Extraits sonores - 2

 

À chacune de ses éditions, Le Castor™, l'organe officiel de l'Université de Napierville, joint un document sonore susceptible d'intéresser ses lecteurs. - Pour en faciliter l'accès, ces documents ont été regroupés par tranches de cinquante, classés en ordre de diffusion, du plus récent au moins récent.

Les enregistrements contenus dans la présente page correspondent à ceux qui ont été diffusés du 26 février 2006 au 26 mars 2007 soit du numéro 51 à 100.

Pour la série précédente, cliquez ICI.

Pour la série suivante, cliquez ICI.

Voir également à : Copyrights.

Merci pour vos commentaires et suggestions.

- Responsable : Paul Dubé


100 - Le lundi 26 mars 2007

Dernier numéro de notre première série (l'enregistrement qui suit étant notre centième), nous avons pensé à une chose en provenance de Cuba - mais bien avant Castro et bien avant le Buena Vista Social Club - du Trio Servando Diaz. Du début des années quarante. - Son titre : "Ya tu pollo no pia".

Le trio ? - Il était formé de Cuso Mendoza, Servando Díaz et d'Otilio Portal.

Un 78t "Pan-Art" (Marca solicitaba en el ministerrio de comercio) fabriqué, selon l'étiquette, "en Cuba por la Cuban Plastics & Record Corp" (sic).

Le numéro est illisible. - Je lis "1026-A" mais ce numéro appartient à un enregistrement de Tony Alvarez intitulé "Uno". - Même marque autre chose.

Le compositeur est A. Fernandez et la date d'enregistrement - je n'ai pas retrouvé de références exactes - se situerait, si je me fie au numéro, entre la mi-1941 ou le début de 1942.

Pas un chef-d'oeuvre mais le but de cette chronique étant de faire découvrir des raretés...

Trio Servando Diaz - 78t Pan-Art - Ya tu pollo no pia - 3m26s  :

99 - Le lundi 19 mars 2007

Nous en sommes au numéro 99. Dans deux semaines, nous partirons une nouvelle série mais en attendant :

C'est en recherchant quelque chose d'encore plus inavouable, que je suis tombé, la semaine dernière sur l'enregistrement de la chanson qui suit, chanson qu'on dit "de Pâques" où il est question de p'tits verres d'esprit et de p'tits verres de bière. - Pas édifiant mais, comme je viens de le dire, en attendant la nouvelle série..

Fernando Soucy - Les oeufs de poulette - 1950 - 78t RCA 55-5373-A  :

98 - Le lundi 12 mars 2007

Voici une chanson tirée d'un film dont la musique a été nominée pour l'Oscar de 1953. - Elle est de Lester Lee pour la musique et Ned Washington pour les paroles et elle est tirée d'un film aujourd'hui oublié - quoique toujours disponible (la preuve...) - Miss Sadie Thompson de Curtis Bernhardt, un film mais qui mettait en vedette une des plus célèbres actrices de l'époque, Rita Hayworth, née Margarita Cansino, fille du célèbre danseur espagnol Eduardo Cansino. - Une excellente danseuse, elle-même, soit dit en passant : il faut la voir en duo avec Fred Astaire dans You Were Never Lovelier de William A. Seiter (1942). - M'enfin, cela nous éloigne de notre sujet. - Voici donc, chantée par Rita Hayworth, quelque chose qui rappellera des souvenirs à ceux qui dépassent aujourd'hui la soixantaine :

The Blue Pacific Blues (Lester Lee / Ned Washington) - 1953 :

97 - Le lundi 5 mars 2007

Un "petit" cylindre cette semaine. Je dis "petit" mais en réalité, il faudrait dire un "grand" cylindre car il fait partie de ces cylindres double qu'Edison, têtu comme une mule, s'est mis à produire vers 1906 pour concurrencer son plus proche rival, Emile Berliner, l'inventeur du disque. - Têtu, Edison le demeurera encore longtemps car ce ne sera pas avant 1916-1917, surtout avec la présence accrue des disques double-face (une invention d'un Canadien, soit dit en passant), qu'il se décida, finalement, à opter pour ces disques dont le format n'a pas varié depuis cent ans. Exceptions faites naturellement pour : la vitesse, la fidélité, la numérisation, etc.

Il s'agit d'un enregistrement portant le numéro 2089 (et donc, de 1913) de l'orchestre-maison Edison (car, en plus, non seulement Edison fabriquait, distribuait des cylindres mais, dans la mesure du possible, des cylindres de ses propres musiciens), de l'orchestre-maison, donc, dans un drôle de pièce intitulé : "Hungarian Rag One-Step". Un "One step rag", à la rigueur, on peut comprendre mais "Hongrois" ?

M'enfin : vous jugerez par vous-même :

Edison Band - Hungarian One-Step - Cylindre Edison no. 2089 (1913) :

96 - Le lundi 26 février 2007

L'enregistrement qui suit date de 1935 (mis en circulation en 1936). C'est du Trenet (et de Johnny Hess) interprété par Jean Sablon mais accompagné à la guitare par Django Reinhardt.

Retrouvé sur un vinyle à la qualité douteuse datant du début des années cinquante (à juger au poids) mais on peut retrouver en CD sur diverses compilations depuis quelques années :

Rendez-vous sous la pluie (Trenet-Hess) par Sablon-Reinhardt  - Chez Pathé, matrice CL5518  

95 - Le lundi 19 février 2007

J'ai parlé, il y a quelque temps de cela (le 30 octobre dernier), des CDs que tout amateur de jazz devait posséder mentionnant, en premier, les trente-neuf plages enregistrées par The Creole Jazz Band de King Oliver en 1923. Comme, jusqu'à présent, je n'avais pas eu l'occasion de citer une de ces plages, pourquoi pas aujourd'hui ?

Il s'agit de celle où Joe "King" Oliver, connaissant très bien le talent de son second trompettiste, lui donna l'occasion de s'exprimer. Ce jeune trompettiste s'appelait Louis Armstrong et il avait alors 23 ans.

La pièce qu'Armstrong décida d'enregistrer fut "Tears", une composition de lui et de sa future femme, la pianiste de l'ensemble, Lillian "Lil" Hardin.

Oh, ce n'est pas "haute-fidélité" mais en faisant attention, on pourra reconnaître facilement le son "Armstrong" :

Huit mesures pour l'introduction (avec un break pour la clarinette), seize pour les couplets interprété par l'ensemble, trente-deux pour le refrain, seize autres pour le refrain (ensemble conduit par Armstrong), trente-deux pour les couplets avec neuf breaks (extraordinaires et qui font encore parler d'eux aujourd'hui) de Louis Armstrong, trente-deux autres pour les couplets (ensemble), le tout suivi de deux mesures pour le coda.

Le personnel :

Joe "King" Oliver et Louis Armstrong (cornet), Honoré Dutrey (trombone), Johnny Dodds (clarinette) Charlie Jackson (saxophone basse), Lillian "Lil" Hardin, Johnny St.Cyr (banjo) et Warren "Baby" Dodds (batterie).

Tears (Armstrong - Hardin) - Un disque Okeh 40001 - Octobre 1923 - 03m07s :

94 - Le lundi 12 février 2007

Je n'ai pas beaucoup d'informations sur l'enregistrement qui suit qui m'est parvenu tel quel, en fichier mp3, avec la seule mention qu'il a été fait à Montréal en 1953 par Valdo Williams, pianiste, accompagné à la contrebasse (à peine audible sauf avec des écouteurs ou un système où l'on peut ajuster les fréquences) et à la batterie par deux inconnus. - C'est live et ça ressemble quelque peu à du Errol Garner mais du grand Errol. - Ça s'intitule I'll Remember April et ça dure cinq minutes quarante-trois. - Tout ce que je peux rajouter, c'est que Valdo Williams a été longtemps le pianiste attitré du Rockhead Paradise (ce qui ne rajeunira personne), de ce célèbre Rufus Rockhead qui, contrairement à Bourassa (du moins jusqu'à présent) a une rue à son nom, près du Canal Lachine, à deux pas du Marché Atwater. - En direct sans doute du Rockhead, voici donc :

I'll Remember April - Valdo Williams - c. 1953 - provenance inconnue :

93 - Le lundi 5 février 2007

Puisque que le Castor a décidé de dédier ce numéro (5 février 2007) à Madame Steinheil, pourquoi ne pas ajouter aujourd'hui à nos enregistrements celui d'un Montmartrois occasionnel, Germain Landry, une demi-vedette, au début du siècle dernier, du café-concert (sous le nom de Paul Lack), qui, en 1908, pour la postérité, confia sa voix, sous étiquette Zon-O-Phone, à une parodie d'une chanson de Léon Suès et Paul Delmet créée huit ans auparavant ("Vous êtes si jolie"), avec de nouvelles paroles d'un véritable Montmartrois, Dominique Bonnaud.

Vous ne connaissez pas Madame Steinheil dite "Meg" ? - Disons que c'est dans ses bras que mourut le Président Félix Faure (à l'Élysée, rien de moins - en 1899) et qu'en 1908, on découvrit, et son mari, et sa mère assassinés chez elle. - Scandales, etc. (d'où la chanson qui suit).

Attention, hein, la mélodie est magnifique (Delmet) et les paroles pas très flatteuses.

Lettre ouverte à Meg - Paul Lack - 1908 - disque Zon-O-Phone X-82937 :

Pour de plus amples renseignements (sur Lack, Bonnaud, Delmet et "Vous êtes si jolie"), voir notre site sur la Chanson française.

Voir également notre numéro 31 où vous pourrez entendre la chanson originale chantée par Vanni Marcoux.

(En passant, Madame Steinhel est décédée, après avoir changé son nom en celui de Madame de Serignac , être déménagée à Londres et épousée en secondes noces Robert Brooke Campbell Scarlett, Lady d'Abinger, en 1954 [*])

[*] Ce qui prouve que la fortune ne vient pas en dormant... seul, comme disait je-ne-sais-plus-qui.

92 - Le lundi 29 janvier 2007

Si vous ne connaissez pas Paulus, il est grand temps que vous entendiez parler de lui car il fut, bien avant tout le monde, la plus grande vedette du Music-Hall non seulement en France mais en Angleterre, en Russie, aux États-Unis... entre 1870 et 1900.

Si vous ne le connaissez pas, lui, vous connaissez quand même ce qu'il chantait.

Vous n'aurez qu'à écouter les deux airs qui suivent, joués au piano (piano-rolls) en 1918 par un dénommé Roberts Lee ou Lee Roberts qui aurait eu tout intérêt à s'acheter un métronome ou peut-être même suivre des cours de musique. - Mais ça rappelle un temps depuis longtemps oublié...

Lee Roberts - Pot-pourri de chansons françaises - 1918 -

P.-S. : Pour en apprendre plus sur Paulus, cliquez ICI.

91 - Le lundi 22 janvier 2007

De la créatrice du rôle des Claudine au théâtre, l'unique Polaire, cette chanson pas du tout dans le genre épileptique qu'on lui donnait :

Enregistré le 15 janvier 1930.

Le train du rêve (Aubret-Lenoir) - Parlophone 22716 -

90 - Le lundi 15 janvier 2007

En fait de curiosité, cette semaine, j'ai trouvé quelque chose de vraiment bizarre.

Ça remonte en 1918 et ça s'intitule "La marche du général Pershing". Jusque là, tout va bien : Pershing était le chef des soldats américains qui ont combattu en France durant la guerre 14-18. Il revient au pays, il est victorieux, on lui dédie une marche et cette marche est enregistrée par la Compagnie Edison qui enregistre (encore sur cylindre à ce moment-là) à peu près tout mais une marche jouée sur un marimba ?

Et bien oui : un 4M bleu portant le numéro 3603 :

(Le marimba est un xylophone en bois d'origine probablement africaine.)

89 - Le lundi 8 janvier 2007

Difficile à croire (pour ceux qui l'ont entendue, jeunes, à la radio) mais la chansons qui suit vient d'avoir soixante ans.

Le décor a bien changé mais la magie est toujours là. Il suffit de se rendre sur place pour constater que les fantômes de ceux dont il y est question sont toujours là.

Il s'agit, bien sûr, de cette chansons si française, écrite par un Danois (avec l'aide, tout de même d'un Roger Koger) en 1946 sur une place parisienne mythique.

Un 78t Columbia, numéro DF 2895 (1947). - Orchestre sous la direction de Marcel Cariven.

Place Pigalle de, bien sûr, Georges Ulmer :

88 - Le lundi 11 décembre 2006

Puisque les Fêtes approchent, j'ai pensé qu'un petit reel de Mon Onc' Duchesne, Tommy Duchesne, serait de mise. - Oh ce n'est pas le grand chef-d'oeuvre du XXe siècle mais c'est entraînant et puis ça rappellera à nos cousins français (et irlandais) que nous n'avons pas oublié leur musique...

Le reel Bernard - Un disque Starr de 1945 (no. 16621) :

87 - Le lundi 4 décembre 2006

Vous l'aurez entendu ici (voir à nos enregistrements, au numéro 25), chantée par son créateur Cliff "Ukelele Ike" Edwards, mais j'ai pensé que vous apprécieriez sa version française, chantée pour la première fois par Krikor "Grégor" Kelekian et son orchestre en 1930.

(Pour les amateurs, je rappelle que ce Krikor "Grégor" Kelekian fut, pendant quelques années, le chef d'un orchestre de jazz très recherché à Paris : "Grégor et ses Grégoriens" et inutile de m'écrire : c'est la pure vérité - Et non, ce n'était pas le "Paul Whiteman" français quoique... avec son introduction au violon... - Parmi les musiciens : Alix Combelle - Voir au numéro 73.)

Je chante sous la pluie [*] - Un Pathé no. DF 48 :

[*] Dans lequel on reconnaîtra, bien sûr, "Singin' in the Rain" d'Arthur Freed et Nacio Herb Brown rendu si célèbre par Gene Kelly dans le film du même nom (1952)

86 - Le lundi 27 novembre 2006

Je parie que vous n'avez pas entendu Maurice Chevalier chanter depuis des lunes. - Enfin, oui peut-être, mais dans un de ses derniers films, avec sa voix de soixante-quinze berges. - Or, Maurice Chevalier chantait déjà il y a une centaine d'années. - Bien sûr, il n'était pas aussi connu que vers la fin de sa vie. Aussi, lui fallait-il être "différent", "meilleur" que la dizaine de centaines d'interprètes de son temps.

D'un opéra-bouffe en 3 actes et 4 tableaux d'Yves Mirande, Gustave Quinson et Albert Willemetz, musique de Maurice Yvain, créée aux Bouffes-Parisiens, voici Momo qui arrive "au ciel"... en 1923 :

[Couplets de ] "Là-Haut" - Un Pathé no. Sap 2058) :

85 - Le lundi 20 novembre 2006

Puisque l'édition [du Castor de cette semaine] est dédiée à Dalbret, pourquoi ne pas lui joindre un Dalbret d'époque ? - De 1907 plus précisément. Du répertoire de Mayol. Un grand succès (enfin : pour Mayol), presque à l'égal de son "Viens poupoule" ou de sa "Matchiche". Pour Dalbret, difficile à dire mais si vous voulez entendre l'original, cliquez ICI (ça en vaut la peine, croyez-moi).

Les mains de femme - Paul Dalbret - Un Pathé no. 4816 (1907) :

 

84 - Le lundi 13 novembre 2006

En ce morne temps, retour à Georges Guibourg dit Georgius dans une de ces chansons comme il ne s'en fait plus :

Dure de la feuille - Un disque Pathé de 1937 (numéro PA 1183) :

83 - Le lundi 6 novembre 2006

Reçu, la semaine dernière, un bref message d'un certain Benoit Letard accompagné de deux fichiers : un document intitulé "Roland.doc" et un deuxième intitulé "Miserabilis.mp3" m'annonçant le "retour" de Roland Gerbeau. - Roland Gerbeau ? que je me suis dit, mais il doit bien avoir 90 ans... - Mais non. Je me trompais : il vient d'avoir à peine 87 ans. - Qu'il ait décidé, à cette âge-là, d'enregistrer un nouveau disque, rien de plus normal. Surtout quand on connaît sa feuille de route. 

Et qui est Rolland Gerbeau ?

Mettons qu'il a été le premier à chanter (et à enregistrer) "Que reste-t-il de nos amours ?" de Charles Trenet qui s'est trouvé, après l'avoir écrite, trop jeune pour chanter cette nostalgique chose (il n'avait alors que 30 ans tandis que Gerbeau, lui, en avait 24..) - Il a aussi créé, en public, "La mer" et quelque chose qui, en pleine occupation, a donné du courage à bien du monde : "Douce France". - Et en lisant le texte ci-joint, vous apprendrez que Piaf lui a presque confié sa "Vie en rose" (qu'elle trouvait trop "mielleuse"), qu'on lui a demandé en premier d'enregistrer "Ma cabane au Canada" et bien d'autres choses. - Photos, également, avec Fidel Castro, les Beatles...

En attendant une page consacrée à cette interprète (http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/), on pourra toujours écouter l'enregistrement qui suit :

"Que reste-il de nos amours ?" de Charles Trenet par Roland Gerbeau - Février 1943 :

(Un disque Polydor, matrice 5230-2, numéro 524.830)

Pour de plus amples renseignements : http://music.lulu.com/content/363250

82 - Le lundi 30 octobre 2006

Un extrait cette semaine. Un extrait d'une pièce qui devait être la pièce maîtresse et finale du concert donné par Benny Goodman au Carnegie Hall en janvier 1938. - Pas que ce concert ait été magnifique dans son ensemble mais si vous n'aviez que cinq CD à vous procurez pour avoir une idée de ce qu'a déjà été le jazz, ce concert devrait faire partie de votre liste [*]. Où, en effet, trouver, ailleurs des solistes de la trempe de Count Basie, Lionel Hampton, Johnny Hodges, Freddie Green, Buck Clayton... (et j'en passe). - De ses solistes, un a retenu et retient toujours l'attention : un obscur pianiste du nom de Jess Stacey qui, croyez-le ou non, a abandonné peu de temps après le piano pour aller travailler chez Max Factor (les cosmétiques !) et mourir dans presque l'obscurité après avoir joué le plus brillant solo de piano de jazz jamais enregistré. On s'attendait à n'importe quoi ce soir-là mais pas à ce que Stacey allait jouer entre deux breaks d'un Gene Krupa plus ou moins endiablé et dont on avait, peu avant, sans doute entendu la grosse batterie de l'autre côté de la rue. - Mais écoutez plutôt :

Jess Stacey - Solo de "Sing, Sing, Sing" - Janv. 1938 - Carnegie Hall  :

[*] Les autres seraient, en ordre chronologique : les trente-neuf plages enregistrées par The Creole Jazz Band de King Oliver en 1923, la vingtaine par Louis Armstrong et ses Hot Five et Hot Seven entre 1925 et 1928 , le concert donné par Gillespie et  Parker au Massey Hall de Toronto en 1953 et, naturellement, l'album Kind of Blue par le sextet de Miles Davis en 1959. (Et si vous vous sentez d'aplomb, faites un tour du côté de Jelly Roll Morton, Bill Evans, John Coltrane., le Modern Jazz Concert (Scandinavie, 1960) sans oublier Thelonius Monk et Bix Beiderbeke. - Côté chanteurs, n'oubliez pas Bessie Smith et Johnny Hartman.)

81 - Le lundi 23 octobre 2006

Aujourd'hui, Pour ce Castor™ qui a pour sujet les langues un petit Decca de 1951 avec Fernandel. Au verso "Le pendu lunaire", pas très brillant mais sur la face "A" quelque chose qui reste en mémoire. -  Attention : c'est pas jeune et ça a joué souvent...

L'accent  - Un disque Decca MF 21403 :

80 - Le lundi 16 octobre 2006

On me demande souvent ce que je mettrais en ondes si je n'étais pas bloqué par la loi qui interdit, sans payer des redevances aux auteurs, compositeurs et interprètes, de diffuser des enregistrements de moins de cinquante ans. - J'y pense souvent et, mis à part les Brassens, Brel et Ferré, une chanson me revient souvent en tête et c'est une chanson de Lennon et McCartney (une seule) : "Across the Universe" mais, tandis que j'y pense, Brassens a fait des enregistrements bien avant 1956. "L'hécatombe", par exemple, qui est un petit chef-d'oeuvre. Alors pourquoi pas aujourd'hui ? - Je l'ai retrouvé en format mp3 sur un de mes disques fixes en provenance, si je me souviens bien, d'un 45 tours où il y avait trois autres chansons sauf que je n'arrive pas, ce matin, à mettre la main dessus. - Voici donc :

L'hécatombe  - de Georges Brassens (1952) :

79 - Le lundi 9 octobre 2006

De Bach, pas de Jean-Sébastien ni d'un de ses fils mais de Charles-Joseph Pasquier dit Bach, et de son compère, Henry Laverne sur lesquels on pourra trouver de plus amples détails sur notre autre site (d'autres enregistrements, d'ailleurs), de Bach et Laverne donc, ceux qui ont créé le sketch à l'origine du "Tout va très bien, Madame la Marquise" de Ray Ventura et ses Collégiens, un sketch inspiré de Gabriel de Lautrec (le cousin de l'autre) qui, lui-même, avait repiqué la chose d'une nouvelle d'Alexandre Dumas...

Au bureau de poste - Un disque Odéon de 1930 (no. 238 044) :

78 - Le lundi 2 octobre 2006

Soixante-dix-sept enregistrements et pas encore un seul Tino Rossi ! - Fallait y remédier, n'est-ce pas ? - Et je me suis dit : pourquoi pas aujourd'hui ?

D'Henry Himmel et de Charlys, cette chansons qui ne risquait pas et qui ne risque toujours pas de passer parmi les chefs-d'oeuvre du XIXe siècle mais on a entendu pire.

Le mur de ton jardin  :

77 - Le lundi 25 septembre 2006

Cette semaine, un enregistrement (parmi les quelque 500 qu'il a faits) d'un bonhomme qui, dans les années trente, quarante et cinquante, fut connu tout simplement sous le nom de "Hutch" à Londres mais aussi en Angleterre et en Australie mais très peu aux USA. Né le 7 mars 1900 dans le tout petit état de Grenade, il est décédé le 18 août 1969.

Du bonhomme dont il a été, jeune, l'amant, Cole Porter (Oscar Hammersetin III pour les paroles), un enregistrement datant de septembre 1940 :

All The Things You Are - Un disque Parlophone BD 872  :

(Excellent, vous verrez, Leslie Hutchison - car c'était son vrai nom - s'accompagnant lui-même au piano.)

76 - Le lundi 18 septembre 2006

On connaît Francis Carco (François Carcopino-Tusoli, dit), né à Nouméa en 1886, mort à Paris en 1958, pour son oeuvre poétique et romanesque où il a décrit l'univers des mauvais garçons et la bohème artistique ("La bohème et mon coeur" en 1912, "Jésus la Caille", en 1914, "Les Innocents" en 1917). On le connaît moins pour ses nombreux livres de souvenirs ("De Montmartre au Quartier latin [1927], "À voix basse", [1938] et surtout "Nostalgie de Paris" publié en pleine occupation, en 1941). On le connaît encore moins pour ses chansons ou plutôt on a oublié qu'il a également composé des chansons dont "Le doux caboulot" créé par Maris Dubas en 1931 et surtout la suivante, créée par Fréhel en 1935, musique de Jacques Larmanjat qu'on n'a cessé d'enregistrer depuis : Éliane Embrun en 1950, Cora Vaucaire en 1952, Monique Morelli en 1957, Lina Margy en 1963, Tino Rossi en 1971... jusqu'à Francis Lemarque en 1989...

