Accusé d'ingérence politique,
l'ex-conseiller d'un premier ministre et son associé américain en
viennent à questionner l'impartialité du juge qui conduit l'enquête.
Pendant ce temps, ils espèrent que
différentes catastrophes ou autres nouvelles réussiront à faire oublier
l'affaire dans laquelle ils sont impliqués, affaire qui est déjà passée de
la une des journaux en page trois.
«Mais
quel était le but de cette enquête ?» demande naïvement un jeune
journaliste à son collègue plus âgé. - La réponse vaut le déplacement.
Sur un fond de témoignages et de faux
témoignages, cette comédie burlesque n'est pas sans rappeler un certain
rapport d'un certain juge Albert H. Malouf déposé à l'Assemblée nationale du Québec en 1980
sur le coût des Jeux de la XXIe olympiade (Montréal 1976).
On se souviendra qu'ayant exonéré
l'ex-premier ministre du temps de la responsabilité des coûts
astronomiques occasionnés par la tenue des ces Jeux, le juge Malouf
avait sévèrement blâmé le maire-organisateur de ces Olympiades, un
certain Jean Drapeau, de même qu'un architecte du nom de
Roger Taillibert pour leur «incroyable incurie» et que le
maire Drapeau avait promis une réponse détaillée à cette accusation,
réponse que seule la mort a empêché de ce faire, dix-neuf ans plus
tard.
(Soulignons au passage que, comme ce
fut le cas dans le rapport Malouf où le Parti Libéral du Québec avait
été écorché au passage pour les contributions dont il avait bénéficié en
provenance des deux firmes impliquées dans la construction des
installations de ces Jeux, ce film fait également allusion à de telles
largesses mais en provenance d'autres firmes.)