Parmi les films qu'Alicia Maria
Ascension a tournés entre 1995 et 1998, cette curiosité tirée d'une
série dite «de Las Vegas» («The Showgirls of Las Vegas»,
«The Croupier's Daughter», «High Rolling at the Sands»,
etc.) où elle chante et danse en plus de se promener dans le plus simple des
costumes d'une salle d'audition à une autre car, Alicia, dans ce film, veut
devenir «an Hollywood Actress». - Plus ou moins encouragée par son ami
(Roger Clementi dans un de ses plus beaux rôles), elle doit affronter des
producteurs véreux, des réalisateurs fauchés, des propriétaires de cabaret
malhonnêtes (sans compter quelques membres de la mafia locale) mais s'en tire
toujours grâce à un scénario (Fina Leveau) où les invraisemblances ne sont pas
toujours absentes. - Les passages du jour à la nuit, par exemple, ne se
succèdent pas chronologiquement et, une fois déshabillée, Mademoiselle
Ascension, ne revêt pas nécessairement les mêmes vêtements même si elle n'est
pas chez elle. - Et nous passerons par-dessus les verres qui se vident, se
remplissent, les cigarettes s'éteignent et se rallument, d'un plan à l'autre.
Dans l'ensemble, si
ce n'était pas de ses innombrables scènes de sexe, l'on pourrait penser que ce
film a été tourné pour le Sundance Festival mais la voix off d'un
narrateur (vous avez bien lu ; un narrateur) qui rappelle continuellement les
dangers auxquels doit faire face une jeune fille seule désirant devenir une
comédienne à Hollywood nous rappelle que quelque chose ne tourne pas rond dans
cette affaire.
La réponse vient au
générique de la fin ; pas de script girl et personne pour assurer la
continuité.
À voir mais sans le
son. Peut-être même avec les bobines inversées.
87 min - Prismacolor
© Université de
Napierville