On sait encore moins que Francis Carco l'a enregistrée lui-même, au Lapin Agile en 1952.

Écoutez et dites-moi que vous ne connaissez pas. - Enfin : pas la voix de Carco mais la chanson :

Chanson tendre - Un disque Festival AC 11154  :

Note : la version ci-dessus n'est pas de grande qualité. Pour en avoir une copie plus récente, se procurer un coffret EPM (Numéro 980612) intitulé "Un siècle de Veillées Au Lapin Agile d'hier à Aujourd'hui" - 4 CD - 2004. Ce coffret contient des merveilles dont le Pathé de 1960, "Le livre d'or" de la Radio Suisse Romane, des enregistrements des années cinquante, soixante, etc. y compris des textes et chansons, inédits, dits ou interprétés par : Paulo, Jean-Roger Caussimon, Pierre Mac Orlan, Charles Dullin, Marcel Aymé, Julien Carette, Claude Nougaro...

75 - Le lundi 11 septembre 2006

Avec ce qui m'est arrivé depuis quelque temps, je me disais que ce n'était pas le temps cette semaine d'écouter "Triste dimanche", Fréhel ou "La chaîne". C'est alors que j'ai tout de suite pensé au Monsieur qui ne respirait jamais, était toujours de bonne humeur et qui ne s'en faisait jamais, justement - comme dans une de ses chansons fétiches : "T'en fais pas Bouboule" - à Georges Milton, naturellement, à celui qui a créé "La fille du Bédouin" qu'on pourra voir, en clip, en sa page, sur notre "autre" site : Georges Milton. - Allez-y. je vous jure que ça en vaut la peine. Beaucoup mieux que ce que vous pouvez voir à la télé ces temps-ci.

En attendant, le voici dans une chanson écrite pour lui par Albert Willemetz, René Pujol et Charles-Kouis Pothier, musique de Ralph Erwin, créée dans le film "Le roi du cirage" de Pierre Colombier, en 1931.

T'en fais pas Bouboule  - Un disque Columbia DF 654   :

74 - Le lundi 4 septembre 2006

Je viens de réaliser tout à coup que les enregistrements du premier quintet de Miles Davis ont cinquante ans et qu'en conséquence on peut maintenant les diffuser sans avoir à payer des redevances (attention : pas copier, revendre ou louer mais DIFFUSER, c'est-à-dire les faire JOUER à condition que la diffusion se fasse à partir d'un originel de l'enregistrement, etc.). - C'est le cas, entre autres, de ceux qui font partie d'un album Prestige (numéro 7200) et qui vient d'être repiqué en CD, enregistré à l'été de 1956, avec Miles Davis à la trompette, John Coltrane au saxophone ténor, Red Garland, un des grands "cocktail pianists" de l'époque [*], Paul Chambers à la contrebasse et Philly Joe Jones à la batterie. - L'extrait qui suit (autant dire : le thème) est tiré d'une comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein datant de 1943 - ce qui ne rajeunit personne - et qui a eu succès fou, surtout lorsque tournée en 1955 avec Gordon MacRae, une vedette aujourd'hui oubliée, Gloria Grahame qui a fini sa glorieuse carrière en étant figurante dans des séries télévisées ("The Fugitive", "Kojak" etc.) et - avouez qu'on avait beaucoup d'imagination à l'époque - Eddie Albert (oui, oui : celui des "Arpents verts") dans le rôle d'Ahi Hakim (sic) et de ce cher Rod Steiger qui, heureusement s'est repris par la suite mais pas trop souvent) dans celui de Jud Fry, un film qu'on m'a littéralement forcé à aller voir et que je ne recommande à personne : "Oklahoma" de Fred ZinnemanAttention : le fichier est lourd.Excusez également le son : il est tiré du 33 tours original. - Merci à Éric Lortie !

Surrey With the Fringe on the Top  :

[*] Toujours rien compris au fait qu'on retrouve des "cocktails pianists" un peu partout encore aujourd'hui. - C'est un peu comme si on me disait que dans cinquante, soixante ans, lorsqu'on fréquentera les endroits branchés, tout ce qu'on entendra ce sera des imitateurs ou des imitatrices de Renaud ou de Céline Dion.

73 - Le lundi 14 août 2006

Dans ce souk que j'appelle "ma bibliothèque" (voir au numéro 68), je suis tombé l'autre jour sur disque Ultraphone datant des années trente et mettant en vedette Alix Combelle, le fils d'un saxo-alto de la Garde Républicaine et le père d'un batteur qui serait toujours actif. Né en 1912 (décédé en 1978) Alix aurait en ce moment (je viens d'aller vérifier à la FNAC) un disque qui lui serait consacré chez ILD mais là où l'on pourra toujours le retrouver ce sera dans chez dans les intégrales Django Reinhardt ou encore, je suppose, avec les disques consacrés aux différentes formations de Philippe Brun. Qui fut-il ? - Entre les deux guerres sans doute le meilleur saxophoniste (ténor) que la France ait produit (mais également un excellent clarinettiste). - Est-il oublié aujourd'hui ? Presque. Son style fait "années trente" et ressemble un peu trop à celui de son idole Coleman Hawkins. - Quel rythme cependant dans son jeu et, sur ce disque, accompagné par Stéphane Grapelly au piano (sic), Django Reinhardt à la guitare et Louis Vola à la contrebasse, que peut-on espérer de mieux ?

The Sheik of Araby - Disque Ultraphone AP-1544  (1935) :

72 - Le lundi 7 août 2006

D'un vinyle 10" (25 cm) gravé aux États-Unis en 1954 et exceptionnellement bien conservé,  une des toutes premières chansons de Léo Ferré s'accompagnant lui-même au piano. - Étiquette Vanguard, numéro VRS-7030.

