
Du réalisateur qu'on a choisi pour
tourner Basic Instinct 2 (avec Sharon Stone qui aura 48
ans l'an prochain), cette parodie d'un excellent film dirigé par Fred
Zinneman, sorti en France en 1973 sous le titre de «Le Chacal»
et, aux USA, sous celui de «The Day of the Jackal».
Avec le héros des héros, Bruce
Willis dans le rôle du Chacal (à quand un
Marshall pour ce comédien hors
paire ?) et l'ineffable
Richard Gere dans
celui de celui qui tient à le démasquer (Declan Joseph Mulqueen) et
qui est assisté dans cette lourde tâche par Sidney Poitier (assistant-directeur
du FBI !) et
Diana Venora parce que, évidemment,
un film sans femme...
Inutile de comparer les deux : aucun
rapport.
Le premier était crédible, bien
monté, avec un excellent Edward Fox dont l'effacement, à l'écran, rend
le personnage du Chacal très convaincant et un non moins excellent
Michael Lonsdale dans le rôle de Lebel. (À remarquer, lorsque vous
reverrez ce film, un «inconnu» du nom de Cyril Cusack en armurier et
la malheureusement décédée aujourd'hui
Olga
Georges-Picot dans le rôle de Denise.)
Pour ce qui est du second,
attendez-vous à bien vous amuser :
- Un double de race blanche pour
Sidney Poitier (à la sortie de l'hélicoptère, cet hélicoptère
qui porte le numéro 28 au sol et le numéro 29 en vol...)
- La marée qui se retire en
quelques minutes lorsque Declan (Willis) rend visite à Isabella (Mathilda
May)
- La course Chicago-Mackinac qui
devient la course Mackinac-Chicago
- Declan (Willis, toujours) qui
sort fraîchement rasé d'une piscine où il vient de plonger
- La station de métro «Metro»
qui suit immédiatement la station «Capitol Heights» alors
que les deux sont à 10 kilomètres de distance (d'autant plus que
ce métro est celui de Montréal)
- Cette chère Koslova (Diana
Venora) qui soutien que la ville de Porvoo est à soixante
kilomètres à l'ouest d'Helsinki alors qu'elle se trouve à
soixante-dix kilomètres au nord-est
- Et si vous faites de la voile,
ne vous attendez pas à une certaine logique dans lcelless
utilisées par Willis ; pourquoi ne chavire-t-il pas ? Mystère.
Précisons que plusieurs jours après
le tournage, Willis a rappelé tout le beau monde impliqué dans la
scène où il se fait tuer parce que un homme «de sa stature»
(lire : un comédien de sa réputation) ne pouvait pas mourir aux mains
d'un «inconnu».
Somme toute, deux grandes vedettes (Richard Gere
en particulier) dans un film minable mais qui mérite d'être vu pour
voir à quel point une bonne idée peut être tournée en ridicule.
The Jackal a reçu un
Bogey de la part du Box Office de l'Allemagne. Pour recevoir un
tel honneur, un film doit être vu par un million de spectateurs ou
mille spectateurs par copie (minimum 25 copies) dans les dix premiers
jours de sa mise en marché.
En couleurs (DeLuxe), 124 minutes (180
avec les commerciaux, à la télé)