Sous des dehors d'un club pour
hommes d'affaires et de politiciens tout à fait respectables, le Club des
Affairistes cache de redoutables personnes prêtes à tout pour
s'enrichir.
Vols, escroqueries, détournements
de fonds, ventes d'informations privilégiées, tout peut servir à ces personnages
qui entretiennent entre eux des relations dites d'affaires mais qui ne
sont, en fait, que des couvertures où, grâce au réseau qu'ils se sont créés,
servent essentiellement à faire entrer dans leurs coffres de l'argent
appartenant à leurs actionnaires ou encore aux citoyens de leur pays.
Un scandale éclate lorsqu'un
détournement de fonds publics particulièrement audacieux vient à l'attention
d'un journaliste qui leur est généralement favorable mais qui ne comprend pas
trop l'ampleur de ce qui lui semble qu'un accroc aux règles.
Étouffé au départ, ce scandale
prend de plus en plus d'ampleur lorsque certains membres du Club des Affairistes
s'aperçoivent qu'ils ont été mis à l'écart de ce qui leur semble être l'affaire
du siècle et qui, posant de plus en plus de questions (particulièrement en
la Chambre des Députés) finissent par mettre de plus en plus de leurs collègues
(d'en face) dans l'embarras.
Or, le moins
intelligent d'entre eux, celui qu'on a fait élire président de la Chambre
justement parce qu'il n'était pas très intelligent et qu'en principe, avec ses talents limités,
ne devait pas causer de problèmes, met en
marche - sans consulter ses conseillers - une enquête sur ce qu'on
commence à appeler l'Affaire des sponsorships car, au départ, il
s'agissait de fonds publics devant être versés à des sociétés à buts non
lucratifs pour la promotion du pays et qui ont été honteusement détournés.
Cas classique de
députés-ministres-membres-de-partis-politiques-malhonnêtes et on aurait pu en
rester là mais là où finit un drame somme toute politique ou policier, commence
la comédie de Richard Carbone qui multiplie les interventions loufoques
de tous ceux impliqués directement ou indirectement dans ce scandale, notamment
des attachés de presse, des directeurs de revues, des journalistes qui tentent,
par tous les moyens, de faire monter à la une des journaux des nouvelles
susceptibles de faire oublier l'enquête en cours.
Cela va de la mort
d'une femme en état végétatif depuis des années à un incendie dans une obscure
banlieue de Buenos Ayres en passant par quelques scandales religieux. - Le fond
du baril est atteint quand autour d'une table, un des protagonistes demande,
innocemment : «Et si on parlait de l'apartheid en Afrique du Sud ?»
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