À Saint-Germain des Prés - :

(Intitulé Le mal de Paris, ce disque contient également : la chanson-titre chantée par Claire Leclerc, Paris Canaille chanté par Eric Amado, Sous le pont Mirabeau chanté par Michèle Arnaud, Les Rayons du Soleil (Amado), Les cloches de Notre-Dame (Arnaud), Ballade de Paris (Amado), Le grisbi (Amado), Rose Blanche par Germaine Montéro et Madame La Tour chantée par Nicole Vervil)

Fondée en 1951 par les frères Maynard et Seymour Solomon, la Vanguard Recording Company s'est spécialisée longtemps dans les domaines classique et folklorique. En 1986, son fonds a été vendu à la firme Welk Record Group, propriété du fils de Lawrence Welk) puis racheté en partie par Seymour Solomon (section classique) qui en a réédité plusieurs sous le nom de Vanguard Classical Recording Company. - Vanguard Recording Company distribua tout d'abord ses produits en format 25cm avant de se convertir au 30 cm et en stéréophonie en 1956. - Ce disque, de la série 7000, fut le trentième produit par les frères Solomon et fut enregistré à Paris.

71 - Le lundi 31 juillet 2006

Un petit détour, cette semaine, du côté des British Dance Bands avec un enregistrement datant de 1932 de l'orchestre du violoniste Sydney Lipton (Sydney Lipton and his Grosvenor Orchestra). Un enregistrement de la période "rythmé" de ce chef (1904-1955) plus connu pour sa musique élégante. Le chanteur s'appelle Les Allen.

The Sun Has got His Hat On - Un disque Zonophone  :

70 - Le lundi 24 juillet 2006

Repiqué sur un long jeu qui date de la fin des années cinquante (importé des USA à grands frais), cet enregistrement peu connu de Duke Ellington met en vedette Cat Anderson à la trompette et Johnny Hodges au saxophone alto. - Choisi, entre autres, pour sa date d'enregistrement : le 9 juillet 1946. - Il y a donc 60 ans et quelques jours.

Rockabye River - Un disque RCA - LPM 6009 1959 ou 1960   :

69 - Le lundi 17 juillet 2006

Chopin, Frédéric (1810-1849), joué par Dinu Lipatti (1917-1950), enregistré en juillet 1950, au studio de la Radio de Genève, sur un long jeu de 1951, Columbia 1032.

Une valse composée par quelqu'un qui allait mourir dans les mois qui suivaient, jouée par quelqu'un qui allait faire de même.

C'est court (à peine une minute et trois quart) mais tout est là.

Chopin - Valse en ré bémol majeur :

68 - Le lundi 10 juillet 2006

En faisant le ménage de que j'appelle ma discothèque-bibliothèque l'autre jour, je suis tombé sur une cassette datant d'au moins quinze ans et qui contenait l'enregistrement suivant, le troisième d'une série de chansons de Carlos Gardel mais non de lui ni des orchestres "typiques" du temps. - Une chanson de Gardel certes mais jouée à la guitare quasiment à la manière "flamenco espagnol". - Son titre, je l'ai reconnu parmi les grands succès de Gardel. Il s'agit, bien sûr, de "Tomo et Obligo" dont les paroles sont de Manuel Romero et la musique de Gardel (1931). - En fouillant quelque peu sur Internet, j'ai appris qu'il s'agissait là du dernier tango chanté par Gardel, à la radio de Bogota, la veille de l'accident d'avion qui lui a coûté la vie le 24 juin 1935.

Un morceau d'anthologie mais, malheureusement, je ne saurais vous dire de qui.

Tomo et Obliggo - Artistes inconnus   :

67 - Le lundi 3 juillet 2006

De Germaine Montero (1909-2000), le début d'une chanson de la province d'Aragon (Espagne) intitulée "Mañica del alma mia" enregistrée en 1952, tirée d'un coffret d'Harmonia Mundi paru en 1993 : LDX 274 959/60.

Et si vous trouvez cette chanson trop dramatique, songez que ses paroles sont : "Mañica de mon âme / Si tu veux savoir comment je t'aime / Mañica de mon âme / Dis-toi que pour toi je suis capable de me laver tous les jours / De me laver tous les jours..." ("Por ti yo soy capz de lavarme todos los dias")

C'est tout court : une minute 24 secondes (vous excuserez la coupure à la fin).

Mañica del alma mia - Germaine Montero :

66 - Le lundi 26 juin 2006

De cet inépuisable réservoir qu'est la Chanson française du début du siècle dernier, un Dufleuve (Edmond Bouchaud dit) de chez Pathé (de la série "Saphir") datant de 1910, gracieuseté de Jean-Yves Patte.

Dufleuve : né à Alger en 1870, décédé à Paris en 1945. Auteur de centaines de chansons et interprète. Frère de Polaire, la créatrice de Claudine au théâtre.

Je la veux - Pathé Saphir numéro 1076 :

65 - Le lundi 19 juin 2006

Un saut en avant cette semaine. Jusqu'en août 1941. Plus précisément au 15 août 1941. - Pour un de nos plus réguliers lecteurs, Gino Mazzarelli :

Peggy Lee qui vient tout juste d'avoir 21 ans, accompagnée de Benny Goodman et son orchestre : Benny Goodman (clarinette), Skip Martin, Clint Neagley (saxophone alto), George Berg, Vido Musso (saxophone tenor), Chuck Gentry (saxophone basse), Billy Butterfield, Al Davis, Jimmy Maxwell, Cootie Williams (trompette), Cutty Cutshall, Lou McGarity (trombonne), Tom Morgan (guitare), John Simmons (contrebasse), Mel Powell (piano) et Sid Catlett (drums ou batterie). - Une chanson d'Elmer Albrecht, Sammy Gallp et Dick Jurgens.

Elmer's Tune - Un disque Columbia - 78t - no. 36359  :

(On peut sortir ses souliers de danse, ce n'est pas défendu.)

