Université de.
Napierville
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The Jackall



Un film de
Michael Caton-Jones (1997)


Du réalisateur qu'on a choisi pour tourner Basic Instinct 2 (avec Sharon Stone qui aura 48 ans l'an prochain), cette parodie d'un excellent film dirigé par Fred Zinneman, sorti en France en 1973 sous le titre de «Le Chacal» et, aux USA, sous celui de «The Day of the Jackal».

Avec le héros des héros, Bruce Willis dans le rôle du Chacal (à quand un Marshall pour ce comédien hors paire ?) et l'ineffable Richard Gere dans celui de celui qui tient à le démasquer (Declan Joseph Mulqueen) et qui est assisté dans cette lourde tâche par Sidney Poitier (assistant-directeur du FBI !) et Diana Venora parce que, évidemment, un film sans femme...

Inutile de comparer les deux : aucun rapport.

Le premier était crédible, bien monté, avec un excellent Edward Fox dont l'effacement, à l'écran, rend le personnage du Chacal très convaincant et un non moins excellent Michael Lonsdale dans le rôle de Lebel. (À remarquer, lorsque vous reverrez ce film, un «inconnu» du nom de Cyril Cusack en armurier et la malheureusement décédée aujourd'hui Olga Georges-Picot dans le rôle de Denise.)

Pour ce qui est du second, attendez-vous à bien vous amuser :

  • Un double de race blanche pour Sidney Poitier (à la sortie de l'hélicoptère, cet hélicoptère qui porte le numéro 28 au sol et le numéro 29 en vol...)
  • La marée qui se retire en quelques minutes lorsque Declan (Willis) rend visite à Isabella (Mathilda May)
  • La course Chicago-Mackinac qui devient la course Mackinac-Chicago
  • Declan (Willis, toujours) qui sort fraîchement rasé d'une piscine où il vient de plonger
  • La station de métro «Metro» qui suit immédiatement la station «Capitol Heights» alors que les deux sont à 10 kilomètres de distance (d'autant plus que ce métro est celui de Montréal)
  • Cette chère Koslova (Diana Venora) qui soutien que la ville de Porvoo est à soixante kilomètres à l'ouest d'Helsinki alors qu'elle se trouve à soixante-dix kilomètres au nord-est
  • Et si vous faites de la voile, ne vous attendez pas à une certaine logique dans lcelless utilisées par Willis ; pourquoi ne chavire-t-il pas ? Mystère.

Précisons que plusieurs jours après le tournage, Willis a rappelé tout le beau monde impliqué dans la scène où il se fait tuer parce que un homme «de sa stature» (lire : un comédien de sa réputation) ne pouvait pas mourir aux mains d'un «inconnu».

Somme toute, deux grandes vedettes (Richard Gere en particulier) dans un film minable mais qui mérite d'être vu pour voir à quel point une bonne idée peut être tournée en ridicule.

The Jackal a reçu un Bogey de la part du Box Office de l'Allemagne. Pour recevoir un tel honneur, un film doit être vu par un million de spectateurs ou mille spectateurs par copie (minimum 25 copies) dans les dix premiers jours de sa mise en marché.

En couleurs (DeLuxe), 124 minutes (180 avec les commerciaux, à la télé)


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