Université de.
Napierville
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La petite Aurore, l'enfant-martyre



Un film de Jean-Yves Bigras (1952)

Pour ceux que la véritable histoire de la petite Aurore, l'enfant martyre, intéresse, un seul site (en français) :

http://www.canadianmysteries.ca/sites/gagnon/echos/indexfr.html

Vous y trouverez l'origine du drame, ses échos dans la Presse, le compte rendu des diverses adaptations qu'on en a fait au théâtre et dans quelques romans de même que la liste des livres et articles écrits sur la petite Aurore Gagnon et le procès qui a été intenté contre son père et sa belle-mère. au début des années vingt.


Pour ce qui est de ce film ;

Le Bijou présentait récemment «Manos the Hands of Fate» de Hal Warren (1966), considéré par plusieurs comme le deuxième plus mauvais film de tous les temps (après «Plan Nine from Outer Space» de d'Edward D. Wood Jr. (1959)), lui-même présenté sur un des trois grands écrans du Bijou en décembre dernier. C'est là donner trop d'honneur à «La Petite Aurore, l'enfant martyre» qui pourrait ainsi se retrouver troisième dans la liste des navets de toujours.

Dans «Manos the Hands of Fate», on retrouve divers éléments de surprise (même s'ils sont mauvais) ; dans «Plan Nine from Outer Space», on peut toujours rire des inepties du scénario ou des erreurs de continuité mais dans «La Petite Aurore, l'enfant martyre», rien de tout cela :

Un scénario qui se devine d'avance (à moins que vous ayez vécu dans une caverne depuis cent ans et que vous n'ayez pas lu le titre), des comédiens au jeu dont la subtilité est celle d'un marteau-compresseur (Jeannette Bertrand en voisine, Jean Lajeunesse en voisin et Marc Forrez en curé sont particulièrement mauvais). Des décors inexistants. Un découpage sans doute fait au jour le jour. Des éclairages à la lampe de poche...

En résumé...

Ce film, lors d'une récent visionnement nous a rappelé un fait qui s'est produit il y a quelques années dans une petite ville du New Hampshire où l'on jouait, ce soir-là, une pièce adaptée du «Journal d'Anne Franck». Les décors étaient affreux, la musique à peine inaudible, les dialogues ridicules, les comédiens pourris - en particulier la jeune fille qui jouait le rôle d'Anne Franck. Bref un désastre. Un désastre si total qu'à la première, au troisième acte, lorsque les soldats Nazis demandaient au propriétaire des lieux où se trouvait Anne, les spectateurs, spontanément, se sont levés pour crier, en choeur : «Elle est au grenier !»

Idem ici. Pourquoi n'appelle-t-on pas la police, après dix minutes ? - Mystère.

Et puis nous allions oublier : de l'orgue Hammond, du début à la fin.

À voir ? - ABSOLUMENT !

102 min - Noir et blanc


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