quelle fut la première véritable pièce de «rock n' roll» ?

Les historiens de la musique post-45 ne s'entendent pas très bien là-dessus. Le plus connu d'entre eux, le professeur Joseph Burns du Southeastern Louisiana University, est d'avis que cette pièce fut, à l'origine, une chanson issue du blues, du jazz, du gospel et du folklore, qu'on pouvait y danser facilement et qu'elle relevait également du domaine de la technologie acoustique d'une certaine époque et qu'en conséquence, il y en avait beaucoup qui répondaient à plusieurs de ces critères.

Parmi les enregistrements qu'il avance comme étant définitivement du domaine du «rock n' roll», l'on retrouve :

How High the Moon” de Les Paul and Mary Ford, “The Honey Dripper” de Joe Liggens, “Boogie Chillen’” de John Lee Hooker, “Saturday Night Fish Fry” de Louis Jordan, “The Fat Man” de Fats Domino, “(We’re Gonna) Rock Around the Clock” de Bill Haley and the Comets et “Rocket 88” de Jackie Brenston and his Delta Cats mais, précise-t-il, il y a en une qui se détache du lot et c'est "That’s All Right Mama" d'Arthur ‘Big Boy’ Crudup qui date de 1946 mais qui, dans un remake, en date du 5 juillet 1954, fut un des premiers succès d'Elvis.

En voici la version originelle par cet Arthur Crudup, un disque RCA Victor numéro 20-2705 B (enregistré le 6 septembre 1946).

Attention : c'est pas jeune et le disque est usé.

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Note : Il en existe une meilleure version sur YouTube à l'adresse suivante :

http://www.youtube.com/watch?v=uxHQUvCkV20&feature=related

217 - 29 novembre 2010

Des chansons ou même des airs ayant pour thème l'ApocalypseLe Livre des Révélations» en anglais) sont assez rares.

En voici une du grand Johnny Cash, une des dernières qu'il aurait écrites, retrouvée sur YouTube (et DailyMotion). - Il en existe trois ou quatre versions, toutes faites à partir de l'enregistrement originel (qui suit), mais, visiblement, je vous suggère celle qui porte le titre de «Des sinn der Lebens» d'un certain yomero86.

En voici l'adresse :

http://www.dailymotion.com/video/x1ck2g_johnny-cash-when-the-man-comes-arou_music

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«Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval verdâtre ; celui qui le montait, on le nomme la Peste ; et l'Hadès le suivait...»

... que Johnny Cash a adapté, comme suit :

«And I heard a voice in the midst of the four beasts / And I looked and behold, a pale horse / And his name that sat on him was Death / And Hell followed with him»

Et j'ai entenu une voix s'élever au mileu des quatre bêtes / Et j'ai vu - horreur ! - un cheval pâle / Et celui qui le montait était la Mort / Et l'enfer le suivait...»)

216 - 15 novembre 2010

Du grand Ambrose et son orchestre, en direct du Mayfair Hotel de Londres, un disque HMV (His Master's Voice), Numéro B6261.

Ambrose ? - Benjamin Baruch Ambrose, violoniste et chef d'orchestre né le 15 septembre 1896, décédé le 1 juin 1971. - Il fut, dans les années vingt, trente et même quarante, le chef d'un des nombreux Dance Bands britanniques de la période qui, contrairement à leurs collègues américains (Big Bands), ont préféré se confiner dans le domaine de la danse plutôt que de passer du côté des Concert Bands.

L'enregistrement qui suit date du début des années trente.

I Guess I'll Have to Change My Plan (un "fox-trot" de Dietz & Schwartz)

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215 - 18 octobre 2010

Je n'ai jamais compris pourquoi, un temps, on a dit que Thelonius Monk était un grand musicien mais qu'il ne savait pas jouer du piano ; tout comme, à l'époque, on disait que Stravinsky était un mauvais chef d'orchestre. - Dans le cas de Stravinsky, le temps a démontré qu'on avait raison mais dans le cas de Monk ?

Il ne jouait pas du piano comme tout le monde. Ça, personne ne l'a jamais mis en doute : il n'aurait pas - ce n'était pas dans sa nature - jouer ou interpréter, comme les grands pianistes de son temps, du Chopin ou du Beethoven. - Tout simplement parce qu'il ne jouait ou n'interprétait que du Monk.

