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Un film de de Werner Klingler et
Herbert Selpin (1943)

Bien avant le Titanic de
James Cameron (Le Ben-Hur des années
quatre-vingt-dix), il y a eu, bien sûr, le Titanic de Jean
Negulesco (1953) où les rôles principaux furent tenus par Clifton
Webb et l'inoubliable Barbara Stanwyck (et aussi un tout jeune
Robert
Wagner) mais également cette version, réalisée en Allemagne nazi par
Werner Klinger et Herbert Selpin.

Barbara Stanwyck
Les comédiens qui ont tourné dans ce film
sont presque tous oubliés aujourd'hui à l'exclusion, peut-être d'Ernst Fritz Fürbringer
dont la carrière s'est étirée sur près de cinquante ans (de 1936 à 1985)
(en Sir Bruce Ismay) et de Sybille Schmitz, une des beautés de
l'époque dans le rôle (fictif) de Gloria.

Ernst Fritz Fürbringer

Sybille Schmitz
Notons, au passage,
Karl Schönböck et Charlotte Thiele (en John et Lady Astor).
Bon, l'histoire, nous la connaissons tous.
Dans les films de Cameron et de Negulesco, elle sert de trame de fond.
Dans celui-ci, elle est au coeur de l'action mais, tourné en pleine
guerre, ce qui arrive à ce transatlantique de la White Star, une
compagnie anglaise, est prétexte à une propagande qui aujourd'hui fait
sourire :
Les marins, les opérateurs des chaudières
sont... allemands. Leurs dirigeants sont... anglais. - Et malgré les avis
des premiers, les seconds, capitalistes sans âmes, foncent à toute
vitesse dans une mer de banquises...
Un film remarquable tout de même. Pour
l'époque.
Anecdotes :
En 1953, les studios
hollywoodiens qui ont confié la destinée de leur film à Negulesco
n'hésitent pas une seconde pour «emprunter» au film de Klingler et Selpin
les scènes de naufrages...
Ces scènes ont été
tournées, on le sait, à bord du Cap Arcona, un vaisseau
allemand, plus ou moins utilisé au cours de la guerre pour le
transport de marchandises et de troupes. En 1945, lorsque les nazis
décident d'évacuer le camp de Neuengamme (près d'Hambourg) et de
diriger les prisonniers qui s'y trouvent vers le Danemark, c'est à
bord de ce navire qu'ils entassent plus de 5 000 personnes, 5 000
personnes qui mouront brûlés vives lorsque des bombardiers
britanniques, en vagues successives, malgré le drapeau blanc qui
flottait à son mat, décidèrent de le couler...

Le Cap Arcona en 1945
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