Pour ceux que la véritable
histoire de la petite Aurore, l'enfant martyre, intéresse, un seul site (en
français) :
http://www.canadianmysteries.ca/sites/gagnon/echos/indexfr.html
Vous y trouverez l'origine du
drame, ses échos dans la Presse, le compte rendu des diverses adaptations qu'on en a fait au théâtre et
dans quelques romans de même que la liste des livres et articles écrits sur la
petite Aurore Gagnon et le procès qui a été intenté contre son père et
sa belle-mère. au début des années vingt.
Pour ce qui est de ce
film ;
Le Bijou présentait
récemment «Manos
the Hands of Fate» de Hal Warren (1966), considéré par
plusieurs comme le deuxième plus mauvais film de tous les temps (après «Plan
Nine from Outer Space» de
d'Edward D. Wood Jr. (1959)), lui-même présenté sur un des trois grands
écrans du Bijou en
décembre dernier. C'est là donner trop
d'honneur à «La Petite Aurore, l'enfant martyre» qui pourrait ainsi se
retrouver troisième dans la liste des navets de toujours.
Dans «Manos the
Hands of Fate», on retrouve divers éléments de surprise (même s'ils
sont mauvais) ; dans «Plan Nine from Outer Space», on peut toujours
rire des inepties du scénario ou des erreurs de continuité mais dans «La
Petite Aurore, l'enfant martyre», rien de tout cela :
Un scénario qui se devine
d'avance (à moins que vous ayez vécu dans une caverne depuis cent ans et que
vous n'ayez pas lu le titre), des comédiens au jeu dont la subtilité est celle
d'un marteau-compresseur (Jeannette Bertrand en voisine, Jean Lajeunesse en
voisin et Marc Forrez en curé sont particulièrement mauvais). Des décors
inexistants. Un découpage sans doute fait au jour le jour. Des éclairages à la
lampe de poche...
En résumé...
Ce film, lors d'une
récent visionnement nous a rappelé un fait qui s'est produit il y a quelques
années dans une petite ville du New Hampshire où l'on jouait, ce soir-là, une
pièce adaptée du «Journal d'Anne Franck». Les décors étaient affreux,
la musique à peine inaudible, les dialogues ridicules, les comédiens pourris -
en particulier la jeune fille qui jouait le rôle d'Anne Franck. Bref un
désastre. Un désastre si total qu'à la première, au troisième acte, lorsque
les soldats Nazis demandaient au propriétaire des lieux où se trouvait Anne,
les spectateurs, spontanément, se sont levés pour crier, en choeur : «Elle
est au grenier !»
Idem ici. Pourquoi
n'appelle-t-on pas la police, après dix minutes ? - Mystère.
Et puis nous allions
oublier : de l'orgue Hammond, du début à la fin.
À voir ? - ABSOLUMENT
!
102 min - Noir et
blanc