Premier véritable thriller de ce réalisateur québécois, ce film se déroule dans
le milieu de la radio où tous les coups sont permis pourvu qu'on ait la cote.
Le tout
commence dans une station radiophonique où, justement on a la cote, au
moment où un animateur, en ondes, fait des remarques désobligeantes sur les
seins d'une animatrice d'une autre station moins populaire.
Une
bataille de mots, d'articles de journaux, d'éditoriaux s'engagent, suivis de
procédures judiciaires où chacun accuse l'autre de concurrence déloyale, etc.
Pendant ce
temps, de grosses légumes («big vegetables» disait Allais) de l'Office
du Contrôle des Ondes décident de retirer le permis de la station où se sont
tenus ces propos désobligeants.
Contestations, marches dans la rue, lettres aux journaux, tout s'ensuit jusqu'à
ce que le propriétaire de la station en question réalise que sa cote d'écoute
diminue : ses concurrents, en effet, alléchés par le scandale, ne font que
parler de lui augmentant du même coup le nombre de leurs auditeurs alors que
lui, se tenant à l'écart, ne fait que diffuser des nouvelles sans intérêt.
On assiste
alors à un revirement de la situation : la station «fautive» se convertit
peu à peu en une radio où l'on diffuse que de la musique Country et des succès
des années cinquante et soixante, ce qui la remet immédiatement en tête des
sondages tandis que ses concurrents qui fouillent en vain l'actualité pour
trouver d'autres scandales (qui n'intéressent plus personne) végètent au bas de
l'échelle.
Les
grosses légumes se retirent, satisfaits d'avoir fait leur devoir.
Le rôle de
l'animatrice est tenu par la plantureuse Chikita «Two barrels» Gingras.
Quelques scènes de violences et
de nudité.
Musique de Ricky Barell and his Plain Drifters
(voir à
Dragon Basané - salles - vendredi soir).
120 m. -
en couleurs et lorsque la plantureuse Chikita «Two barrels» Gingras
paraît à l'écran, en spectacouleurs.