N'est-ce pas lui qui, un jour, a dit : "Joue ta musique. Si elle bonne, les gens viendront t'écouter. Si elle n'est pas bonne, les gens ne viendront pas mais tu auras toujours eu le bonheur de jouer ta musique."

Le voici dans une courte pièce (deux minutes) où il démontre sa maitrise parfaite non seulement des noires et des blanches mais de la sourdine, de la pédale tonale et de la pédale étouffoir.

Un véritable petit chef-d'oeuvre.

I Should Care, de S. Cahn, A. Stordhal et P. Weston, enregistré le 31 octobre 1964. Il y aura, dans quelques jours, 46 ans... - Étiquette Columbia, CS 9149.

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214 - 4 octobre 2010

Si ce qui suit vous rappelle quelque chose, vous avez soixante ans et plus.

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Qui en sont les interprètes ? - The Ronettes : Veronica Bennett (1943- ), sa soeur Estelle (1941-2009) et leur cousine Nedra Talley (1943- ). - Première apparition publique ? Au Joey Dee's Pepermint Lounge, la Mecque (sic) du Twist, 45e rue, New York. - En première partie de la première tournée des Rolling Stones aux USA (1964). - Un 45 t. London, 1963. - Be My baby...

213 - 20 septembre 2010

Existe deux Charles Coburn connus dans le milieu du cinéma et de la scène. Le plus connu est le comédien américain né en 1877, décédé en 1961, qui fut de tous les films (plus de 100) entre 1933 et 1960.

Le deuxième est né en Angleterre en 1852. - Son nom de scène fut en réalité Charles Coborn (mais si souvent écrit Coburn qu'il finit par ne plus s'en soucier). - Il mourut en 1945 non sans avoir chanté pour la dernière fois en 1944.

Au cours de sa longue carrière, il disait avoir interprété ce qui suit plus de 200 000 fois (quelque peu exagéré : 2 500 fois par année pendant 80 ans ?). - Ce que l'on sait, c'est qu'il pouvait la chanter en 17 langues...

Un classique du Music-Hall anglais. Enregistré en 1929. Sur étiquette Columbia, numéro 5665

The Man Who Broke the Bank at Monte Carlo de Fred Gilbert.

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212 - 6 septembre 2010

Thomas Andrew "Tom" Lehrer, auteur-compositeur-interprète, satiriste, mathématicien [*] et... longtemps professeur au Massachussetts Institute of Technology et à l'Université de Californie (Santa Cruz) est surtout connu pour une chanson qu'il a composée et enregistrée à la fin des années cinquante, début des années soixante, durant ce qu'il appella "sa carrière artistique" où, entre ses travaux universitaires et ses recherches, il fit diverses tournées en "stand-up comic".

Parmi ses compositions, il faut noter "The Vatican Rag" ou encore "Who's Next ?" une véhémente satire ayant pour thème la prolifération des armes nucléaires, mais surtout la chanson qui suit dont les paroles sont tout simplement les noms des éléments qui se retrouvent dans le tableau périodique de Mendeleïv. - La musique est tirée de la chanson du Major-Général de l'opérette "Pirates of penzance" de Gilbert et Sullivan.

Comme c'était la rentrée...

(Il s'agit d'un enregistrement live disponible un peu partout sur le WEB. Son titre ? Tout simplement "The Elements".)

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211 - 16 août 2010

Un enregistrement assez particulier cette semaine (quoique fort connu) issu de la collaboration de deux "vedettes" qui n'avaient presque rien en commun.

Arletty qui n'a pas de besoin de présentation et Reynaldo Hahn, le sérieux compositeur (musique du Mozart de Sacha Guitry, des concertis, de nombreuses chansons dites "sérieuses"), ami de Marcel Proust, etc.

D'un disque datant de 1934, étiquette Pathé (PA 63)

Qu'est-c'qui faut pour être heureux ?

Cet enregistrement vous l'expliquera.

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210 - 2 août 2010

En février 2008 (voir au numéro 94 de nos enregistrements), je vous faisais écouter une pièce d'un pianiste newyorkais, Waldo Williams, une pièce enregistrée à Montréal en 1953 en disant qu'elle ressemblait énormément à du Erroll Garner mais du grand Erroll Garner.

