Université de Napierville

L'année dernière à Marienbad

Un film d'Alain Resnais (1961)


Suite à une longue enquête menée auprès des spectateurs qui ont assisté à sa toute première, le Bijou est fier de présenter, pour la première fois depuis plus de quarante ans, ce chef d'oeuvre d'Alain Resnais dans l'ordre initialement prévu par ses auteurs.

Nul n'ignore aujourd'hui la triste histoire de ce film dont les bobines ont été accidentellement mélangées tout de suite après sa première présentation et la triste conséquence qui s'en est suivie : plus jamais a-t-on pu retrouver l'ordre dans lequel il devait être projeté. Mais voici qu'après des années de recherches, le titulaire de la Faculté de Littérature de l'Université de Napierville, le professeur Olaf de Huygens-Tremblay, a su retrouver cet ordre et c'est à partir d'une version restaurée des bobines originelles que ce film sera présenté dès ce soir, en grande première mondiale, dans la version telle que conçue et définie par son réalisateur, Alain Resnais, et son scénariste, Alain Robbe-Grillet.

L'on connaît le thème de l'Année dernière à Marienbad, inspiré du roman («L'invention de Morel») d'Adolfo Bioy Casares, cet écrivain argentin de génie :

Un homme et une femme se rencontrent dans un hôtel où il y a des murs, des couloirs, des portes, et de l'autre côté d'autres murs, d'autres couloirs et d'autres portes où des faits sont cités de même que des dates, des conversations et où l'on décrit des scènes qui ne peuvent pas avoir été avoir inventées mais qui sont niées mais pas nécessairement dans le même ordre avec, en arrière-plan, un joueur de Nim et une pièce de théâtre. (Nous abrégeons...)

Rien de plus banal mais en même temps rien de plus profond quand on connaît les thèmes favoris de Resnais : l'angoisse de l'oubli, l'immobilité du temps, l'abandon du réalisme traditionnel pour un réalisme plus profond (celui de la pensée), etc. - Sauf que, présenté comme il l'a été au cours des quatre dernières décennies, dans un ordre plus ou moins aléatoire (*), la signification réelle de ce film n'a jamais pu être mise en lumière adéquatement, les spectateurs devant faire face à des déplacements temporels pour le moins déroutants. Or, ayant assisté à une pré-projection de la version restaurée par les bons soins du Professeur Huygens-Tremblay, voilà que tout rentre dans l'ordre et qu'on assiste à un film classique, plus vraisemblable et plus près de la véritable histoire d'amour qui y est racontée.

Ainsi, dans cette nouvelle version, lorsqu'on s'aperçoit que le joueur de Nim triche, tout bascule et les statues du parc reprennent leur place.

Bref : un film sur une théorie unifiée de la mémoire.

Avec : Delphine Seyrig, Giorgio Albertazzi, Sacha Pitoëff et Françoise Bertin.


(*) Malgré les travaux du Professeur Lomey de l'Université du Sud Dakota.


94 minutes - en DYALISCOPE®

 

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Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Herméningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son Éminence) - Inferna Mieli (Ms) et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru