Université de.
Napierville
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Le club



Un film de Richard Carbone (2003)


Sous des dehors d'un club pour hommes d'affaires et de politiciens tout à fait respectables, le Club des Affairistes cache de redoutables personnes prêtes à tout pour s'enrichir.

Vols, escroqueries, détournements de fonds, ventes d'informations privilégiées, tout peut servir à ces personnages qui entretiennent entre eux des relations dites d'affaires mais qui ne sont, en fait, que des couvertures où, grâce au réseau qu'ils se sont créés, servent essentiellement à faire entrer dans leurs coffres de l'argent appartenant à leurs actionnaires ou encore aux citoyens de leur pays.

Un scandale éclate lorsqu'un détournement de fonds publics particulièrement audacieux vient à l'attention d'un journaliste qui leur est généralement favorable mais qui ne comprend pas trop l'ampleur de ce qui lui semble qu'un accroc aux règles.

Étouffé au départ, ce scandale prend de plus en plus d'ampleur lorsque certains membres du Club des Affairistes s'aperçoivent qu'ils ont été mis à l'écart de ce qui leur semble être l'affaire du siècle et qui, posant de plus en plus de questions (particulièrement en la Chambre des Députés) finissent par mettre de plus en plus de leurs collègues (d'en face) dans l'embarras.

Or, le moins intelligent d'entre eux, celui qu'on a fait élire président de la Chambre justement parce qu'il n'était pas très intelligent et qu'en principe, avec ses talents limités, ne devait pas causer de problèmes, met en marche - sans consulter ses conseillers - une enquête sur ce qu'on commence à appeler l'Affaire des sponsorships car, au départ, il s'agissait de fonds publics devant être versés à des sociétés à buts non lucratifs pour la promotion du pays et qui ont été honteusement détournés.

Cas classique de députés-ministres-membres-de-partis-politiques-malhonnêtes et on aurait pu en rester là mais là où finit un drame somme toute politique ou policier, commence la comédie de Richard Carbone qui multiplie les interventions loufoques de tous ceux impliqués directement ou indirectement dans ce scandale, notamment des attachés de presse, des directeurs de revues, des journalistes qui tentent, par tous les moyens, de faire monter à la une des journaux des nouvelles susceptibles de faire oublier l'enquête en cours.

Cela va de la mort d'une femme en état végétatif depuis des années à un incendie dans une obscure banlieue de Buenos Ayres en passant par quelques scandales religieux. - Le fond du baril est atteint quand autour d'une table, un des protagonistes demande, innocemment : «Et si on parlait de l'apartheid en Afrique du Sud ?»


90 minutes - couleurs


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