Voici l'original, réalisé en 1955 par le maître lui-même lors de son fameux "Concert by the Sea", à Carmel, en Californie.

À la contrebasse, Eddie Clahoun. - À la batterie, Denzil Best.

Pour ceux qui ne connaissent pas Erroll, rappelons qu'il n'a jamais su lire une note de musique, ce qui n'est pas exceptionnel car Louis Armstrong lui-même, de ce côté... sauf que, dans le cas de Garner, la chose était d'autant plus cocasse qu'il lui arrivait souvent de monter sur scène avec ses disques et un appareil pour les faire jouer, ne se rappelant pas très bien comment, la dernière fois...

Il s'agit, bien sûr, de la même pièce que Waldo Williams, I'll Remember April de Gene De Paul.

Une introduction assez curieuse qui n'indique absolument pas dans quelle direction ira la mélodie comme si Erroll ne savait pas trop comment l'approcher ni, on le constate, par la suite, comment y mettre fin...

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209 - 19 juillet 2010

Reçu, il y a deux semaines, de Monsieur Vincent Mansard de Neuchâtel, un enregistrement probablement unique - il s'agit d'un 78t-test (?) - se rapportant au 25e anniversaire de la Fête des vendanges (de Neuchâtel, naturellement), fête qui se déroule à la fin de septembre de chaque année depuis, d'après ce que j'ai pu lire, 1902. - Il y a eu donc, certaines interruptions...

(Voir, pour plus de renseignements, le site suivant :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fête_des_vendanges)

Les détails (de l'enregistrement) sont donnés dans les photos ci-dessous.

Le chanteur ? - Louis Crevier, le père du compositeur contemporain du même nom (qui est un des grands de la musique de film).

Le titre ? - Tout simplement "Vendanges".

Excellent pour remonter dans le temps.

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Pour la partition, cliquez ici : page 1, page 2, page 3.

208 - 5 juillet 2010

Quek' chose de pas très long cette semaine. À peine une minute quinze secondes.

Ça date de 1979 et c'est tiré du générique d'un film (d'une série télévisée, si vous préférez) mettant en vedette Alec Guiness dans un de ses grands rôles - et Dieu sait ce qu'il en fait - sauf qu'on est loin d'oublier celui-là.

George Smiley - Thinker Tailor Soldier Spy - Doit-on ajouter quelque chose ?

La musique est de Geoffrey Burgon, né le 15 juillet 1941 et compositeur d'innombrables thèmes de séries télévisées, de musique de films, d'oeuvres pour chorales, cantates, pièces pour piano, musique de chambre, orchestre, ballet, etc.

Pas très diffusé ce Thinker, tailor, Soldier, Spy (d'après le roman de John Le carré né, soit dit en passant, David John Moore Cornwell) mais quelque chose à voir. Cinq étoiles. - Et vous savez quoi ? On finit par apprécier énormément la profondeur et la justesse de ce thème une fois qu'on a vu le film.

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207 - 21 juin 2010

Voici quelque chose que j'ai trouvée sur YouTube en cherchant autre chose. - Pas trop amateur de music Western (on dit également Country), je serais normalement passé outre mais ma curiosité a été attirée par les quelques notes écrites à son sujet.

Le chanteur, le compositeur, le parolier était nul autre que Willie Nelson, peu connu pour sa tenue vestimentaire mais qui, je l'avoue, m'a toujours semblé avoir une voix parfaite pour chanter certaines mélodies ; lui et une autre grande star du Country, Johnny Cash dont le Hurt est une pure merveille. - La chanson ? Une chose que tous les producteurs lui ont refusée pendant des mois et qui, aussi courte qu'elle soit, est devenue un de ses plus grands succès.

Que je déteste YouTube pour sa présentation : aucun renseignement - on ne dit pas ni où, ni quand ça a été eneregistré mais je soupçonne que ça faisait partie de la première émission d'Austin City Limits, la plus vieille émission du genre à la télé américaine : 1975.

Quelle que soit la date, voici Willie Nelson chantant Blue Eyes Crying in the Rain. Deux minutes, dix secondes, y compris les applaudissements !