64 - Le lundi 12 juin 2006

Un, non pas 78 t., mais bien un 80 t. - D'Alfred Nohcor (Rochon mais à l'envers) qui, en août 1916 enregistra à New York 18 chansons françaises dont celle-ci, de Fernand Heintz et Henri Christiné que nos auditeurs québécois n'auront aucune difficulté à reconnaître car il s'agissait du seul disque disponible à l'auberge de Père Ovide dans la série télévisée "Les Belles histoires des Pays d'en-haut"

Ah ! Les grandes femmes - Un disque Columbia no. E3209 :

63 - Le lundi 5 juin 2006

Aimé Barelli - 1953. - Je parie que ça fait longtemps que vous avez entendu parler de lui. - J'ai revu  récemment le film dont est tiré l'extrait qui suit. D'une autre époque mais mais les personnages, les situations sont toujours d'actualité. - Le décors, évidemment, a vieilli mais pour voir des vacanciers comme ceux-là, suffit de regarder un peu ; 'sont toujours là. - Je parle naturellement de ceux des "Vacances de Monsieur Hulot" de Jacques Tati.

Quel temps fait-il à Paris ? d'Alain Romand - arrangement de M. Bua :

62 - Le lundi 15 mai 2006

Un Gabin. - Mais attention, hein : un Gabin, père c'est-à-dire du père de Jean Gabin, Eugène de son prénom, né Ferdinand Joseph Moncorgé en 1868 (décédé en 1933) qui fut longtemps chanteur d'opérette. Il fut, entre autres, de la création de Ta bouche de Maurice Yvain et Yves Mirande en 1921 et de Là-Haut ! de Yves Mirande et Gustave Quinson (paroles d’Albert Willemetz, musique de Maurice Yvain), en 1923. - Dans un enregistrement datant de 1906 (il y a donc cent ans). - Une des chansons les plus connues du répertoire du Café-Concert, créée par Paulus, vingt ans auparavant (de Delormel et Garnier)

En revenant de la revue, un cylindre Columbia (26396) :

61 - Le lundi 8 mai 2006

Pas précisément un enregistrement cette semaine mais un lien qui mène vers un enregistrement. Et pas n'importe lequel : celui de la voix d'un des plus célèbres gunmen de l'ouest américain. J'ai nommé : James Butler dit "Wild Bill" Hickcock. Le tout précédé de l'historique de cet enregistrement. Unique et exclusif à l'UdeNap.

Pour entendre la chose, cliquez ICI.

60 - Le lundi 1er mai 2006

Un très court fichier cette semaine : 205 kilo-octets. D'un compositeur dont on a peine à croire le nombre de musique de films qu'il a composée. On ne peut n'en nommer que quelques uns : "Dr. No", "From Russia with Love" (pour ne mentionner que deux des onze films de James Bond pour lesquels il a écrit les thèmes et la musique), "Zulu", "The Icpress File", "Born Free", "The Lion in the Winter", "Midnight Cowboy", "Mary, Queen of Scots", "King Kong" (version 1976), "The Deep", "The Cotton Club", "Out of Africa", "The Golden Child", "Dances with Wolves", "Chaplin", etc., etc. - Six nominations, cinq Oscar, Emmy, Golden Globe... - Faut-il mentionner son nom ? - John Barry, né à York en Angleterre en 1933.

De cette immense production, un thème d'une émission de télé, "The Persuaders" connu en français sous le nom de "Amicalement vôtre". (1976). - Ce thème a un titre : "Sporting Chance". - Sous copyrights d'où cette version tronquée.

 Sporting Chance - de John Barry (1976)  :

59 - Le lundi 24 avril 2006

Un petit Chevalier mais pas n'importe lequel : un des premiers qu'il a enregistré en anglais. Pour le film "The Big Pond" d'Hobart Henley avec Claudette Colbert (née en France, en passant, en 1903).

Quelque chose de charmant que Chevalier a chanté, par la suite, jusqu'à la toute fin de sa vie (particulièrement aux USA). Presque aussi célèbre que sa "Louise". - De Stain and Normand. - Enregistré le 4 avril 1930... il y a 76 ans...

"If the nightingale could sing like you..."

 You Brought a New Kind of Love to Me - HMV B 3364 - 02m30  :

58 - Le lundi 17 avril 2006

Sur le site www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net, nous avons retrouvé cette semaine trois versions de l'Internationale, trois versions trouvées sur un site dédié exclusivement à ce chant "révolutionnaire", d'origine franco-belge et qui a servi d'hymne national à la Russie pendant des années.

(voir à : http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/paroles/internationale_l.htm)

Parmi ces trois versions, une "javanaise" (ou serait "Jazzanaise" ?) qui mérite une audition :

Origine inconnu - Accordéon, violon, saxo, guitare, batterie, contrebasse... 02m 03 :

57 - Le lundi 10 avril 2006

L'enregistrement de cette semaine est tiré d'un long-jeu (33t en vinyle, comme on les appelle au Canada, dans une traduction de l'américain "Long Play[ing recording]")  publié en 1956 (il y a donc cinquante ans) par la maison Columbia (numéro CL 840) et intitulé "Ambassador Satch".

Son historique est digne des plus belles manipulations de la maison Columbia :

De retour d'une tournée européenne (d'où le titre de l'album : "Ambassador..."), Louis Armstrong est sommé de se présenter, le 24 janvier 1956, au studio de la Columbia, à Los Angeles, pour "compléter" l'enregistrement d'un concert qu'il a donné un mois auparavant, à Milan - le 19 décembre 1955 plus précisément - parce que... il y a eu des ratés, certains titres n'ont pas été enregistrés correctement, il y a des bruits de fond, etc. - Du concert originel, on avait jusqu'à ce moment-là réussi à sauvegarder "West End Blues", "The Faithful Hussard" et "Tiger Rag... vraiment pas assez pour faire un long-jeu (voir ci-dessus) et c'est ainsi, qu'en studio, un mois après, Louis et ses "All-Stars" reprennent les titres manqués dont "Twelfth Street Rag", "Royal Garden Blues", "Muskrat Ramble" et une chose qui allait, par sa fraîcheur et son final, étonner tout le monde : "All of Me". - Plus tard, on allait se demander si cette pièce avait effectivement fait partie du programme originel (certains ont répondu non) mais en attendant, on avait trouvé, avec ce "All of Me" la pièce-clé du long-jeu et c'est ainsi que, précédé d'une annonce absurde, accompagné d'applaudissements, de rires et de bruits de fond, que ce "All of Me" est devenu une des pièces les plus connues de ce fameux concert.

