
Mark Spencer
dans
L'homme qui
mentait comme un arracheur de dents
Remake du film de
Carol Reed (The Third Man ou Le troisième homme -
1949), cet Homme qui mentait comme un arracheur de dents, raconte
l'histoire d'un vaste complot visant à détourner des fonds publics sous
le couvert d'une enquête menée pour découvrir qui serait derrière une
vague affaire de stocks de pénicilline, prétexte à une campagne
d'informations.
Mêlant intrigues
policière et politique, Jean Martin y dévoile les côtés cachés
d'une opération qui, menée à coups de commandites et de remboursements
de factures fictives, met quelque temps dans l'embarras divers ministres
d'un ex-gouvernement et un ex-ambassadeur.
L'action se déroule
presque exclusivement dans une salle d'audience (avec quelques
flashbacks où l'on voit divers intervenants monter à bord de limousines
ou encore des scènes de campagnes électorales) où un juge, que certains
considèrent comme partial, tente en vain de faire dire la vérité à ceux
qui comparaissent devant lui.
À noter la brillante
performance de Mark Spencer dans le rôle d'un ministre amnésique
et celle de John Garranou («Aux
archives, les innocents» de Mak Reiner) dans celui de son
prédécesseur qui, plutôt que de répondre aux questions qu'on lui pose,
raconte, avec une certaine hargne et un certain dédain, ses rencontres
avec les puissants de ce monde.
Quatre-vingt-dix minutes
de questions-réponses entrecoupées de photos d'Alain Juppé.