Les paroles :

Dans la lumière du crépuscule, je la revois
Deux yeux bleus pleurant sous la pluie.
Et quand nous nous sommes embrassés
Et que nous nous sommes quittés
J'ai su que plus jamais nous allions nous revoir.

L'amour, c'est une braise qui s'éteint peu à peu
Et seuls les souvenirs demeurent.
Mais jusqu'à la fin, je me souviendrai
De ces yeux bleus pleurant sous la pluie.

Un jour, lorsque nous nous rencontrerons dans l'au-delà
Nous marcherons encore une fois main dans la main
Dans un pays qui ne connaît pas le pardon
Deux yeux bleus pleurant sous la plui
e...

Vous voyez comme c'est simple ?

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206 - 7 juin 2010

Un disque HMV de 10" (25 cms), numéro B8565, enregistré en 1937, mis en circulation au début de 1938.

D'un côté, "I'm Getting Sentimental Over You", une des pièces les plus connues de Tommy Dorsey et son orchestre (avec Bunny Berrigan à la trompette) ; de l'autre cet enregistrement intitulé tout simplement "Song of India" d'um thème de l'opéra Sadko de
Rimsky-Korsakov (1896).

Sourdine : Solotone. - Arrangement de Tommy Dorsey & Red Bone.

Ne manque plus que les souliers de danse et le plancher qui vibre.

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205 - 24 mai 2010

Depuis le temps que les symphonies de Beethoven sont jouées, en public, sur disques, à la radio, à la télévision et même via des films, il me semble qu'il devrait y avoir un concensus sur qui a été, selon l'avis des connaisseurs, le plus près de ce que Beethoven a bien voulu nous laisser mais ce ne semble pas être le cas.

Prenez la sixième par exemple ; il y en a qui ne jurent que par la version Karajan (la deuxième) tandis que d'autres lui préfèrent Furtzwangler ou même Leonard Bernstein(!). Généralement, cependant, on s'accorde à dire que Bruno Walter en a fait probablement la version définitive...

Pour la cinquième, je vous laisse le loisir d'aller lire ce qu'on en dit sur le WEB mais, en attendant, plutôt que de vous pencher sur les quatre notes du début - ces quatre notes qu'on dit du Destin frappant à la porte (quelle absurdité !) -, écoutez ce que j'ai à vous proposer aujourd'hui du début et de la fin de son quatrième mouvement par la Philharmonique de Vienne sous la direction de Carlos Kleiber (le fils de l'autre), en 1974.

C'est sous étiquette Deutsche Gramophone.

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204 - 10 mai 2010

J'ai toujours trouvé curieux le fait qu'on ait attribué souvent la musique et les paroles de la pièce qui suit à Rodgers (Richard) et Hart (Lorenz) alors que le nom de Hart ne lui est associé que parce qu'un certain Richard Hart (sans rapport avec les deux précédents) était de la distribution du film du même nom.

Mettons les choses au point :

Ses auteur-compositeur furent : Bronislau Kaper né en Pologne 1902 (décédé en 1983), compositeur de la musique de plus de cent films (notamment chez MGM) et Ned Washington (1901-1976) auteur, entre autres des paroles de When you Wish Upon a Star, High Noon, My Follish Heart, I'm Getting Sentimental Over you...

Les paroles en sont, depuis longtemps oubliées, et le thème aurait pu être oublié, lui aussi, si Miles Davis ne l'avait pas mis à son répertoire en 1958 (**).

Le titre du film et sa chanson thème (car c'est sa chanson-thème) : Green Dolphin Street souvent dit On Green Dolphin Street.

En voici la version qu'en fit Bill Evans, avant son fameux trio (LaFaro-Motian) de 1961, - dans le Reeves Sound Studio (New York) sous la direction de Jack Higgins.

Un 33t Riverside (Milestone) MI 47024 de 1962, réédité en 1970 et en 1980.

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(***) avec Paul Chambers à la contrebasse et Philly Joe Jones à la batterie, le 19 janvier 1959 - il y a 51 ans!

203 - 25 avril 2010

Quatre ans que ça nous aura pris avant d'ajouter un deuxième Bérard à cette collection. - Le premier, en effet, date de l'an 2006 (voir le numéro 51 - 27 février 2006).

Grâce, cette semaine, à un ami-lecteur de notre autre site (sur la chanson française Du Temps des cerises aux Feuilles mortes - adresse ci-dessous), Monsieur Silvestre, nous vous en offrons un deuxième.

