Dès la sortie de «Plan
9 from Outer Space» d'Edward D. Wood, jr. (1959), le film qui a
failli avoir comme vedette le grand Bela Lugosi, la critique fut
unanime : on ne retrouverait pas un film tout aussi étonnant avant au moins
cinquante ans mais ce n'était pas connaître Hal Warren qui, sept ans plus
tard, allait tourner «Manos the Hands of Fate».
Je relis en ce moment
les critiques de l'époque. «Ce film est à voir absolument de la même
manière qu'il faut voir Citizen Kane : dans leur catégorie respective,
ils sont ce qui se fait de mieux» - «Ce film recule les limites de ce
qui peut être considéré comme mauvais» - «... fait honte à tous ceux
qui font des films qui ne méritent pas d'être vus»...
Le plus mauvais film
de tous les temps ? - À vous de juger.
À noter que ni le
réalisateur de ce film, ni aucune de ses vedettes, ni son directeur «artistique»
ont pu faire partie du générique d'un autre film.
Une famille en
vacances dans le désert emprunte une route inconnue et se retrouve devant une
vieille maison entretenue par Torgo qui explique son propriétaire est
temporairement à l'extérieur. La nuit tombée, la famille se trouve aux prises
avec le maître des lieux et ses épouses infernales qui sont adeptes d'un culte
bizarre où la main de Manos...
Avec Tom Neyman (le maître),
John Reynolds (Torgo),
Diane Mahree, Hal Warren,
Stephanie Nielson et Cherry Proctor.
74 minutes - Eastmancolor