Les "All-Stars" de Los Angeles sont quand même ceux qui accompagnaient Louis à Milan. L'honneur est donc sauf :

Trummy Young (trombone)
Edmond Hall
(clarinette)
Billy Kyle
(piano)
Arvell Shaw (contrebasse)
Barrett Deems
(batterie).

Avec le minimum d'ajouts, voici donc, après 50 ans de mensonge, Louis Armstrong et ses "All-Stars" enregistrés non pas à Milan mais à Los Angeles, le 24 janvier 1956, interprétant ce fameux "All of Me" de Simons & Marks (Bourne Music Inc.):

 All of Me - Matrice RRCO 55574 - Columbia CL 840 -  : (fichier MP3 -   1,865 kilo-octets)

56 - Le lundi 3 avril 2006

Notre enregistrement de la semaine dernière, un clip des années trente mettant en vedette Jean Gabin, a eu un succès si fou que nous avons pensé récidiver aujourd'hui dans la même veine... Enfin, pas tout à fait dans la même veine mais avec un clip datant de la même époque. - En fait avec quelque chose de tout à fait différent. - Vous verrez bien.

Un petit bout de film (32 secondes) mettant en vedette une comédienne aujourd'hui oubliée du nom de Trixie Friganza (née Delia O'Callahan) qui vécut de 1870 à 1955 et qu'on a filmé, ici, en 1930, "s'accompagnant" elle-même à la contrebasse...

 The Girl from Honolulu (extrait) -  : (fichier MPG -   1,459 kilo-octets)

Un morceau d'anthologie.

55 - Le lundi 27 mars 2006

Mieux qu'un enregistrement cette semaine : un clip. Un clip qui date de 1934. Tiré d'un film de Marc Allégret qui mettait en vedette Joséphine Baker, Yvette Lebon, Pierre Larquey et Jean Gabin : "Zouzou" (sic).

Paroles d'Audifreddi et de H. Varna, musique de Vincent Scotto.

 Viens Fifine  (extrait seulement) -  :

P.-S. : La dame assise, avec les longs doigts, est Joséphine Baker.

54 - Le lundi 20 mars 2006

À deux semaines du dimanche des rameaux, pourquoi pas un passage (le début) de la Passion de Saint-Mathieu de Jean-Sébastien Bach ?. - Par l'orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam sous la direction de Willem Mengelberg (1871-1951). Au printemps de 1936.

Un extrait seulement car il s'agit d'un repiquage de la Compagnie Naxos, CD numéro 8.110880-82. (Ouverture jusqu'à l'entrée du choeur.)

 Kommt, ihr Tochter, helft mir klagen [*] (extrait seulement) -  : (fichier MP3 -  1,018 kilo-octets)

[*] Venez, ô vous, mes filles ; et pleurez avec moi

53 - Le lundi 13 mars 2006

Mil neuf cent vingt-trois. Il a derrière lui ses plus grands rôles : Jules Desnoyers dans "The Four Horsemen of the Apocalypse", Armand Duval dans "Camille", Ahmed Ben Hassad dans "The Sheik", Juan Gallardo dans "Blood and Sand" sauf que, dans quelques mois, des femmes se suicideront lorsqu'elles apprendront qu'il est décédé d'une perforation de l'estomac.. - Qui, en mai de cette année-là , l'a convaincu de se présenter devant un micro, nul ne sait. - Il y sera pourtant, dans les studios Brunswick et il y gravera, pour la postérité deux titres dont le suivant... en espagnol (!). - Son nom ? Rudolph Valentino.

Un disque sans numéro mais à l'effigie de son interprète.

El Relicario - Rudolph Valentino (extrait seulement [*]) -  :

[*] Parce que vous verrez : c'est pénible.

52 - le lundi  6 mars 2006

Consciente de sa mission édificatrice, l'Université de Napierville m'a demandé de vous présenter cette semaine un exemple de chanson (et de chanteuse) à ne pas imiter. - J'ai pensé à Mae West, née Mary Jane West en 1893, fille d'un boxeur et d'une artiste de Music-Hall et sur laquelle il existe des biographies dans tous les sens. Dans la chanson-titre de son troisième film, "I'm No Angel", film pour lequel elle a insisté qu'on embauche Cary Grant qui... pourtant...

M'enfin : un morceau d'anthologie :

Un disque Brunswick de 1933 - Numéro LA33A CA, matrice A 500.349

I'm no Angel - Mae West -  :

51 - Le lundi 27 février 2006

Cinquante enregistrements et pas encore un Bérard ! - Fallait remédier.

Sur un cylindre Edison (1919), de ce pauvre Edison qui a fait des pieds et des mains pour que les cylindres demeurent le seul et unique médium d'enregistrement et qui s'est finalement avoué vaincu, une reprise d'un succès de 1906, enregistré pour la première fois par Bérard (Adolphe lui-même), en 1909 - Paroles d'Armand Foucher, musique de Ch. Kelmer et de G. Krier :

Le rêve passe ("Les soldats sont là-bas...") -  :

Et pour tout savoir sur Bérard (surtout écouter son "Train fatal"), cliquez ICI.


Pour la série précédente, cliquez : ICI.

Pour la série suivante, cliquez : ICI.

Mais : Si vous êtes venu par là, retour au : Grand Marshall

Sinon, voir à : Simone de Beauvoir

Ou encore à : Joseph Cotten

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