Il s'agit d'un enregistrement plutôt rare, gravé peu avant 1914, pour la petite marque Monarch (Bérard a surtout enregistré chez Odéon, Pathé [*] et Edison) intitulé :

Soleil d'amour

Auteur-compositeur : Charles Borel-Clerc. - Numéro : 0232001.

Vous verrez : c'est gentil comme tout.

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202 - 12 avril 2010

Cinq ans bientôt que je ne vous pas fait jouer du Kid Thomas (and His Algiers Stompers) - ( numéro 18 de cete collection).

Voici une autre pièce de ce trompettiste de Nouvelle Orléans né en 1896 et décédé en 1987. Une pièce d'Oliver Wallace et Harold Weeks intitulée Hindustan.

Oliver Wallace (1887-1963), en passant, est celui qui a écrit la musique de films à la Walt Disney tels que Dumbo, Cendrillon, Alice au pays des merveilles, Peter Pan, etc. - Harold Weeks (1893-1967) est surtout connu, quant à lui, pour les cantiques et autres chants religieux qu'il a composés pour le Fourth Church of Christian Scientist de Seattle (sic). - Avant cependant, de passer à leur carrière respective, les deux, en 1918, composèrent cette pièce qui est devenue presque immédiatement un standard. - Le rapport entre cet Hindustan et le nom qu'on a donné longtemps aux Indes ? Aucun.

Pour en revenir à Kid Thomas, disons qu'il fut le chef de l'un des orchestres [de danse] les plus connus de la Nouvelle-Orléans et ce, de 1920 jusqu'à sa mort, en 1987, particulièrement à partir des années soixante où il fut un pillier du fameux Preservation Hall.

L'orchestre qu'il dirige dans cet enregistrement est composé d'Émile Barnes à la clarinette, de Louis Nelson au trombone, de Joe James au piano, de Joseph Butler à la contrebasse et de Samuel Penn à la batterie. - L'enregistrement date du 18 août 1960, un peu moins de 50 ans. - Endroit : l'université de Tulane (nouvelle-Orléans).

Un 33t mono de la série New Orleans : The Living Legends, numéro RLP 386 - Riverside Records (Bill Grauer Productions, New York)

Hindustan

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201 - 29 mars 2010

Depuis que l'on vit de plus en plus dans des appartements ou dans des pavillons de banlieue où les sous-sols (et greniers) ont été transformés en loft ou cinéma-maison, il n'existe presque plus d'endroits où l'on peut passer un après-midi pluvieux dans de vieux souvenirs, parmi des malles où l'on découvre des trésors cachés depuis des années.  - Ce que ce sera dans vingt, trente ans lorsque ceux qui nous suivront n'auront à se mettre sous la dent que nos ipod et nos disques externes remplis, dans un désordre total, de photos, de fichiers MP3 et de bouts de film, je n'ose pas me demander. D'ailleurs, ils se demandent déjà ce que l'on faisait avant la venue des textos.

Chez moi, reste encore un pan de murs de 33t dans lequel je fouille depuis des semaines (voir ma dernière chronique). Dans ce pan de mur, j'ai découvert hier, quelque chose que je n'avais pas entendu depuis des années : une marche de Strauss ; de Johann Srauss, le père, celui qui est à l'origine de ces valses que tout le monde aime en catimini. - Suffit de se rendre à Vienne pour savoir à quel point elles demeurent toujours populaires.

Cette marche, je ne sais pas qui la joue car le coffret dans lequel elle est contenu (quatre 33t) est tout simplement intitulé "The Best of Strauss". Pas de marque, pas d'étiquette ; qu'un numéro GMS C 5615. - Aucune idée d'où ça peut venir ni comment ça s'est ramassé dans ma discothèque mais vous verrez : c'est très plaisant.

La marche Radetsky - Orchestre et date inconnus.

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P.S. : Wikipédia m'informe que ça a été composée en l'honneur du Maréchal Joseph Radetsky von Radetz en 1848 et que la tradition veut que l'on tape des mains lorsque le thème est repris.


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Mais : Si vous êtes venu par là, retour à : l'Intransigeant

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Ou encore à : Roland Caseault


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