Tyrone Power
dans le rôle de Salomon et Gina Lollobrigida dans celui de la reine de
Sabah : le rêve de tout cinéphile. Malheureusement, à la presque toute fin du
tournage, alors qu'il ne restait plus que les scènes d'amour à filmer, Tyrone
meurt d'une crise cardiaque. Remplacé par le fougueux Yul Brynner, tout
frais sorti des Dix commandements (de Cecil B. DeMile - 1956), d'Anastasia
d'Anatole Litvak (même année) et des Frères Karamazov de Richard Brooks
(1958), le tout a été repris pour donner cet incomparable «film à sandales»
dans la plus pure tradition hollywoodienne des années cinquante.
(Dans les scènes de
combat ou les prises de vues éloignées, on peut, ça et là, apercevoir la
silhouette de Tyrone Power mais que de regrets ces prises de vues
déclanchent chez les admirateurs de celui qui a tourné, entre autres, The
Eddy Duchin Story [1956], The Mississippi Gambler de Rudolph
Maté [1953] ou encore dans le Zorro de Rouben Mamoulian [1940].)
Sous les plumes de
Crane Wilbur, Anthony Veiller, Paul Dudley et de George Bruce, ce dernier à
qui l'on doit le remake de la Belle et la Bête d'Edward L. Cahn en
1962, il n'est pas surprenant de trouver au hasard dans cette production au
millier de figurants, des dialogues comme ceux-ci :
«Toi et cette
reine avez terni le nom d'Israël.» (Adonijah)
«On dit que
Salomon est sage mais c'est un homme et comme tous les hommes, il a ses
faiblesses.» (la Reine de Sabah)
«Nous sommes un
peuple austère et, oui, nous avons tendance à être sérieux.» (Abishag)
«Au cours des
derniers jours, je t'ai montré mon royaume mais tu ne m'as rien dit du
tiens... - Dans tes bras mon royaume me semble aussi loin que les étoiles.»
(Salomon et la reine de Sabah)
«Rien doit nous
séparer... - Même pas nos dieux ?» (Les mêmes)
«Abjure cette
femme et son idolâtrie. Détruit cette obscène abomination qu'elle a mise
dans ton coeur...» (Joab)
Ou encore cette voix
de Dieu (off) :
«Quiconque
enfreint mes commandements se verra déraciner des terres que j'ai données à
mon peuple bien-aimé et à ceux qui me demanderont pourquoi il en sera ainsi,
je répondrai que c'est parce qu'il aura renié le Dieu de ses ancêtres, le
Dieu qui l'a libéré, lui et ses descendants, du joug égyptien pour qu'il
puisse vivre en paix et en harmonie avec le monde.»

Quand l'homme
est faible...
Avec :
-
Yul Brynner ....
Salomon
-
Gina Lollobrigida
.... La reine de Sabah
-
George Sanders
.... Adonijah
-
Marisa Pavan ....
Abishag
(Rosa Delle Rose dans The Rose Tatoo de Daniel Mann -
1955)
-
David Farrar ....
Pharaoh
(Xerxes, le roi des Perses dans Les 300 Spartes de
Rudolph Maté - 1962)
-
John Crawford
.... Joab
(L'ingénieur en chef dans The Poseidon Adventure de
Ronald Neame - 1972)
-
Finlay Currie
.... David
(Titus dans Cleopatra de Joseph L. Mankiewicz - 1963)
-
Harry Andrews
.... Baltor
(Lord George Carnavon dans La malédiction du pharaon Tut
de Philip Leacock - 1980)
-
José Nieto ....
Ahab
(De Malagon dans Le fils du capitaine Blood de Tulio
Demicheli - 1962)
-
Maruchi Fresno
.... Bathshebée (la mère de Salomon)
(Madame Rommel dans Une balle de revolver pour le général
Rommel de León Klimovsky - 1969)
-
William Devlin
.... Nathan
(Kurt Urach dans Le sang du vampire de Henry Cass -
1958)
-
Jack Gwillim ....
Josué
(L'archevêque dans Les épées de la forêt de Sherwood
de Terence Fisher - 1960)
-
Jean Anderson
.... Takyan
(Agnès dans La valse des toréadors de John Guillermin
- 1962)
-
Laurence Naismith
.... Hezrai
(Merlin dans Camelot de Joshua Logan - 1967)
-
Julio Peña ....
Zadok
(Le coroner dans L'ombre du loup-garou de León
Klimovsky - 1971)
-
Claude Dantes
.... Une des deux mères
(Tao-Li dans L'atelier de la peur de Mario Bava -
1964)
-
Alejandro Rey
.... Sittar (uncredited)
(Luis Rueda dans la série «Dallas»)
et
-
Tyrone Power ....
Solomon (prises éloignées)
Quelques scènes
lascives ne convenant pas à tous les publics.
139 min
En anglais,
sous-titré en yiddish
Technicolor