Université de.
Napierville
..

 


La mort du pape



Un film des frères Ethan et Joel Kohen (2002)


À la fin des années soixante, un cardinal ambitieux décide de faire assassiner le pape et de lui substituer un sosie en la personne de son beau-frère, un peintre en bâtiment à la retraite mais qui n'est pas tout à fait atteint de sénilité.

Le thème du sosie nous a donné, au cinéma, de délirantes comédies et on peut se demander, avant d'avoir vu «La mort du pape»  pourquoi les frères Kohen ont décidé de le reprendre dans leur onzième film, eux dont les scénarios sont toujours issus d'un fait divers qu'ils transcendent par diverses complications. - Ici, c'est dans un style purement classique qu'ils ont écrit leur scénario où le spectateur assiste à des scènes dont il peut deviner le déroulement dès le premier instant. - Une comédie vite bâclée ? - C'est ne pas connaître Ethan et Joel :

D'abord, il y a les personnages. Toujours les mêmes visages : John Thurturo, Steve Bushemi, John Goodmen, Michael Baladucco et... Frances McDormend, toujours méconnaissables, avec, dans le rôle du 'beauf, Tony Saloub, le célèbre détective Monk de la récente série télévisée. - Vient ensuite le décors. Habitués, comme nous le sommes, aux décors réalistes des frères Kohen, nous voici plongés, dans cette histoire, dans ce qui apparaît clairement comme les «parties non explorées», c'est-à-dire «jamais entretenues» du Vatican. («Vous savez ce qu'il en coûte, juste pour une paire de mules ?», dit un conseiller  au pape qui lui demande pourquoi on ne repeint pas les lieux). C'est une suite de pièces délabrées où traînent des pots de peintures, des échelles, de vieux meubles (la scène où Goodmen et Saloub tentent de remettre une chaise bancale à plomb est hilarante) et où circulent des prélats plus soucieux de leurs costumes que de leur langage. - Et finalement, il y a ces dialogues où le pape pose et repose toujours les mêmes questions à propos de son petit déjeuner.

Dans ce contexte, on oublie parfois l'action mais c'est là le tour de force de ce film ; le pape ayant été assassiné dès les premières minutes, on peut s'attendre à de multiples quiproquos, des erreurs de la part du «nouveau» pape mais non : tout baigne dans une bureaucratie et des procédures  protocolaires où rien ne peut vraiment se passer et c'est cet atmosphère que l'ambitieux cardinal (peut-on imaginer moins ambitieux que Steve Bushemi ?) se retrouve dans la même situation qu'au début.

Un rebondissement, un seul, à la fin, qu'il serait bien malheureux de dévoiler car c'est en lui que tout le but du film finit par s'étaler et où la machination des frères Kohen éclate dans toute sa splendeur.

Notre scène favorite : celle où le pape (Goodmen) demande à son principal conseiller (Turturo) si le fait de flirter avec la soeur Agnès (Frances McDormend) peut affecter son infaillibilité.

À voir et revoir mais attention, hein : c'est du pur Kohen et ça peut dérouter.


PG - 120 m. - en couleurs


Retour à nos critiques

Voir également à : Festival du cinéma de Napierville

Ou encore à : Agneau pascal


Pour les dernières nouvelles concernant l'UdeNap,

Voir : Le Castor de Napierville (édition courante)

(c) - Sauf : citations, extraits sonores, (certaines) photos et autres fichiers - Université de Napierville, 101 esplanade du Grand Marshall, Napierville, Québec, Canada J0J 1L0


Voir également nos autres sites :

http://www.desnos.udenap.org/

http://www.chanson.udenap.org/
 


Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Herméningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son Éminence) - Inferna Mieli (Ms) et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru